Le collectif Bonus participe de façon active à la sensibilisation des publics au travail de création des artistes et à la diversité des démarches artistiques dans le domaine des arts visuels. Il s’agit de favoriser le dialogue, d’encourager la curiosité, l’expérimentation et d’ouvrir des pistes de réflexion.

Nous accueillons et organisons régulièrement des temps privilégiés de rencontre entre artistes et publics, des visites d’ateliers, des conférences, des ateliers de pratiques artistiques avec des scolaires, des centres de loisirs…

Médiation

08.04.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Clothilde Morette sur l’exposition « Ainsi c’est ainsi même les feuilles meurent aussi et ici » de Camille Tsvetoukhine

Entre le 4 janvier et le 14 février 2022, période qui correspond à la résidence de Camille Tsvetoukhine à Nantes au sein du Collectif Bonus, l’artiste a occupé un appartement proche du quartier Saint Félix. Pour ceux qui l’ignorent (ce qui fût mon cas jusqu’à récemment), le cimetière de la (…)

Entre le 4 janvier et le 14 février 2022, période qui correspond à la résidence de Camille Tsvetoukhine à Nantes au sein du Collectif Bonus, l’artiste a occupé un appartement proche du quartier Saint Félix. Pour ceux qui l’ignorent (ce qui fût mon cas jusqu’à récemment), le cimetière de la Miséricorde, surnommé « Le Père Lachaise nantais », se situe dans le même secteur. Presque chaque jour, Camille s’y est rendue et elle a collecté des plantes, d’espèces et de formes variées. J’ignore si, lors de ses promenades, elle avait déjà en tête d’associer ces végétaux à son travail plastique ; si c’est en ramassant les branchages, les feuilles, les mousses et le lichen qui recouvraient les sépultures, qu’elle a commencé à matérialiser dans son esprit les œuvres qu’elle allait produire durant son séjour nantais. La raison pour laquelle j’émets cette hypothèse est liée à la composition de ces toiles qui s’articule largement autour de ces éléments naturels – à la fois réel (branches et feuilles fixées aux tableaux) et simulés (par le dessin de l’artiste). C’est par cette brèche, par l’ambiguïté entre l’objet physique et sa représentation, que Camille Tsvetoukhine parvient à créer un lien d’incertitude entre l’approche visuelle et sa perspective intellectuelle.

L’artiste poursuit ici ses expérimentations sur l’espace pictural, où peut coexister « en un seul lieu réel plusieurs espaces qui sont en eux-mêmes incompatible ». Dans cette série d’œuvres, c’est par l’utilisation de la technique du trompe-l’œil qu’elle parvient à entrelacer des récits de nature disparate. Si les sujets de ses toiles font partie du répertoire classique de la peinture – paysage et nature morte – c’est pour mieux déjouer les présupposés que nous accolons à ces deux genres. Chacun de ses tableaux nous enjoint à aller au-delà des apparences, au-delà de la familiarité et de la simplicité des objets représentés.
Si, dans un premier temps notre œil nous rassure (on reconnaît aisément les objets présents dans l’image), le simulacre se délite rapidement face aux espaces représentés. Soudainement, les proportions de cette alcôve ouverte sur un ciel orageux nous paraissent étranges au regard des immenses fleurs qui l’encadrent. Ce paysage champêtre, dans lequel un chien se promène, devient anxiogène tant l’espace paraît se refermer autour de lui. Et que dire de ces arbres alignés dans cette forêt aux contours chancelants et impalpables ?
Chacun de ses tableaux, nous rappelle le sens originel des Natures mortes, à savoir la mise en place d’un système de correspondance entre les images et les mots, entre les objets et leurs symboliques. Ce système d’analogie évoque « Les Mots et les Images » de René Magritte, qui préférait jouer sur le sens de ses images plutôt que sur l’inconscient, pour parvenir à créer des significations nouvelles.
Ce synchronisme est également la base de l’ésotérisme. Dans les peintures de Camille, l’entremêlent d’espèces (végétal, humaine, animal) et de matières (bois, velours, satin) sont mises en scène à la manière de rituels. Rituels incontestablement païen ici, même si l’artiste s’appuie en partie sur la symbolique religieuse qu’elle s’amuse à renverser. Ainsi, la Vierge de Guadaloupe est devenue une femme-plante, rappelant les êtres hybrides de l’artiste Toyen ; les drapés et voiles, utilisés dans la liturgie catholique, servent ici d’éléments de mise en scène.
Ce dialogue entre le profane et le sacré, le prosaïque et le spirituel, est mis en tension permanente dans l’œuvre de Camille Tsvetoukhine et c’est sans doute dans ce désir de parler non pas de « la réalité » mais de « ses réalités » que son travail se construit. On y devine un intérêt pour les vacillements, ces moments où les certitudes se fissurent et que nous comprenons, comme n’a cessé de le répéter dans ses romans Philip K. Dick, que la réalité n’est qu’une illusion. Dans ces mondes déréglés que sont les toiles de Camille, il se dessine en creux une envie, celle d’en faire des espaces d’exploration. Chacune de ses toiles, devient alors un sacrement par lequel l’artiste appelle de ses vœux de nouveaux récits qui, par la magie du regard, rejailli sur le monde environnant.

L’artiste Derek Jarman a écrit au sujet de son incroyable jardin situé à Dungeness, en Angleterre : « Au départ, les gens ont cru que je construisais un jardin qui aurait des propriétés magiques (…) Il y avait déjà de la magie (… ) Un jardin est une chasse aux trésors. ». Je termine ce texte en émettant une seconde hypothèse, celle que les peintures de Camille Tsvetoukhine sont pour elle ce jardin.

 

Clothilde Morette

Médiation

04.03.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Cynthia Gonzalez Bréart sur l’exposition « Là» de Laurence Landois

Après sol, là Dans une œuvre récente de Laurence Landois, O-zone, le terrain en dessous est en ruine. Les origines fragmentées de cette surface fleurie ont une histoire que nous ne devinons pas immédiatement mais dont on peut néanmoins percevoir la présence. Une partie de cette histoire remonte à plus (…)

Après sol, là

Dans une œuvre récente de Laurence Landois, O-zone, le terrain en dessous est en ruine. Les origines fragmentées de cette surface fleurie ont une histoire que nous ne devinons pas immédiatement mais dont on peut néanmoins percevoir la présence. Une partie de cette histoire remonte à plus de 70 ans, à un moment où, dans une rue de Montparnasse, un artiste arrache sa première affiche publicitaire d’un mur, déclenchant ainsi un enchaînement d’événements qui se traduit par la formation du groupe des Affichistes. Le reste de cette histoire nous est plus aisément accessible ; elle se situe quelque part dans les rues de Nantes. Si vous regardez de plus près, vous verrez par exemple le numéro de la ligne de bus de votre quartier…

La rue, un théâtre de l’ordinaire ; de futilités, de drames, d’événements et de non événements en tout genre. C’est ce tissu de la vie quotidienne que l’artiste illustre grâce à l’utilisation d’une multitude de couleurs, d’autocollants, de fragments de papiers – emballages de chewing-gum, horaires de bus, tickets de métro, bientôt relégués dans la corbeille de notre société digitalisée – ainsi que par l’utilisation d’une trame omniprésente. Naviguer dans le langage visuel de Laurence Landois, c’est s’embarquer dans un périple sans but et un peu stupéfiant, à la manière d’une dérive. La topographie de ces paysages urbains est inégale, le terrain parfois instable. Partout où nous regardons, se trouve plus de verticalité, de profondeur, une profusion de détails, jusqu’à déborder hors du cadre, nous rappelant qu’une ville se contient difficilement.

En remontant dans le temps, plus loin que lorsque nous parcourions le 14e arrondissement avec les Nouveau Réalistes, si nous sautons dans la matrice à multiples points, plans et axes que nous offre une trame, nous pouvons revenir jusqu’au Moyen Âge tardif, lorsque ces structures ont commencé à faire leur apparition dans les pages des manuscrits religieux. La trame avait alors une connotation religieuse, renvoyant à celui ou celle qui la contemplait une vision d’un Au-delà loin des réalités de ce monde. Revenant vers le présent, nous glanons au passage des aperçus de Piet Mondrian, peut-être une touche de l’artiste et spiritualiste suédoise Hilma af Klint ainsi que Sol LeWitt.

Levons le regard, là : une fenêtre. Peut-être même pourrions-nous y jeter un œil… il n’y a bien qu’un motif de dentelle qui en bloque la vue. Ces ouvertures à l’aspect de fenêtres sont en fait des modules qui servent de scène à davantage de couleur, de texture, de données, plus de ces traces inévitables de la présence humaine. Avant que ces restes ne deviennent matériaux d’assemblage, nous pouvons imaginer ce que ces fragments représentaient dans la vie d’inconnus. Instants passés dans un portefeuille ou cahier parmi d’autres objets, oublié quelque part au sol ou sur un banc par quelqu’un, volontairement ou non. Nous pouvons aussi imaginer le temps nécessaire à identifier, trier et transformer ces matériaux, les assembler et tisser une nouvelle trame.

L’acte consistant à interrompre un processus – ici de désintégration, décomposition, ou même disparition – est une action que l’artiste effectue avec entrain. C’est une façon de tenir l’inévitable à distance ; une réminiscence de la résistance tranquille et déterminée qu’a opposé cette femme, à Seattle dont la maison devait être achetée, déplacée, rasée.

La trame, qui par le passé une manière d’organiser visuellement une signification symbolique, est devenu un point de référence incontournable, de la planification de nos villes à la façon dont nous mettons en scène nos vies, sous forme de modules discrets et facilement consommables, présentés rationnellement sur un écran : ordonné, propre, idéal – tout ce que n’est pas la réalité. Avec Là, Laurence Landois nous présente un miroir en suggérant d’aller voir au delà de la surface du visible et de ce qui est décoratif et opaque à la fois. Alors que nous flottons sur le courant d’une dérive digitale et en admirant le paysage, nous pouvons nous demander si notre radeau tiendra le coup à travers le temps et les territoires inexplorés.

 

Cynthia Gonzalez-Bréart

Médiation

31.03.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Mathilde Garcia-Sanz sur l’exposition « Bord à Bord» de Xavi Ambroise

Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition personnelle de Xavi Ambroise à l’Atelier 8, l’oeil est d’emblée attiré par la couleur rouge d’une petite photographie. Son pendant, quoique plus grand et d’un rouge légèrement différent (plus orange), se trouve de l’autre côté de la pièce (sur l’autre bord), et (…)

Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition personnelle de Xavi Ambroise à l’Atelier 8, l’oeil est d’emblée attiré par la couleur rouge d’une petite photographie. Son pendant, quoique plus grand et d’un rouge légèrement différent (plus orange), se trouve de l’autre côté de la pièce (sur l’autre bord), et précise ce que nous voyons : des taches. Traces photographiques de manipulations au cours desquelles l’artiste plonge des morceaux de gélatine teintée dans des aquariums, ces masses colorées, sans « bords », troublent l’entendement dès lors que nous les observons avec minutie et parvenons à ce constat : tout est net mais c’est flou (et conjointement, tout est flou mais c’est net). Nets et flous à la fois, ces oxymores visuels, rendus possibles par l’utilisation d’une chambre photographique dont la technicité permet de régler rigoureusement le point de netteté, ébranlent la tendance éculée des « flous artistiques » (obtenus notamment grâce à l’ajout de filtres à base de gélatine). Photographier de la gélatine c’est aussi photographier la matière même de la photographie argentique, en tant qu’elle est issue d’un procédé gélatino-argentique selon lequel une suspension d’halogénures d’argent dans de la gélatine est appliquée sur un film, permettant ainsi d’y fixer une image lors de l’exposition.

Chacune des deux photographies semble figer une temporalité de la déliquescence de la matière, un passage d’un état à un autre qui se fait au sein de l’espace d’exposition en parcourant une installation sculpturale intitulée Dérive. Quatre barres d’acier arquées, évoquant des parenthèses, conduisent le regard d’une photographie à l’autre. De même que pour ces dernières, un temps d’observation est nécessaire avant d’apercevoir les fils de nylon couverts de gouttelettes de silicone qui y sont attachés, créant de fait une limite, ténue mais infranchissable (une bordure). Dans la pratique du texte, le propre des parenthèses est d’introduire dans le corps d’une phrase un élément grammatical autonome (mot, proposition, phrase) qui en précise le sens ou introduit une digression. Alors, si ces parenthèses humides viennent préciser le sens de cet ensemble, nous pouvons y lire le motif qui a guidé l’artiste dans la création de cette exposition : une dérive.

Affecté par la dérive industrielle vis à vis du bien-être animal et notamment des poissons, Xavi Ambroise a récemment effectué une mission auprès d’une ONG vouée à la protection des écosystèmes marins (l’opération « Dolphin Bycatch » ayant pour but de révéler les menaces de la pêche industrielle sur la survie des cétacés dans le Golfe de Gascogne), une expérience qui a par la suite infusé son travail artistique et les œuvres visibles dans cette exposition. Ces parenthèses nous placent donc au cœur d’un filet de pêche (communément nommés « filets de dérives ») et chaque élément de l’installation et des photographies acquiert une symbolique funèbre. La multitude de gouttelettes figure alors une pluie glaçante, et résonne avec le nombre colossal de victimes de la surpêche (mille milliards de poissons pêchés par an (1 000 000 000 000)). Parce qu’elles ouvrent sur une parole à peine audible, parce qu’elles dessinent une limite à peine perceptible, les parenthèses de Xavi Ambroise ont aussi pour effet, comme en littérature, d’attirer l’attention (sur un problème souvent invisibilisé) et de créer un lien entre le narrateur (l’artiste) et le lecteur (nous). Au figuré, une parenthèse désigne une tranche de vie qui est considérée comme accessoire, ou extérieure au déroulement normal de l’existence, et celle-ci pointe en l’occurence cette dérive qu’est la surpêche (une parenthèse qu’il serait temps de refermer).

À la lumière de ce récit, la matière rouge infusant les photographies évoque non seulement la gélatine de poisson utilisée dans l’industrie photographique, mais aussi celle employée par les maquilleurs pour réaliser des blessures réalistes, et leurs tons, jusqu’ici chauds et tendres, se diluent maintenant comme le sang des dauphins dans l’eau de La baie de la honte, au Japon et ailleurs. Le titre Ocelle choisi pour ces images désigne les tâches arrondies, anomalies génétiques progressivement

devenues moyens d’intimidation ou de défense, sur la peau, les ailes ou les plumes de divers animaux, et notamment de certains poissons (par exemple, l’ocelle noir du « poisson-papillon à larme »). L’émotion aussi colore les corps, et s’il est parfois « rouge de colère » face aux dérives écocides et anthropocentrées du monde contemporain, Xavi Ambroise le confie sans agressivité, distillant avec subtilité les indices nous permettant de faire lien entre son récit et le réel à travers ses titres et ses choix plastiques.

Ainsi dénuées d’explications catégoriques, les œuvres sont ouvertes à la polysémie et n’interdisent pas les interprétations de tous bords. Certains verront un questionnement sur les ressources en eau, sous une pluie qui ne coule pas, cernés par deux soleils arides, et d’autres, prisonniers des fanons d’une baleine, dériveront dans un océan où s’étendent des bancs de krill rouge-oranges. Tous auront, d’un Ocelle à l’autre, pratiqué une gymnastique cérébrale dans cette quête de sens, constatant peut-être que le cerveau est ce qu’il est : une matière gélatineuse capable d’opérer une infinité de connections. C’est ce que démontrent brillamment ces vers d’Emily Dickinson ayant accompagné l’artiste durant son processus de création : « Le cerveau est plus profond que la mer – Car, tenez-les, bleu contre bleu – L’un absorbera l’autre – Comme les éponges, l’eau, des seaux ». Dans sa complexité stupéfiante, dans ses calculs combinatoires infinis et dans son aptitude illimitée à imaginer des mondes réels et des mondes fictifs, le cerveau est assurément plus profond que la mer. Ce poème en est la preuve, ne serait-ce que pour comprendre la comparaison qui figure dans chaque vers, le cerveau du lecteur doit absorber la mer et la voir sur la même échelle que le cerveau lui-même. Ainsi fonctionnent les œuvres de cette exposition, au travers d’une multitude d’hypothèses et de rapports, situant le travail de Xavi Ambroise à la lisière ou au bord d’un art narratif qui parle à la fois d’histoires et de formes.

Mathilde Garcia-Sanz

MédiationWorkshop/atelier

07.02.22

Accueil de loisirs Félix Thomas - Accoord 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Enfants organisé par Le Collectif Bonus

Atelier pédagogique et artistique avec Cendrine Robelin

Ce projet d’expérimentation de pratique artistique s’est inspiré du Carnaval sauvage organisé depuis 2012 à Bruxelles. Ce défilé poétique fête la fin de l’hiver mais a également pour but de partir à l’assaut de la gentrification. Il vise à développer des figures d’altérité dans des moments de transe collective au (…)

Ce projet d’expérimentation de pratique artistique s’est inspiré du Carnaval sauvage organisé depuis 2012 à Bruxelles. Ce défilé poétique fête la fin de l’hiver mais a également pour but de partir à l’assaut de la gentrification. Il vise à développer des figures d’altérité dans des moments de transe collective au sein des quartiers populaires de la ville.

Cendrine Robelin a insufflé lors de son atelier avec les enfants de l’Accoord ce fonctionnement horizontal, sans chef, au royaume de l’inventivité. Elle en a appelé à l’animal sauvage qui sommeillait chez les enfants participants, qui ont inventé à partir de matériaux de récupération leurs costumes fantasmagoriques. L’atelier s’est achevé par une fête et une déambulation poétique au sein du quartier Saint-Félix à Nantes.

MédiationWorkshop/atelier

14.02.22

Accueil de loisirs Félix Thomas - Accoord Nantes

Enfants organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus et le centre de loisir Accoord

Atelier pédagogique et artistique avec Bettina Saroyan

Retour en image sur les créations des enfants de l’accueil de loisirs Accoord Félix Thomas, suite à l’atelier artistique et pédagogique mené par Bettina Saroyan. Les enfants ont pendant deux jours appris les points basiques du tissage avec l’artiste. Ils ont pu entrevoir la technique du tissage en explorant une (…)

Retour en image sur les créations des enfants de l’accueil de loisirs Accoord Félix Thomas, suite à l’atelier artistique et pédagogique mené par Bettina Saroyan.

Les enfants ont pendant deux jours appris les points basiques du tissage avec l’artiste. Ils ont pu entrevoir la technique du tissage en explorant une multitude de possibilités. Aucun thème n’a été imposé, les enfants se sont « exprimés librement et textilement ». Leur base de travail était composée de matériaux recyclés mis à dispositions ou ramenés de la maison.

Il est possible de tisser avec toutes sortes de matériaux souples : anciens vêtements, couvertures, torchons, sacs plastique, tuyaux flexibles, papiers… Les enfants sont aujourd’hui sensibilisés au recyclage et à la récupération. Cet atelier leur fera découvrir une autre manière de réutiliser du vieux tissu plutôt que de le jeter.

Photographies : Bettina Saroyan