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Exposition

03.07.22 — 24.07.22 de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

« Si mer la lune », exposition de fin de résidence de François Dufeil

En fin d’année 2021, François Dufeil est venu passer 6 semaines au sein du collectif Bonus pour une résidence de création. L’exposition Si mer la Lune ainsi qu’une édition viennent clôturer ce temps de travail à Nantes. « Les chutes d’eau, le marnage des mers et des océans, le courant des (…)

En fin d’année 2021, François Dufeil est venu passer 6 semaines au sein du collectif Bonus pour une résidence de création. L’exposition Si mer la Lune ainsi qu’une édition viennent clôturer ce temps de travail à Nantes.

« Les chutes d’eau, le marnage des mers et des océans, le courant des rivières, les plans d’eau, les torrents, les écluses et la pluie. L’eau, sa gravité et son potentiel énergétique.

La pompe à eau inventée par Joseph-Michel Montgolfier en 1792, fonctionne sur le principe du bélier hydraulique. Elle s’anime sans électricité, en utilisant la pesanteur, une différence de niveau d’eau et une onde de choc.

Son principe originel est ici réinterprété en sculpture-outil. Des matrices en plâtre génèrent des pompes en cire d’abeille, en terre, en verre, en béton, en vase. »

François Dufeil

Avec la participation d’Arthur Chiron pour la modélisation et de Cédric Pierre pour la conception éditoriale.

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Rendez-vous pour le vernissage de l’exposition le samedi 2 juillet à partir de 18h30 à l’Atelier 8, 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune), Nantes.
L’exposition sera visible du 3 au 24 juillet, du jeudi au dimanche et de 15h à 19h.

 

Médiation

18.12.21 — 15.01.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Frédéric Emprou sur l’exposition « Chapitre III ZOMBI » de Wilfried Nail

Si la pratique de Wilfried Nail se partage entre différents médiums tels que la sculpture, les installations vidéos, le dessin, la photographie ou la performance, ses œuvres ont pour habitude de questionner les notions de territoire et d’histoire, tout comme celles d’empreinte et de trace, de matière et de mémoriel. (…)

Si la pratique de Wilfried Nail se partage entre différents médiums tels que la sculpture, les installations vidéos, le dessin, la photographie ou la performance, ses œuvres ont pour habitude de
questionner les notions de territoire et d’histoire, tout comme celles d’empreinte et de trace, de matière et de mémoriel.
Lieux de transferts ou de déplacements entre des objets et un répertoire plastique, environnements géologiques, sites culturels et autres contextes socio-historiques, les pièces de Wilfried Nail amalgament souvent le paysager, les rites et l’idée de vestiges, les images de no man’s land urbains et de zones abandonnées et désertiques, le rebut et l’élément minéral. A la croisée entre art pauvre, formes brutes et minimales, réminiscences fossiles ou sédiments, noir et blanc de la pellicule ou du graphite, les productions de l’artiste mixent cendres et plâtre, béton et bois carbonisés, et participent d’une vaste mise en réseau aux dimensions organiques et impressionnistes.
A la manière de présences ou de fantômes, fruit de collectes ou de captations, de voyages et pérégrinations, le travail de l’artiste nantais tient tout autant d’une écriture du sensible et de l’atmosphérique comme d’une fabrique généralisée.

Après Soleil noir et Rituel et plaisir, présentés successivement à Madrid et Nantes, l’exposition de Wilfried Nail pour Bonus s’inscrit dans la continuité de son projet initié à la Casa Velasquez en 2018 mixant lecture et installations, intitulé Rester dans le trouble. Emprunté au titre du fameux écrit de Donna Haraway, Staying with trouble,1 ce cycle se développe à la façon du working in progress, prend sa source et s’orchestre à partir d’une fiction écrite par l’artiste qui réactualise le mythe de Don Quichotte, sur fond d’un monde dystopique. Re visitation et réappropriation du mythe de l’anti-héros, après Cervantès et Kathy Acker, double et figure de l’artiste plasticien et de ses conditions, le texte de Wilfried Nail propose un regard sur le monde contemporain à la façon de la fable déviante et déraillante.
Allégorie de la société économique du début du XXIème siècle, de son ère impériale et globalisée, et de ses féodalités, les aventures de ce nouveau picaresque constituent autant de variation sur les genres, satire et parodie punk, mêlant l’épique et l’onirisme, au travers de personnages chimériques. Comme écho au texte de la philosophe américaine, et à sa poétique et politique du vivant, Wilfried Nail prend le parti pris d’un récit composite et fragmenté, aux textures et temporalités hétérogènes, qui encapsule display de monstration et performance. Clin d’oeil, illustration et problématisation de la ramification d’histoires et de temps pluriels, d’une conscience hybride et tramée des éléments et de l’humain, de la biologie et de l’anthropocène, l’artiste s’inspire de ces références tel un fil rouge.

A Bonus, à la façon d’une troisième séquence, Chapitre 3 Zombi convie le visiteur dans un espace interlope et frontière, où les mondes invisibles, l’énigme et les signes prennent des naturalités et des états selon différents lieux du globe et du temps. Ecosystème aux sources et symboliques cosmopolites, l’exposition compile différentes matérialités, entre volumes, clichés et formes dessinées, et présenterait l’univers de la chamane Aïa, personnage directement issu du Don Quichotte de l’artiste.
Endroit de passage entre les vivants et les morts, de transformation ou de métamorphose à l’image du four chamanique présenté, Chapitre 3 Zombi s’envisage entre réel et mythologie, focale documentaire et artefact, le cabinet de curiosité et la muséographie.
Entre des sculptures totémiques, cailloux déchets d’anciennes sculptures, les captations de symboles et hiéroglyphes indiens du Nouveau-Mexique, des dessins de cendres humaines préhistoriques provenant de Tunisie appelés Ramadia et les silhouettes de tombes colorées et sans corps photographiées en Mauritanie, Wilfried Nail dresse un panorama hanté et immersif.

En regard d’une actualité théorique et des textes d’Isabelle Stengers ou de Vinciane Despret, et jouant sur la confusion des réalités et des fictions, Wilfried Nail interpelle les contextes de l’art par glissements, et interroge les rituels et une certaine pensée du corps, du sacré, des cosmogonies et du païen. A l’instar de la performance du collectif Machoire, duo formé avec Benoît Travers, et dans ce jeu entre un décor et des accessoires, la scénographie et le white cube d’une exposition, Rester dans le trouble et Chapitre 3 Zombi s’appréhendent comme les esquisse et les prémices d’un possible et futur opéra en devenir.

 

1« Ainsi staying with the trouble est pour moi une formule qui affirme cette évidence : nous héritons de tellement d’histoires que nous avons à apprendre à vivre avec, nous sommes façonnés par elles. » *

* Habiter le trouble avec Donna Haraway, éditions Dehors, 2019, (Le rire de Méduse. Entretien avec Donna Haraway, par Florence Caeymaex, Vinciane Despret et Julien Pieron)

 

Frédéric Emprou

Médiation

08.04.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Clothilde Morette sur l’exposition « Ainsi c’est ainsi même les feuilles meurent aussi et ici » de Camille Tsvetoukhine

Entre le 4 janvier et le 14 février 2022, période qui correspond à la résidence de Camille Tsvetoukhine à Nantes au sein du Collectif Bonus, l’artiste a occupé un appartement proche du quartier Saint Félix. Pour ceux qui l’ignorent (ce qui fût mon cas jusqu’à récemment), le cimetière de la (…)

Entre le 4 janvier et le 14 février 2022, période qui correspond à la résidence de Camille Tsvetoukhine à Nantes au sein du Collectif Bonus, l’artiste a occupé un appartement proche du quartier Saint Félix. Pour ceux qui l’ignorent (ce qui fût mon cas jusqu’à récemment), le cimetière de la Miséricorde, surnommé « Le Père Lachaise nantais », se situe dans le même secteur. Presque chaque jour, Camille s’y est rendue et elle a collecté des plantes, d’espèces et de formes variées. J’ignore si, lors de ses promenades, elle avait déjà en tête d’associer ces végétaux à son travail plastique ; si c’est en ramassant les branchages, les feuilles, les mousses et le lichen qui recouvraient les sépultures, qu’elle a commencé à matérialiser dans son esprit les œuvres qu’elle allait produire durant son séjour nantais. La raison pour laquelle j’émets cette hypothèse est liée à la composition de ces toiles qui s’articule largement autour de ces éléments naturels – à la fois réel (branches et feuilles fixées aux tableaux) et simulés (par le dessin de l’artiste). C’est par cette brèche, par l’ambiguïté entre l’objet physique et sa représentation, que Camille Tsvetoukhine parvient à créer un lien d’incertitude entre l’approche visuelle et sa perspective intellectuelle.

L’artiste poursuit ici ses expérimentations sur l’espace pictural, où peut coexister « en un seul lieu réel plusieurs espaces qui sont en eux-mêmes incompatible ». Dans cette série d’œuvres, c’est par l’utilisation de la technique du trompe-l’œil qu’elle parvient à entrelacer des récits de nature disparate. Si les sujets de ses toiles font partie du répertoire classique de la peinture – paysage et nature morte – c’est pour mieux déjouer les présupposés que nous accolons à ces deux genres. Chacun de ses tableaux nous enjoint à aller au-delà des apparences, au-delà de la familiarité et de la simplicité des objets représentés.
Si, dans un premier temps notre œil nous rassure (on reconnaît aisément les objets présents dans l’image), le simulacre se délite rapidement face aux espaces représentés. Soudainement, les proportions de cette alcôve ouverte sur un ciel orageux nous paraissent étranges au regard des immenses fleurs qui l’encadrent. Ce paysage champêtre, dans lequel un chien se promène, devient anxiogène tant l’espace paraît se refermer autour de lui. Et que dire de ces arbres alignés dans cette forêt aux contours chancelants et impalpables ?
Chacun de ses tableaux, nous rappelle le sens originel des Natures mortes, à savoir la mise en place d’un système de correspondance entre les images et les mots, entre les objets et leurs symboliques. Ce système d’analogie évoque « Les Mots et les Images » de René Magritte, qui préférait jouer sur le sens de ses images plutôt que sur l’inconscient, pour parvenir à créer des significations nouvelles.
Ce synchronisme est également la base de l’ésotérisme. Dans les peintures de Camille, l’entremêlent d’espèces (végétal, humaine, animal) et de matières (bois, velours, satin) sont mises en scène à la manière de rituels. Rituels incontestablement païen ici, même si l’artiste s’appuie en partie sur la symbolique religieuse qu’elle s’amuse à renverser. Ainsi, la Vierge de Guadaloupe est devenue une femme-plante, rappelant les êtres hybrides de l’artiste Toyen ; les drapés et voiles, utilisés dans la liturgie catholique, servent ici d’éléments de mise en scène.
Ce dialogue entre le profane et le sacré, le prosaïque et le spirituel, est mis en tension permanente dans l’œuvre de Camille Tsvetoukhine et c’est sans doute dans ce désir de parler non pas de « la réalité » mais de « ses réalités » que son travail se construit. On y devine un intérêt pour les vacillements, ces moments où les certitudes se fissurent et que nous comprenons, comme n’a cessé de le répéter dans ses romans Philip K. Dick, que la réalité n’est qu’une illusion. Dans ces mondes déréglés que sont les toiles de Camille, il se dessine en creux une envie, celle d’en faire des espaces d’exploration. Chacune de ses toiles, devient alors un sacrement par lequel l’artiste appelle de ses vœux de nouveaux récits qui, par la magie du regard, rejailli sur le monde environnant.

L’artiste Derek Jarman a écrit au sujet de son incroyable jardin situé à Dungeness, en Angleterre : « Au départ, les gens ont cru que je construisais un jardin qui aurait des propriétés magiques (…) Il y avait déjà de la magie (… ) Un jardin est une chasse aux trésors. ». Je termine ce texte en émettant une seconde hypothèse, celle que les peintures de Camille Tsvetoukhine sont pour elle ce jardin.

 

Clothilde Morette

Médiation

21.01.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Olivier Delavallade sur l’exposition « Construire un feu //Arroser les plantes» de Julie Bonnaud & Fabien Leplae

Semper Virens 1 Une hybridation picturale à feuillage persistant Construire un feu//Arroser les plantes2 : il faut lire dans ce titre un précieux indice quant à la nature de l’activité et des préoccupations qui animent Julie Bonnaud et Fabien Leplae. Au-delà de l’allusion à deux grands temps du développement de l’espèce (…)

Semper Virens 1
Une hybridation picturale à feuillage persistant

Construire un feu//Arroser les plantes2 : il faut lire dans ce titre un précieux indice quant à la nature de l’activité et des préoccupations qui animent Julie Bonnaud et Fabien Leplae. Au-delà de l’allusion à deux grands temps du développement de l’espèce humaine – celui des chasseurs-cueilleurs nomades et celui des populations sédentarisées d’éleveurs-cultivateurs lors de la révolution néolithique – ce qui apparaît à nos yeux dans le choix de ces mots, c’est l’importance du soin que ces artistes apportent à la mise en œuvre d’un dispositif de travail et à l’organisation d’une pratique d’atelier singulière, à la fois proche du foyer et du jardin, les accueillant volontiers, se transportant aussi parfois dans l’espace même de monstration – à l’instar de la présente exposition – ou encore entretenant avec ce dernier – comme ils l’avaient fait au Domaine de Kerguéhennec à l’été 2020 – une relation à distance par le truchement de ce l’on pourrait nommer des reportages, au sens premier du terme.

Rassembler la pratique artistique et les occupations de la vie quotidienne au sein d’une même expérience, ou tout au moins tisser de nombreux liens entre elles, telle serait leur ambition ; la pratique à deux3 et la vie commune se consolidant l’une l’autre. Ce qui pourrait paraître anecdotique ne l’est nullement : travailler ensemble, travailler en couple, entretenir un foyer de création, est fortement révélateur des pratiques qui se font jour, plus collaboratives. Pour autant, le soin apporté à la réalisation des œuvres n’en demeure pas moins grand. Il s’agirait plutôt d’une extension du domaine de la création : non pas une banalisation de l’art par le quotidien mais une édification du quotidien dans une pratique artistique ; le même soin étant apporté à chaque chose : cultiver son jardin (je les ai vus à l’œuvre lorsqu’ils étaient en résidence à Kerguéhennec durant le premier confinement), dessiner, cuisiner, concevoir une exposition…

Nous connaissons la célèbre formule de Robert Filliou: « L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art ». Mais cette pensée suppose encore une séparation entre l’art et la vie. Or, dans le cas présent, la formule devient obsolète car cette séparation se dilue dans la pratique commune. On pourrait nous opposer que, selon ce régime, l’art finit par se banaliser. Il n’en est rien. Il n’est qu’à regarder la qualité – voire la virtuosité – des dessins au fusain et à la pierre noire issus de ce long processus. Car si le dessin est en effet assisté par ordinateur, l’ordinateur est contrôlé – voire contrarié – par les artistes qui ne cessent de veiller à la croissance patiente et simultanée, avec un léger différé, des végétaux et des dessins.

Arrêtons-nous pour finir sur la nature de ces plantations : ce sont des plantes sauvages qui ne le sont plus tout à fait. Non seulement elles ont fait l’objet d’une transplantation mais cette opération de domestication s’est faite dans une surabondance d’artificialité : éclairages, nutriments, alimentation en eau, construction de serres-chevalets à la fois vitrines et cimaises… Le sentiment qui se dégage de cet étrange laboratoire peut dérouter les visiteurs, troublés, non par la confusion, mais par un mélange des genres dont ils sont peu coutumiers. Ce mélange, les deux artistes le cultivent avec le plus grand soin : ils équilibrent des rapports, entre nature et culture, homme et machine, intérieur et extérieur, croissance et retenue… Ainsi, leur pratique, rhizomatique, nous donne-t-elle à voir une sorte de modélisation de la complexité même de nos sociétés modernes en même temps qu’une manière de s’inscrire dans le monde.

Un dernier point vaut d’être souligné : la question du nomadisme. En effet, les mobiliers reviennent au sein des ateliers Bonus, précisément deux années après y avoir été conçus4, cette fois-ci pour une exposition publique et après avoir fait de nombreux tours et détours et s’être enrichis de multiples confrontations avec des lieux, regards, pratiques… Des modules augmentés d’une matière vivante active, où la notion de croissance, ou plus précisément d’excroissance, s’incarne avec vigueur, sont disposés en regard des œuvres picturales sans que l’on puisse distinguer, à la fin, qui est à l’origine de quoi. Ce faisant, nous ressortons de cette expérience fortement revigorés, à la fois rassurés et confiants.

Olivier Delavallade, janvier 2022

Post scriptum : lors de nos derniers échanges, Julie et Fabien m’ont annoncé leur installation prochaine dans un lieu où leurs différentes pratiques, artistiques et culturales, pourraient encore davantage s’articuler voire s’intriquer. J’ai l’intuition que cette approfondissement d’une expérience déjà amplement engagée aura de profondes répercussions tant sur ces pratiques que sur les productions qui en résultent et sur la manière dont ce processus complexe de production pourra être transmis. Il nous faudra suivre cette nouvelle étape avec la plus grande attention car le chemin qu’ils ont ouvert est loin de se refermer.

1. Expression latine signifiant « toujours verdoyant » et désignant, en botanique, des plantes à feuillages persistants ;
2. Construire un feu //Arroser les plantes est le nom générique donné au développement depuis trois ans d’une production consistant à hybrider pratique du dessin, installation, édition et jardinage dans une logique de l’entre-deux pour reprendre les propres mots des artistes ;
3. Julie Bonnaud et Fabien Leplae travaillent en duo depuis 2015 ;
4. Les artistes ont été accueillis par le collectif Bonus en résidence de création du 17 janvier au 28 février 2020.

 

Olivier Delavallade a dirigé le Domaine de Kerguéhennec de 2011 à 2021, Le Ring, artothèque de Nantes, de 2004 à 2007, et assuré la direction artistique de L’art dans les chapelles de 1997 à 2011. Commissaire indépendant, il se consacre désormais à des activités de conseil, de formation et d’écriture.

Médiation

18.11.21

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Cynthia Gonzalez Bréart sur l’exposition « Les Arbres Clepsydres» d’Igor Porte

Arbres clepsydres Un arbre a besoin de temps pour se développer, énormément de temps. Car l’arbre appartient à un règne qui est ancré dans une autre frise chronologique que nous, les êtres humains. Un arbre se déploie tout en lenteur, il prend racine et se développe à travers des siècles, (…)

Arbres clepsydres

Un arbre a besoin de temps pour se développer, énormément de temps. Car l’arbre appartient à un règne qui est ancré dans une autre frise chronologique que nous, les êtres humains. Un arbre se déploie tout en lenteur, il prend racine et se développe à travers des siècles, voire des millénaires s’il en a l’opportunité. L’arbre le plus ancien identifié a près de 9500 ans. Il en aura vu des choses, cet arbre-témoin.

Les arbres clepsydres d’Igor Porte ne sont pas, certes, des arbres comme nous pourrions en trouver dans une forêt ou un champ, en bord de mer ou dans une friche. Mais ces arbres nous font sentir, et entendre, ce temps dont nous avons besoin tous, finalement, pour arriver à grandir et nous épanouir. L’eau qui goutte du haut des branches, noire comme de l’encre une fois échappée des coupelles, dessine une calligraphie de sons dans l’espace ; ces sons brefs, aqueux et saccadés invitent le spectateur à entrer dans le paysage sonore pour y faire un tour.

En se promenant selon un itinéraire aléatoire parmi les arbres de cette forêt construite, le spectateur est invité à s’immerger dans un environnement qui se transforme et évolue sans arrêt. L’interaction entre l’eau et les objets en métal et bois recevant l’eau et posés sur les archipels- plateformes (certains objets sont plus marqués par le temps et l’histoire que d’autres), se crée grâce à la pesanteur de l’eau. Le niveau du réservoir change au fur et à mesure que l’eau s’en échappe et prend une autre forme, ailleurs. La polyrythmie offerte par les gouttes d’eau qui frappent ces instruments de fortune crée une ambiance de calme et d’apesanteur ; le temps est ralenti, étendu, dilaté. De cette manière, le temps s’ouvre à nous et devient comme de la matière.

Les arbres clepsydres n’ont pas de racines car ils s’inscrivent dans l’éphémère. Ils nous rappellent que le temps est une des notions dont nous avons grand besoin dans la vie et qui a pourtant tendance à filer et nous échapper. Cependant, se donner le temps pour ouvrir un autre type d’espace mental, c’est aussi résister à la domination, comme le souligne Cynthia Fleury, lorsqu’elle décrit la création comme un acte temporel, profondément libérateur « Choisir l’œuvre c’est toujours choisir l’Ouvert… L’œuvre crée l’air, l’ouverture, la fenêtre1… » Un peu de légèreté pour débroussailler le chemin, pour faire de la place et laisser venir autre chose.

Avec une volonté d’étirer le temps pour créer de la place à la réflexion, Igor Porte invite le spectateur à se plonger dans une poétique pluviale, une zone liminale – qui n’est pas sans rappeler le film monumental de Tarkovsky, Stalker (1979) – quelque part entre la sculpture et l’installation sonore. L’écosystème que nous propose l’artiste potentialise la présence du spectateur en démultipliant les combinations sonores selon les déplacements de tout·e un·e chacun·e. La topographie variable et les perspectives qui s’ouvrent pendant cette promenade sont tout aussi variées. Si ces arbres ont besoin de l’écoute et de la présence pour porter leurs fruits, c’est aussi parce que nous avons besoin d’entendre et d’accompagner pour rester présents dans la vie de tous les jours.

Cynthia Gonzalez-Bréart

Médiation

04.03.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Cynthia Gonzalez Bréart sur l’exposition « Là» de Laurence Landois

Après sol, là Dans une œuvre récente de Laurence Landois, O-zone, le terrain en dessous est en ruine. Les origines fragmentées de cette surface fleurie ont une histoire que nous ne devinons pas immédiatement mais dont on peut néanmoins percevoir la présence. Une partie de cette histoire remonte à plus (…)

Après sol, là

Dans une œuvre récente de Laurence Landois, O-zone, le terrain en dessous est en ruine. Les origines fragmentées de cette surface fleurie ont une histoire que nous ne devinons pas immédiatement mais dont on peut néanmoins percevoir la présence. Une partie de cette histoire remonte à plus de 70 ans, à un moment où, dans une rue de Montparnasse, un artiste arrache sa première affiche publicitaire d’un mur, déclenchant ainsi un enchaînement d’événements qui se traduit par la formation du groupe des Affichistes. Le reste de cette histoire nous est plus aisément accessible ; elle se situe quelque part dans les rues de Nantes. Si vous regardez de plus près, vous verrez par exemple le numéro de la ligne de bus de votre quartier…

La rue, un théâtre de l’ordinaire ; de futilités, de drames, d’événements et de non événements en tout genre. C’est ce tissu de la vie quotidienne que l’artiste illustre grâce à l’utilisation d’une multitude de couleurs, d’autocollants, de fragments de papiers – emballages de chewing-gum, horaires de bus, tickets de métro, bientôt relégués dans la corbeille de notre société digitalisée – ainsi que par l’utilisation d’une trame omniprésente. Naviguer dans le langage visuel de Laurence Landois, c’est s’embarquer dans un périple sans but et un peu stupéfiant, à la manière d’une dérive. La topographie de ces paysages urbains est inégale, le terrain parfois instable. Partout où nous regardons, se trouve plus de verticalité, de profondeur, une profusion de détails, jusqu’à déborder hors du cadre, nous rappelant qu’une ville se contient difficilement.

En remontant dans le temps, plus loin que lorsque nous parcourions le 14e arrondissement avec les Nouveau Réalistes, si nous sautons dans la matrice à multiples points, plans et axes que nous offre une trame, nous pouvons revenir jusqu’au Moyen Âge tardif, lorsque ces structures ont commencé à faire leur apparition dans les pages des manuscrits religieux. La trame avait alors une connotation religieuse, renvoyant à celui ou celle qui la contemplait une vision d’un Au-delà loin des réalités de ce monde. Revenant vers le présent, nous glanons au passage des aperçus de Piet Mondrian, peut-être une touche de l’artiste et spiritualiste suédoise Hilma af Klint ainsi que Sol LeWitt.

Levons le regard, là : une fenêtre. Peut-être même pourrions-nous y jeter un œil… il n’y a bien qu’un motif de dentelle qui en bloque la vue. Ces ouvertures à l’aspect de fenêtres sont en fait des modules qui servent de scène à davantage de couleur, de texture, de données, plus de ces traces inévitables de la présence humaine. Avant que ces restes ne deviennent matériaux d’assemblage, nous pouvons imaginer ce que ces fragments représentaient dans la vie d’inconnus. Instants passés dans un portefeuille ou cahier parmi d’autres objets, oublié quelque part au sol ou sur un banc par quelqu’un, volontairement ou non. Nous pouvons aussi imaginer le temps nécessaire à identifier, trier et transformer ces matériaux, les assembler et tisser une nouvelle trame.

L’acte consistant à interrompre un processus – ici de désintégration, décomposition, ou même disparition – est une action que l’artiste effectue avec entrain. C’est une façon de tenir l’inévitable à distance ; une réminiscence de la résistance tranquille et déterminée qu’a opposé cette femme, à Seattle dont la maison devait être achetée, déplacée, rasée.

La trame, qui par le passé une manière d’organiser visuellement une signification symbolique, est devenu un point de référence incontournable, de la planification de nos villes à la façon dont nous mettons en scène nos vies, sous forme de modules discrets et facilement consommables, présentés rationnellement sur un écran : ordonné, propre, idéal – tout ce que n’est pas la réalité. Avec Là, Laurence Landois nous présente un miroir en suggérant d’aller voir au delà de la surface du visible et de ce qui est décoratif et opaque à la fois. Alors que nous flottons sur le courant d’une dérive digitale et en admirant le paysage, nous pouvons nous demander si notre radeau tiendra le coup à travers le temps et les territoires inexplorés.

 

Cynthia Gonzalez-Bréart

Médiation

01.07.21

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

Texte critique de Cynthia Gonzalez Bréart sur l’exposition « Last night, sans DJ qui save la life» de Louise Porte

Des corps et décors Elle dit : Qu’est-ce que l’histoire? Et il dit : L’histoire est un ange emporté à reculons dans l’avenir » 20h. Elle rentre chez elle après le travail ; baguette à la main, croque croque. Les rues nocturnes sont inhabituellement calmes et désertes. On dirait une scène (…)

Des corps et décors

Elle dit : Qu’est-ce que l’histoire?
Et il dit : L’histoire est un ange emporté à reculons dans l’avenir »

20h. Elle rentre chez elle après le travail ; baguette à la main, croque croque. Les rues nocturnes sont inhabituellement calmes et désertes. On dirait une scène de film de zombies, ou alors un lendemain d’apocalypse. Elle avance d’un pas régulier et constant, un pied devant l’autre, avec une énergie qui propulse son corps en avant, toujours en avant et vers sa destination habituelle.

Derrière elle, tout à coup, un bruit de pas régulier, une respiration rapide la dépasse par la gauche, par la droite ; ils sont partout à présent, tous en même temps. Ils semblent se rassembler à la manière des oiseaux, comme s’ils se préparaient à la migration. Leurs couleurs exotiques et fluorescentes les distinguent des autres passants, ainsi que leur visage découvert ; ils semblent aussi plus athlétiques que la moyenne.
Tout à coup, ils disparaissent et elle se retrouve à nou

veau seule dans la rue. Où allaient-ils, tous ces joggers, ce printemps-là, il y a plus d’un an maintenant ?
D’où venaient-ils ?
Etaient-ils là depuis toujours ?

Ou peut-être une tranche de population de gens obsédés par le fitness a-t-elle pris son envol du fait de l’air exceptionnellement pur ? Une sorte de flash-mob très en forme, sillonnant les rues à une vitesse étourdissante contrastant avec l’immobilité générale ?

x

Dans l’espace se trouve une fenêtre ; pas une vraie fenêtre mais son évocation sous la forme d’un paysage aux contours indistincts. On y reconnaît vaguement des arbres, un peu de végétation et peut-être un vallon. Rien n’y est très précis car la scène est voilée par une brume.

Et il dit : L’histoire est un ange emporté à reculons dans l’avenir
Il dit : L’histoire est un amas de débris
Et l’ange voudrait revenir pour arranger les choses Réparer les choses qui ont été cassées
Mais une tempête souffle depuis le Paradis
Et cette tempête ne cesse d’emporter l’ange à reculons dans l’avenir. »
Anderson, Laurie, « The Dream Before » (a.k.a. « Progress »), citée dans Etienne, Noémie, Des corps, des espaces et des artefacts. Montage et réparation comme formes de l’histoire. p.77 [Kader Attia. Les Blessures sont là, Lausanne, Musée cantonal des Beaux Arts de Lausanne, 2015], Kader Attia, Réd. Nicole Schweizer, Zurich, JRP|Ringier, 2015.
épaisse qui se déchire par moments. Il n’y a en fait pas grand-chose à voir, pour l’instant. On pourrait peut-être attendre que la brume se dissipe, avec un peu de chance.

Dans « Last night sans DJ qui save la life2 », il existe une approche égalitaire de la forme et la non-forme. Ce que Louise Porte nous montre dans ce qu’elle esquisse est aussi important que ce qui n’est pas donné à voir, ce à quoi nous n’avons pas accès. Il fait appel à d’autres sens ; nous percevons presque le boum boum boum qui accompagne cette ode à la vie nocturne de Indeep, auquel le titre de l’exposition fait référence.

Les figures poétiques de la performance, activée par Louise Porte et Lucile Fond, et qui s’est tenue ici, sont tout aussi présentes, en dépit de leur absence. Bien qu’on ne les distingue plus, posant ensemble, habitant cet espace, elles ont laissé des signes évoquant ce qui a pu se passer là. Les « partitions » qui ont guidé les mouvements des danseurs, Déplacer le geste ; ce besoin tactile, les gants de céramique qu’elles ont portés ; les masques sculptés, ont tous été imprégnés par la logique de cette gestuelle, propre à la communauté éphémère que la performance leur a offerte. Ils ont été abandonnés là pour consultation – une archive de fragments – ou peut-être une compagnie pour miss.ter bamboches, les sculptures-personnages humanoïdes dont l’énergie vitale semble avoir été sapée. Malgré leurs tenues sportives, elles semblent être en animation suspendue.

Alors que la vision est parfois mise à l’épreuve, le langage aussi est brouillé dans ce cadrage vidéo de deux personnages masqués discutant de plus en plus confusément en résultat du doublage de la piste audio. La discussion, agrémentée par des remplissages et artifices de conversation que nous utilisons au quotidien, fait écho à cette brume épaisse qui blanchit l’horizon dans le temps qu’il fait, le temps qui passe.

Le DJ a quitté la scène. Si au milieu des décombres de la culture occidentale, patriarcale, standardisante, si nous ne pouvons plus nous fier à ce que nous voyons, si face à un mur de paroles inintelligibles (horror vacui ?) ; de quels outils épistémologiques pouvons-nous nous saisir afin d’imaginer et construire quelque chose de nouveau ?

La réponse se trouve peut-être derrière la brume, quelque part dans un « after

 

Cynthia Gonzalez-Bréart

Médiation

31.03.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Mathilde Garcia-Sanz sur l’exposition « Bord à Bord» de Xavi Ambroise

Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition personnelle de Xavi Ambroise à l’Atelier 8, l’oeil est d’emblée attiré par la couleur rouge d’une petite photographie. Son pendant, quoique plus grand et d’un rouge légèrement différent (plus orange), se trouve de l’autre côté de la pièce (sur l’autre bord), et (…)

Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition personnelle de Xavi Ambroise à l’Atelier 8, l’oeil est d’emblée attiré par la couleur rouge d’une petite photographie. Son pendant, quoique plus grand et d’un rouge légèrement différent (plus orange), se trouve de l’autre côté de la pièce (sur l’autre bord), et précise ce que nous voyons : des taches. Traces photographiques de manipulations au cours desquelles l’artiste plonge des morceaux de gélatine teintée dans des aquariums, ces masses colorées, sans « bords », troublent l’entendement dès lors que nous les observons avec minutie et parvenons à ce constat : tout est net mais c’est flou (et conjointement, tout est flou mais c’est net). Nets et flous à la fois, ces oxymores visuels, rendus possibles par l’utilisation d’une chambre photographique dont la technicité permet de régler rigoureusement le point de netteté, ébranlent la tendance éculée des « flous artistiques » (obtenus notamment grâce à l’ajout de filtres à base de gélatine). Photographier de la gélatine c’est aussi photographier la matière même de la photographie argentique, en tant qu’elle est issue d’un procédé gélatino-argentique selon lequel une suspension d’halogénures d’argent dans de la gélatine est appliquée sur un film, permettant ainsi d’y fixer une image lors de l’exposition.

Chacune des deux photographies semble figer une temporalité de la déliquescence de la matière, un passage d’un état à un autre qui se fait au sein de l’espace d’exposition en parcourant une installation sculpturale intitulée Dérive. Quatre barres d’acier arquées, évoquant des parenthèses, conduisent le regard d’une photographie à l’autre. De même que pour ces dernières, un temps d’observation est nécessaire avant d’apercevoir les fils de nylon couverts de gouttelettes de silicone qui y sont attachés, créant de fait une limite, ténue mais infranchissable (une bordure). Dans la pratique du texte, le propre des parenthèses est d’introduire dans le corps d’une phrase un élément grammatical autonome (mot, proposition, phrase) qui en précise le sens ou introduit une digression. Alors, si ces parenthèses humides viennent préciser le sens de cet ensemble, nous pouvons y lire le motif qui a guidé l’artiste dans la création de cette exposition : une dérive.

Affecté par la dérive industrielle vis à vis du bien-être animal et notamment des poissons, Xavi Ambroise a récemment effectué une mission auprès d’une ONG vouée à la protection des écosystèmes marins (l’opération « Dolphin Bycatch » ayant pour but de révéler les menaces de la pêche industrielle sur la survie des cétacés dans le Golfe de Gascogne), une expérience qui a par la suite infusé son travail artistique et les œuvres visibles dans cette exposition. Ces parenthèses nous placent donc au cœur d’un filet de pêche (communément nommés « filets de dérives ») et chaque élément de l’installation et des photographies acquiert une symbolique funèbre. La multitude de gouttelettes figure alors une pluie glaçante, et résonne avec le nombre colossal de victimes de la surpêche (mille milliards de poissons pêchés par an (1 000 000 000 000)). Parce qu’elles ouvrent sur une parole à peine audible, parce qu’elles dessinent une limite à peine perceptible, les parenthèses de Xavi Ambroise ont aussi pour effet, comme en littérature, d’attirer l’attention (sur un problème souvent invisibilisé) et de créer un lien entre le narrateur (l’artiste) et le lecteur (nous). Au figuré, une parenthèse désigne une tranche de vie qui est considérée comme accessoire, ou extérieure au déroulement normal de l’existence, et celle-ci pointe en l’occurence cette dérive qu’est la surpêche (une parenthèse qu’il serait temps de refermer).

À la lumière de ce récit, la matière rouge infusant les photographies évoque non seulement la gélatine de poisson utilisée dans l’industrie photographique, mais aussi celle employée par les maquilleurs pour réaliser des blessures réalistes, et leurs tons, jusqu’ici chauds et tendres, se diluent maintenant comme le sang des dauphins dans l’eau de La baie de la honte, au Japon et ailleurs. Le titre Ocelle choisi pour ces images désigne les tâches arrondies, anomalies génétiques progressivement

devenues moyens d’intimidation ou de défense, sur la peau, les ailes ou les plumes de divers animaux, et notamment de certains poissons (par exemple, l’ocelle noir du « poisson-papillon à larme »). L’émotion aussi colore les corps, et s’il est parfois « rouge de colère » face aux dérives écocides et anthropocentrées du monde contemporain, Xavi Ambroise le confie sans agressivité, distillant avec subtilité les indices nous permettant de faire lien entre son récit et le réel à travers ses titres et ses choix plastiques.

Ainsi dénuées d’explications catégoriques, les œuvres sont ouvertes à la polysémie et n’interdisent pas les interprétations de tous bords. Certains verront un questionnement sur les ressources en eau, sous une pluie qui ne coule pas, cernés par deux soleils arides, et d’autres, prisonniers des fanons d’une baleine, dériveront dans un océan où s’étendent des bancs de krill rouge-oranges. Tous auront, d’un Ocelle à l’autre, pratiqué une gymnastique cérébrale dans cette quête de sens, constatant peut-être que le cerveau est ce qu’il est : une matière gélatineuse capable d’opérer une infinité de connections. C’est ce que démontrent brillamment ces vers d’Emily Dickinson ayant accompagné l’artiste durant son processus de création : « Le cerveau est plus profond que la mer – Car, tenez-les, bleu contre bleu – L’un absorbera l’autre – Comme les éponges, l’eau, des seaux ». Dans sa complexité stupéfiante, dans ses calculs combinatoires infinis et dans son aptitude illimitée à imaginer des mondes réels et des mondes fictifs, le cerveau est assurément plus profond que la mer. Ce poème en est la preuve, ne serait-ce que pour comprendre la comparaison qui figure dans chaque vers, le cerveau du lecteur doit absorber la mer et la voir sur la même échelle que le cerveau lui-même. Ainsi fonctionnent les œuvres de cette exposition, au travers d’une multitude d’hypothèses et de rapports, situant le travail de Xavi Ambroise à la lisière ou au bord d’un art narratif qui parle à la fois d’histoires et de formes.

Mathilde Garcia-Sanz

Médiation

04.01.21 — 24.02.21

Atelier 8, l'Îlot des Îles

Texte critique de Cynthia Gonzalez-Bréart sur l’exposition « One Each » de Georgia Nelson

« Merci de nous avoir rejoints ici à l’Atelier 8 en ce début 2021. Nous nous retrouvons pour une émission en direct à l’occasion du vernissage de ONE EACH, une exposition inédite de Georgia Nelson, pour laquelle elle peindra non moins de 85 tableaux, ce qui correspond au nombre d’habitants (…)

« Merci de nous avoir rejoints ici à l’Atelier 8 en ce début 2021. Nous nous retrouvons pour une émission en direct à l’occasion du vernissage de ONE EACH, une exposition inédite de Georgia Nelson, pour laquelle elle peindra non moins de 85 tableaux, ce qui correspond au nombre d’habitants de l’Îlot des Îles de Nantes. »

« Mesdames et Messieurs, j’ai été informé que Mme Nelson s’est levée tous les jours à cinq heures du matin afin de préparer ONE EACH. Cela représente un véritable engagement. Nous nous attendons à trouver des couleurs, des compositions et des formes que nous allons découvrir dans cette exposition sans précédent. »

« Nous vous espérons confortablement installés dans vos sièges car les événements auxquels vous allez assister sont sans précédent : une peinture acrylique sur toile de 23x29cm sera créée pour chaque habitant. Nous allons nous régaler. »

« Elle se déplace, troublante et légère, sur le plancher de la galerie. » « L’audience retient son souffle. »

« Elle s’est apprêtée pour nous éblouir aujourd’hui. L’audience aperçoit ses cheveux sculptés en chignon surélevé, c’est glamour…et indiscipliné. C’est évident, elle se prépare à nous impressionner aujourd’hui. »

« Mme Nelson, quelle a été votre inspiration pour ONE EACH ? »

— « J’ai toujours pratiqué le dessin et le collage. Lorsque je peins, j’ai l’impression de danser en même temps. Ça a été ma progression naturelle dans la peinture. »

« Y a-t’il un lien entre ce nouveau projet et vos performances passées, ​Grand Ecart,​ ​Dance Crazy,​ ​Beauté Sélection​, et​ ​j’en passe… ? »
— « ​Alors, pour les danseurs de Dance Crazy, je les ai vus dans Baby, Come Dancing, un show télévisé au Royaume Uni. Je les ai invités à venir au FRAC et c’est comme ça qu’on a monté la performance. Pour ONE EACH, c’est un peu comme si je rencontrais les habitants et que je leur dédiais une peinture.​ »​

« Pour ceux qui nous rejoignent dans notre émission aujourd’hui, nous sommes ici avec l’artiste nantaise Georgia Nelson, en visite à ONE EACH. Chaque habitant de l’Îlot des Îles repartira à la fin de l’exposition avec son tableau sous le bras… un vrai effort collaboratif. »

« Pourrions-nous passer un extrait de ​Mummy, You Don’t Wear Make-Up, ​le dernier film de Mme Nelson, pour rafraîchir la mémoire du public ? »

« On la voit les bras levés, ses jambes s’écartent en glissant de plus en plus, elle descend… ET la voilà qui touche le sol dans un grand écart parfait. Tout en grâce et en souplesse dans ce mouvement fluide. »

« Nous voyons maintenant l’expression de sa mère – c’est vraiment touchant. On voit qu’elle est émue, au-delà des mots, malgré le fait qu’elle ne voit et n’entend pas – Georgia Nelson fait le grand écart devant une foule de supporters. »

« C’est ça, dans ​Mummy, You Don’t Wear Make-Up​, nous voyons la mère de Georgia Nelson, qui a réussi à mener une vie remarquable malgré ses limites physiques. »

« Et la voici dans ​Beauté Sélection,​ un salon des professionnels de beauté à Nantes. Elle avance, vêtue d’une robe rouge et fluide, transparente, tout en s’affichant comme ‘LA plus belle !’…les têtes tournent, c’est incroyable. La perfection en mouvement. Et la voilà qui déclare vouloir devenir une peintre célèbre. »

« Si je peux me permettre ici, ce n’est pas la première fois que Mme Nelson se lance dans la production d’un grand nombre de peintures sur une période déterminée. Rappelez-vous de ​Painting Marathon​, elle y a créé une centaine d’œuvres de moyen-format en un très court laps de temps. »

« …Epique. »

« J’imagine qu’il va être fort difficile pour les habitants de faire leur choix définitif pour ONE EACH. Comment choisir parmi une telle multitude de créations ? Les palettes de couleurs et les images sont saisissantes. J’y vois des rangs d’endroit et d’envers, des paysages de montagne, des parties de corps, le tout en technicolor. Chacune de ces peintures est un monde en soi. »

« Notre producteur me rappelle un dernier projet dont il nous faut vous parler avant de nous quitter, il s’agit d’URGENT. URGENT était en fait une boutique éphémère installée en centre-ville de Nantes où l’artiste vendait de tout, des champignons de Paris aux bouquets de journaux. Elle a été sur place tous les jours pendant 28 jours. »

« Avec ONE EACH, les habitants de l’Îlot des Îles auront l’artiste Georgia Nelson avec eux 365 jours par an. »

Médiation

08.10.20 — 25.10.20

Atelier 8, l'Îlot des Îles

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Frédéric Emprou sur l’exposition « Side A, Side B » de Mykola Mudryk

Intitulée SideA/SideB, l’exposition de Mykola Mudryk explore une mise en relation entre le châssis de la peinture et les différentes dimensions que peut prendre la musique, en terme d’univers comme de moment de méditation. Amateur de musique, au travers d’un spectre allant du jazz sixties au jazz fusion ou expérimental (…)

Intitulée SideA/SideB, l’exposition de Mykola Mudryk explore une mise en relation entre le châssis de la peinture et les différentes dimensions que peut prendre la musique, en terme d’univers comme de moment de méditation.

Amateur de musique, au travers d’un spectre allant du jazz sixties au jazz fusion ou expérimental des années70, ainsi qu’au funk disco, l’artiste cultive le fétichisme de l’objet vinyle comme la notion de matérialité de l’élément sonore, qui peut devenir un motif à part entière que l’on retrouve ici et là, dans certaines de ses peintures. Façon de mettre en confrontation et concurrence deux pratiques présentes mais aussi distinctes dans le quotidien de l’artiste, SideA/SideB a pour enjeu de négocier cette connexion et coexistence, tant conceptuelle que sensitive, tout aussi spatiale que sensuelle.

Conjuguant spontanéité et spiritualité, si l’analogie entre les deux médiums s’active chez Mykola Mudryk, telles des pistes parallèles, c’est notamment par le fait que tous les deux s’opèrent par des superpositions de couches et de touches, et peuvent coïncider avec l’apparition possible d’une image ou d’une rêverie.

Grâce au traitement des couleurs et des incarnations, les peintures de l’artiste sont souvent l’endroit d’un jeu et d’une tension vers l’abstrait. A la fois corpus d’icônes fractales et journal lacunaire, les productions de l’artiste procèdent par focalisations, détails et une esthétique stylisée du fragment et des corps dénudés. Suggestives et charnelles, par la gamme chromatique déployée, les pièces de Mykola Mudryk balancent entre motifs abstraits et géométriques, sexualité et désir, prisme fantasmatique et érotisme ambigu.

Conçue comme le point de départ d’une recherche qui débute, SideA/SideB correspond à ce désir, pour l’artiste, de mixer l’installation sonore et le display pictural, les imageries et l’idée d’ambiance. Entre l’espace d’écoute et la synesthésie visuelle, l’intérieur des toiles se répercute sur fond de boucle et de nappe musicale diffusée par l’enceinte: les deux facettes d’une pratique autours desquelles Mykola Mudryk fait tourner et déambuler le spectateur.

 

Frédéric Emprou

Médiation

01.09.20 — 26.09.20

Atelier 8, l'Îlot des Îles

Texte critique de Frédéric Emprou sur l’exposition « 55 jours de confinement » de Michaela Sanson Braun

Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la pratique de Michaela Sanson-Braun, procède de l’attitude réflexive à la fois sur le médium, son cadre et ses possibilités. Si la peinture chez l’artiste peut être souvent le lieu d’« une situation de peinture », ou d’un « défi pictural », tel (…)

Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la pratique de Michaela Sanson-Braun, procède de l’attitude réflexive à la fois sur le médium, son cadre et ses possibilités. Si la peinture chez l’artiste peut être souvent le lieu d’« une situation de peinture », ou d’un « défi pictural », tel qu’elle le décrit, il est à entendre ici, presque dans un sens iconoclaste et volontiers ironique, qui tiendrait du pari selon le contexte. À partir d’emprunts à l’univers de la société de consommation et une imagerie standardisée contemporaine, la façon dont Michaela Sanson-Braun manipule les effigies domestiques, participe de détournements qui mettent en suspens ou en crise les valeurs d’usage du regard. Entre analyse socio-critique, interrogation sur les rapports utilitaires et la fonctionnalité d’objets du quotidien ou d’un sujet déterminé, les productions de l’artiste allemande conjuguent expérimentations visuelles et ornementales, jeux de renversements et humour à froid.

Manière de raconter et documenter cet événement hors norme à la fois intime et quasi planétaire que fut le confinement, l’exposition 55 jours de confinement présente une série de cinquante-cinq peintures numérotées et réalisées par Michaela Sanson-Braun pendant le printemps dernier. Témoignages de cette expérience d’isolement à domicile vécu par l’artiste, ces différentes vues quotidiennes de sa fenêtre de son salon proposent une déclinaison picturale du motif de la cabane relevant à la fois du dispositif et du protocole. Prétexte à la variation sur le même thème et l’exercice répétitif poussé jusqu’à l’épuisement et l’absurde, l’exposition 55 jours de confinement offre la mise en abyme entre une projection et ses représentations, les notions de fragment et de lieu figuré, de parallèles entre habitat précaire et état mental. Parce qu’elles sont confectionnées à partir de rebuts de bois de différentes tailles et factures, supports de fortune hétérogènes, l’ensemble des peintures de Michaela Sanson-Braun dessine aux murs une toile composite grâce à la mise en écho des pièces entre elles et leur circulation gigogne. Tel qu’il s’agirait d’un storage amovible et fictif, déplacé dans un white cube, l’assemblage des textures et des épaisseurs entretient le trouble entre l’idée d’installation et d’éléments modulaires, d’art brut ou d’art naïf, de mobilier et de surfaces peintes.

De même qu’elle investit le répertoire des codes et styles picturaux de façon railleuse, Michaela Sanson-Braun questionne une certaine matérialité de la peinture et son accrochage dans l’espace d’exposition tout en suggérant l’infinité des combinaisons et des agencements possibles.

55 jours de confinement tient à la fois du geste plastique, de la donnée performative, du dérisoire et d’une logique de la prouesse menée avec mauvais esprit.

 

Frédéric Emprou

Médiation

01.09.20 — 26.09.20

Atelier 8, l'Îlot des Îles

organisé par Collectif Bonus

Texte critique de Cynthia Gonzalez Bréart sur l’exposition « 55 jours de confinement » de Michaela Sanson Braun

La peinture est une énigme, un casse-tête, un problème à résoudre. C’est un écho de l’école d’art, d’un autre tableau, une liste de choses à faire ; un signe de la tête, un clin d’œil, un câlin, une lettre d’amour, une négation, un avertissement, un doigt d’honneur. Selon le jour, la (…)

La peinture est une énigme, un casse-tête, un problème à résoudre. C’est un écho de l’école d’art, d’un autre tableau, une liste de choses à faire ; un signe de la tête, un clin d’œil, un câlin, une lettre d’amour, une négation, un avertissement, un doigt d’honneur. Selon le jour, la peinture est un miroir ou une ouverture vers un autre monde, où seuls existent des points, des lignes et des surfaces; des taches de couleur sur un tapis. La peinture est un confessionnal, un ready-made, la recherche d’un signe dans une pléthore de mouvements artistiques historiques. C’est une échappatoire (temporaire) à la lourde responsabilité qui incombe à l’Auteur.

Dans « 55 Jours de Confinement », la dernière série de Michaela Sanson-Braun, chaque tableau est une fenêtre ouverte sur l’état d’esprit de l’artiste à un moment particulier. Les titres ressemblent à des inscriptions dans un journal intime – c’est une main tendue au spectateur nous guidant à travers le grand Confinement de 2020. Le paysage que Sanson-Braun nous offre n’est pas inoffensif et paraît parfois même menaçant. Les Grands y sont cités (Kandinsky, Ernst, Serra, etc.), dûment reconnus puis remerciés.

Par la fenêtre de son salon, Michaela Sanson-Braun conduit notre regard vers une construction équivoque et fragile – à la fois clubhouse, fortin et cabane, qu’elle n’a pas construite mais qui est le fruit des jeux de ses fils. Telle une Saint Siméon des temps modernes, l’artiste se positionne comme observatrice éclairée plutôt que comme créatrice. Le temps paraît ainsi suspendu et c’est finalement lui qui crée la forme. Vu sous cet aspect, cette expression d’une expression maintes fois réitérée est un appel à la vigilance, s’agissant de notions modernistes. (Ne nous laissons pas abattre !, Je n’arrive pas à me débarrasser de ce sentiment d’enfermement).

Point de secours dans un recours aux annales de l’histoire de l’art ; « 55 Jours de Confinement » fait allusion au fini, accédant ainsi à un certain optimisme. L’exposition nous mène à la peinture au sein d’un système de galeries dont les jours sont comptés mais dont l’influence ne s’est pas totalement épuisée. Le référencement à la corporalité du spectateur dans l’espace (les peintures sont suspendues à des hauteurs et angles variables) interroge le concept de White Cube et nous guide à travers un terrain vague évitant la classification et en remettant en question la fausse neutralité du mur de galerie. L’attention se focalise plutôt sur le sol (Je suis à genoux, ou Je suis atterré par ce problème !). Comme après une nuit trop arrosée, la verticalité devient un défi et la narratrice n’est hélas plus très fiable.

Quel rôle prend le spectateur dans la peinture et quelle capacité d’agir (agency) peut-on lui accorder ? Qui voit quoi et pourquoi et dans quel contexte ? Vers quoi nous orientons-nous ? Ce sont quelques-uns des points d’achoppement dans le champ d’interrogations que nous ouvre « 55 Jours de Confinement ».

 

Cynthia Gonzale-Bréart

Exposition

01.06.22 — 25.06.22 de 15:00 à 19:00 et sur rendez-vous

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

Le soleil se couche au nord-ouest, une exposition de Caroline Bron

« Quand le jour est sur le point de disparaître et que la nuit arrive, de quoi peut-on être sûr? Se glissant dans cette interstice, l’exposition ouvre un entre-deux. Entre rêve et réalité, entre histoires entendues et collages imaginés, une nouvelle narration prend forme. Nous sommes dans le domaine de (…)

« Quand le jour est sur le point de disparaître et que la nuit arrive, de quoi peut-on être sûr? Se glissant dans cette interstice, l’exposition ouvre un entre-deux. Entre rêve et réalité, entre histoires entendues et collages imaginés, une nouvelle narration prend forme. Nous sommes dans le domaine de la fiction, comme en témoigne la chaise de scénariste de la pièce Le Mot tire double. Un univers où les histoires ne demandent qu’à prendre la forme que nous voudrons leur donner. Le pistolet dissimulé parmi les pelotes est-il chargé? Parviendra-t-on à retrouver les idées des philosophes grecques censurées? Des jarres entrouvertes, on ne sait pas si les mots s’échappent ou s’ils vont bientôt se rétracter comme le génie de la lampe. Le corps lui-même est poétique, matériellement absent mais partout suggéré. »

PASCALINE VALLÉE Les mots existent, 2022 (extrait)

Exposition

13.05.22 — 21.05.22 de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

Préquelles – Exposition des lauréates du 20ème Prix de la Ville de Nantes

Depuis leur ouverture en 2018, les ateliers d’artistes de la Ville de Nantes gérés par le Collectif Bonus accueillent les lauréat·e·s du Prix des arts visuels. Pour fêter l’anniversaire de ce dispositif, Bonus propose aux lauréates 2021 de se présenter au public à travers une exposition. Cette proposition est aussi (…)

Depuis leur ouverture en 2018, les ateliers d’artistes de la Ville de Nantes gérés par le Collectif Bonus accueillent les lauréat·e·s du Prix des arts visuels. Pour fêter l’anniversaire de ce dispositif, Bonus propose aux lauréates 2021 de se présenter au public à travers une exposition. Cette proposition est aussi l’occasion d’interroger la place des rencontres, des échanges et de la coopération au sein d’une carrière artistique.

L’exposition se tiendra du 13 au 21 mai, et sera ouverte du mercredi au samedi, de 15h à 19h.

Vernissage le 12 mai à 18h30.

Le 12 mai, le Pôle Arts Visuels des Pays de la Loire, en partenariat avec la Ville de Nantes et le lieu unique propose une journée professionnelle afin d’amorcer une réflexion de fond sur le rôle que jouent les prix dans un parcours artistique.

Dans le cadre de cette journée, une rencontre est organisée avec les artistes lauréat.e.s du 19ème et du 20ème Prix de la Ville. Ronan Lecrosnier, Lucas Seguy, Céleste Richard Zimmermann, Laura Orlhiac, Léa Viretto, Marjorie Le Berre, Laura Bottereau & Marine Fiquet présenteront leurs pratiques dans leurs espaces de travail respectifs.

Programme de l’après-midi

→ 14h30 – 15h30 – Rencontre
Céleste Richard Zimmerman, Lucas Seguy, Ronan Lecrosnier  – Site de Félix Thomas
→ 15h30 – 16h15 – Transition/déplacement
De Bonus – Site de Félix Thomas vers l’atelier de Laura Orlhiac
→ 16h15 – 16h45 – Rencontre
Laura Orlhiac
→ 17h -18h30 – Rencontre
Laura Bottereau et Marine Fiquet, Marjorie Le Berre, Léa Viretto – Site de l’îlot des îles
→ 18h30 – Vernissage
Exposition « Lauréates 2021 du 20ème pris des arts visuels de la ville de Nantes » à Bonus – Site de l’îlot des îles

Pour vous inscrire à ces rencontres, rendez-vous sur le site du Pôle Arts Visuels des Pays de la Loire 

 

Exposition

08.04.22 — 01.05.22 de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

Exposition Ainsi, c’est ainsi, même les feuilles meurent, ici et aussi.

Le collectif Bonus vous invite à découvrir : Ainsi, c’est ainsi, même les feuilles meurent, ici et aussi. Cette exposition personnelle de Camille Tsvetoukhine vient clôturer six semaines de résidence de création au sein des ateliers de Bonus. « L’artiste poursuit ses expérimentations sur l’espace pictural, où peut coexister « en (…)

Le collectif Bonus vous invite à découvrir : Ainsi, c’est ainsi, même les feuilles meurent, ici et aussi.

Cette exposition personnelle de Camille Tsvetoukhine vient clôturer six semaines de résidence de création au sein des ateliers de Bonus.

« L’artiste poursuit ses expérimentations sur l’espace pictural, où peut coexister « en un seul lieu réel plusieurs espaces qui sont en eux-mêmes incompatible». Dans cette série d’œuvres, c’est par l’utilisation de la technique du trompe-l’œil qu’elle parvient à entrelacer des récits de nature disparate. Si les sujets de ses toiles font partie du répertoire classique de la peinture – paysage et nature morte – c’est pour mieux déjouer les présupposés que nous accolons à ces deux genres. Chacun de ses tableaux nous enjoint à aller au-delà des apparences, au-delà de la familiarité et de la simplicité des objets représentés.

Si, dans un premier temps notre œil nous rassure (on reconnaît aisément les objets présents dans l’image), le simulacre se délite rapidement face aux espaces représentés. Soudainement, les proportions de cette alcôve ouverte sur un ciel orageux nous paraissent étranges au regard des immenses fleurs qui l’encadrent. Ce paysage champêtre, dans lequel un chien se promène, devient anxiogène tant l’espace paraît se refermer autour de lui. Et que dire de ces arbres alignés dans cette forêt aux contours chancelants et impalpables ?

Chacun de ses tableaux, nous rappelle le sens originel des Natures mortes, à savoir la mise en place d’un système de correspondance entre les images et les mots, entre les objets et leurs symboliques. Ce système d’analogie évoque « Les Mots et les Images » de René Magritte, qui préférait jouer sur le sens de ses images plutôt que sur l’inconscient, pour parvenir à créer des significations nouvelles. »

Clothilde Morette

 

Rendez-vous jeudi 7 avril à 18h pour le vernissage de l’exposition.

Exposition

31.03.22 — 03.04.22 de 14:00 à 19:00, du jeudi au dimanche

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Xavi Ambroise encadré par le Collectif Bonus

Exposition BORD À BORD

L’exposition Bord à bord proposée par Xavi Ambroise, fait suite à une mission auprès d’un organisme de protection de la faune marine. Elle est l’adaptation d’une expérience, un regard sur l’exploitation de l’océan, et la volonté de l’interpréter par un biais artistique. « Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition (…)

L’exposition Bord à bord proposée par Xavi Ambroise, fait suite à une mission auprès d’un organisme de protection de la faune marine. Elle est l’adaptation d’une expérience, un regard sur l’exploitation de l’océan, et la volonté de l’interpréter par un biais artistique.

« Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition personnelle de Xavi Ambroise à l’Atelier 8, l’oeil est d’emblée attiré par la couleur rouge d’une petite photographie. Son pendant, quoique plus grand et d’un rouge légèrement différent (plus orange), se trouve de l’autre côté de la pièce (sur l’autre bord), et précise ce que nous voyons : des taches. Traces photographiques de manipulations au cours desquelles l’artiste plonge des morceaux de gélatine teintée dans des aquariums, ces masses colorées, sans « bords », troublent l’entendement dès lors que nous les observons avec minutie et parvenons à ce constat : tout est net mais c’est flou (et conjointement, tout est flou mais c’est net). Nets et flous à la fois, ces oxymores visuels, rendus possibles par l’utilisation d’une chambre photographique dont la technicité permet de régler rigoureusement le point de netteté, ébranlent la tendance éculée des « flous artistiques » (obtenus notamment grâce à l’ajout de filtres à base de gélatine). Photographier de la gélatine c’est aussi photographier la matière même de la photographie argentique, en tant qu’elle est issue d’un procédé gélatino-argentique selon lequel une suspension d’halogénures d’argent dans de la gélatine est appliquée sur un film, permettant ainsi d’y fixer une image lors de l’exposition.

Chacune des deux photographies semble figer une temporalité de la déliquescence de la matière, un passage d’un état à un autre qui se fait au sein de l’espace d’exposition en parcourant une installation sculpturale intitulée Dérive. Quatre barres d’acier arquées, évoquant des parenthèses, conduisent le regard d’une photographie à l’autre. De même que pour ces dernières, un temps d’observation est nécessaire avant d’apercevoir les fils de nylon couverts de gouttelettes de silicone qui y sont attachés, créant de fait une limite, ténue mais infranchissable (une bordure). Dans la pratique du texte, le propre des parenthèses est d’introduire dans le corps d’une phrase un élément grammatical autonome (mot, proposition, phrase) qui en précise le sens ou introduit une digression. Alors, si ces parenthèses humides viennent préciser le sens de cet ensemble, nous pouvons y lire le motif qui a guidé l’artiste dans la création de cette exposition : une dérive.

Affecté par la dérive industrielle vis à vis du bien-être animal et notamment des poissons, Xavi Ambroise a récemment effectué une mission auprès d’une ONG vouée à la protection des écosystèmes marins (l’opération « Dolphin Bycatch » ayant pour but de révéler les menaces de la pêche industrielle sur la survie des cétacés dans le Golfe de Gascogne), une expérience qui a par la suite infusé son travail artistique et les œuvres visibles dans cette exposition. Ces parenthèses nous placent donc au cœur d’un filet de pêche (communément nommés « filets de dérives ») et chaque élément de l’installation et des photographies acquiert une symbolique funèbre. La multitude de gouttelettes figure alors une pluie glaçante, et résonne avec le nombre colossal de victimes de la surpêche (mille milliards de poissons pêchés par an (1 000 000 000 000)). Parce qu’elles ouvrent sur une parole à peine audible, parce qu’elles dessinent une limite à peine perceptible, les parenthèses de Xavi Ambroise ont aussi pour effet, comme en littérature, d’attirer l’attention (sur un problème souvent invisibilisé) et de créer un lien entre le narrateur (l’artiste) et le lecteur (nous). Au figuré, une parenthèse désigne une tranche de vie qui est considérée comme accessoire, ou extérieure au déroulement normal de l’existence, et celle-ci pointe en l’occurence cette dérive qu’est la surpêche (une parenthèse qu’il serait temps de refermer).

À la lumière de ce récit, la matière rouge infusant les photographies évoque non seulement la gélatine de poisson utilisée dans l’industrie photographique, mais aussi celle employée par les maquilleurs pour réaliser des blessures réalistes, et leurs tons, jusqu’ici chauds et tendres, se diluent maintenant comme le sang des dauphins dans l’eau de La baie de la honte, au Japon et ailleurs. Le titre Ocelle choisi pour ces images désigne les tâches arrondies, anomalies génétiques progressivement devenues moyens d’intimidation ou de défense, sur la peau, les ailes ou les plumes de divers animaux, et notamment de certains poissons (par exemple, l’ocelle noir du « poisson-papillon à larme »). L’émotion aussi colore les corps, et s’il est parfois « rouge de colère » face aux dérives écocides et anthropocentrées du monde contemporain, Xavi Ambroise le confie sans agressivité, distillant avec subtilité les indices nous permettant de faire lien entre son récit et le réel à travers ses titres et ses choix plastiques.

Ainsi dénuées d’explications catégoriques, les œuvres sont ouvertes à la polysémie et n’interdisent pas les interprétations de tous bords. Certains verront un questionnement sur les ressources en eau, sous une pluie qui ne coule pas, cernés par deux soleils arides, et d’autres, prisonniers des fanons d’une baleine, dériveront dans un océan où s’étendent des bancs de krill rouge-oranges. Tous auront, d’un Ocelle à l’autre, pratiqué une gymnastique cérébrale dans cette quête de sens, constatant peut-être que le cerveau est ce qu’il est : une matière gélatineuse capable d’opérer une infinité de connections. C’est ce que démontrent brillamment ces vers d’Emily Dickinson ayant accompagné l’artiste durant son processus de création : « Le cerveau est plus profond que la mer – Car, tenez-les, bleu contre bleu – L’un absorbera l’autre – Comme les éponges, l’eau, des seaux ». Dans sa complexité stupéfiante, dans ses calculs combinatoires infinis et dans son aptitude illimitée à imaginer des mondes réels et des mondes fictifs, le cerveau est assurément plus profond que la mer. Ce poème en est la preuve, ne serait-ce que pour comprendre la comparaison qui figure dans chaque vers, le cerveau du lecteur doit absorber la mer et la voir sur la même échelle que le cerveau lui-même. Ainsi fonctionnent les œuvres de cette exposition, au travers d’une multitude d’hypothèses et de rapports, situant le travail de Xavi Ambroise à la lisière ou au bord d’un art narratif qui parle à la fois d’histoires et de formes. »

Mathilde Garcia-Sanz

Exposition

28.03.22 — 18.06.22

Vitrine de l'ancienne pharmacie Place Mendès-France 44100 Saint-Herblain

Toux publics organisé par L'association Toux encadré par le Collectif Bonus

Exposition « Veuillez patienter… » aux Ateliers du Grand Bellevue

Du 28 mars au 18 juin, Naïma Rass, Bettina Saroyan, Pauline Rouet, Elise Drevet exposent ensemble dans la vitrine de l’ancienne pharmacie de la place Mendès-France. Le vernissage se tiendra vendredi 5 avril 2022 à partir de 17h30. La patience serait une vertu qui consiste à endurer avec constance et (…)

Du 28 mars au 18 juin, Naïma Rass, Bettina Saroyan, Pauline Rouet, Elise Drevet exposent ensemble dans la vitrine de l’ancienne pharmacie de la place Mendès-France.

Le vernissage se tiendra vendredi 5 avril 2022 à partir de 17h30.

La patience serait une vertu qui consiste à endurer avec constance et résignation les vicissitudes et les malheurs. Face au jeu de hasard, l’habileté et l’adresse du joueur n’ont en principe aucun effet sur le résultat. À l’issue de quoi en tant que patient.e tu n’es ni sauvé.e ni perdant.e ni gagnant.e. Ici la souffrance n’est pas un terrain d’endurance. La patience devient une constance, une persévérance à poursuivre un dessein malgré la lenteur des progrès, des obstacles, des peines et des dégoûts.

L’association Toux vous invite à découvrir l’exposition “Veuillez patienter …”. Pour cette première, les quatre artistes femmes trament des images au sortir de l’expectative, cette attente fondées sur des promesses et des probabilités.

Les Ateliers du Grand Bellevue se situent sur la place Mendès-France, Nantes, Saint-Herblain.

Pour ce projet, le collectif Bonus reçoit le soutien de la Ville de Nantes et de la Ville de Saint-Herblain.

 

 

Photographies d’Elise Drevet

MédiationWorkshop/atelier

07.02.22

Accueil de loisirs Félix Thomas - Accoord 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Enfants organisé par Le Collectif Bonus

Atelier pédagogique et artistique avec Cendrine Robelin

Ce projet d’expérimentation de pratique artistique s’est inspiré du Carnaval sauvage organisé depuis 2012 à Bruxelles. Ce défilé poétique fête la fin de l’hiver mais a également pour but de partir à l’assaut de la gentrification. Il vise à développer des figures d’altérité dans des moments de transe collective au (…)

Ce projet d’expérimentation de pratique artistique s’est inspiré du Carnaval sauvage organisé depuis 2012 à Bruxelles. Ce défilé poétique fête la fin de l’hiver mais a également pour but de partir à l’assaut de la gentrification. Il vise à développer des figures d’altérité dans des moments de transe collective au sein des quartiers populaires de la ville.

Cendrine Robelin a insufflé lors de son atelier avec les enfants de l’Accoord ce fonctionnement horizontal, sans chef, au royaume de l’inventivité. Elle en a appelé à l’animal sauvage qui sommeillait chez les enfants participants, qui ont inventé à partir de matériaux de récupération leurs costumes fantasmagoriques. L’atelier s’est achevé par une fête et une déambulation poétique au sein du quartier Saint-Félix à Nantes.

Exposition

04.03.22 — 26.03.22 de 15:00 à 19:00 et sur RDV

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

LÀ, une exposition de Laurence Landois

Du 4 au 26 mars, découvrez l’exposition monographique de Laurence Landois à l’Atelier 8 : LÀ. « La Macefied House à Seattle, propriété d’une vieille dame hostile à la destruction de sa petite maison, fut un point de départ. Cette lutte est devenue le symptôme d’une résistance de l’échelle d’une maison (…)

Du 4 au 26 mars, découvrez l’exposition monographique de Laurence Landois à l’Atelier 8 : LÀ.

« La Macefied House à Seattle, propriété d’une vieille dame hostile à la destruction de sa petite maison, fut un point de départ. Cette lutte est devenue le symptôme d’une résistance de l’échelle d’une maison contre le allover des surfaces d’immeubles. Les maisons abandonnées de Detroit servent à l’artiste de référent pour exhiber le dedans/dehors de leur ruine. Avec Landscale le paysage urbain confirme la perte d’échelle humaine au profit d’une grille dans laquelle seule la présence, désormais archéologique, de tickets de bus, rappelle l’échelle de la main. »

Jean-François Demeure

Rendez-vous jeudi 3 mars à 18h30 pour le vernissage de l’exposition.

MédiationWorkshop/atelier

14.02.22

Accueil de loisirs Félix Thomas - Accoord Nantes

Enfants organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus et le centre de loisir Accoord

Atelier pédagogique et artistique avec Bettina Saroyan

Retour en image sur les créations des enfants de l’accueil de loisirs Accoord Félix Thomas, suite à l’atelier artistique et pédagogique mené par Bettina Saroyan. Les enfants ont pendant deux jours appris les points basiques du tissage avec l’artiste. Ils ont pu entrevoir la technique du tissage en explorant une (…)

Retour en image sur les créations des enfants de l’accueil de loisirs Accoord Félix Thomas, suite à l’atelier artistique et pédagogique mené par Bettina Saroyan.

Les enfants ont pendant deux jours appris les points basiques du tissage avec l’artiste. Ils ont pu entrevoir la technique du tissage en explorant une multitude de possibilités. Aucun thème n’a été imposé, les enfants se sont « exprimés librement et textilement ». Leur base de travail était composée de matériaux recyclés mis à dispositions ou ramenés de la maison.

Il est possible de tisser avec toutes sortes de matériaux souples : anciens vêtements, couvertures, torchons, sacs plastique, tuyaux flexibles, papiers… Les enfants sont aujourd’hui sensibilisés au recyclage et à la récupération. Cet atelier leur fera découvrir une autre manière de réutiliser du vieux tissu plutôt que de le jeter.

Photographies : Bettina Saroyan

 

Rencontre/conférenceRésidence

10.02.22 18:30

39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus

Rencontre avec Camille Tsvetoukhine

Actuellement en résidence au sein du Collectif Bonus, Camille Tsvetoukhine présentera son projet en cours jeudi 10 février sur le site de Félix Thomas. Le tapis volant, le cimetière, le jardin, qu’y a-t-il comme point commun entre ces lieux hétéroclites ? A première vue, pas grand chose…S’appuyant sur un texte (…)

Actuellement en résidence au sein du Collectif Bonus, Camille Tsvetoukhine présentera son projet en cours jeudi 10 février sur le site de Félix Thomas.

Le tapis volant, le cimetière, le jardin, qu’y a-t-il comme point commun entre ces lieux hétéroclites ?
A première vue, pas grand chose…S’appuyant sur un texte intitulé Utopies et hétérotopies de Foucault, Camille Tsvetoukhine a durant sa résidence établi des connexions autant conceptuelles qu’artistiques pour concevoir de nouvelles peintures.

Ce jeudi sera le moment pour discuter de ses recherches et de son cheminement de pensée pendant un moment convivial.

 

ExpositionRésidence

22.01.22 — 20.02.22 du jeudi au samedi, de 14:00 à 18:30

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus

29, The Polygon, une exposition de Julie Bonnaud & Fabien Leplae

Premiers lauréats de la résidence de création du collectif Bonus, Julie Bonnaud & Fabien Leplae présentent le résultat de ce temps de travail dans une exposition intitulée 29, The Polygon. Cette exposition sera également l’occasion de présenter leur nouvelle édition « Construire un feu // Arroser les plantes » imprimée en risographie (…)

Premiers lauréats de la résidence de création du collectif Bonus, Julie Bonnaud & Fabien Leplae présentent le résultat de ce temps de travail dans une exposition intitulée 29, The Polygon. Cette exposition sera également l’occasion de présenter leur nouvelle édition « Construire un feu // Arroser les plantes » imprimée en risographie avec pôle print de Bonus.

La relation nature-culture a toujours fait l’objet de nombreuses discussions pour dépasser la longue opposition qui a prévalu dans la philosophie occidentale.  C’est précisément à cet endroit que travaille le duo JBFL, revendiquant à chaque nouveau projet un travail de terrain et d’expérimentation. Le monde végétal, élément prépondérant de leur environnement quotidien, revient sans cesse dans les dessins et tient un rôle de protagoniste dans leur iconographie. Il s’hybride avec des éléments technologiques, le drawbot, que les artistes utilisent en tant qu’outil de travail, hybridé au dessin manuel, depuis 2013.

Ce continuum entre végétal, humain et technologie est synthétisé par le mobilier de dessin, conçu en collaboration avec un designer comme lieu de cohabitation entre les différentes pratiques. Dans leur atelier-observatoire, ils hybrident et explorent ce qui est entre-deux, les conversations, les glissements, les contaminations de pensées et de gestes. Mélangeant les matières et les manières, leurs œuvres ne sont pas figées, elles évoluent et prolifèrent. On pourrait être tentés d’identifier dans le lien entre la main de l’artiste et la machine à dessiner, une filiation avec la thématique de l’homme-machine.  Au contraire, il s’agit d’une approche du vivant que l’on pourrait définir de holistique, où l’artiste se place dans ce flux, sans velléités de domination, et son activité s’apparente à une forme de collaboration avec le réel. Prenant les végétaux comme idées et matériaux, se tournant autant vers le passé, le présent et le futur, ils s’inspirent de pensées philosophiques, de mythes et récits.

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« Julie Bonnaud et Fabien Leplae forment depuis 2015 un duo dont la pratique se décline entre dessin, peinture, édition et jardinage. Nourri·e·s de fictions spéculatives et de philosophie des sciences, les deux artistes mettent au point, dans leur atelier aux airs de laboratoire, des dispositifs techniques générateurs de formes. Suscitant une collaboration permanente entre l’univers technologique, notamment grâce aux drawbots (des traceurs muraux reproduisant, sur papier, les dessins réalisés sur ordinateur), et l’intervention humaine, leurs travaux postulent l’hybridation comme un régime nécessaire de persistance du vivant. », Franck Balland

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Finissage de l’exposition le dimanche 20 février. Nous vous accueillerons à partir de 13h à l’Atelier 8 pour partager une collation.

A 15h30, en partenariat avec le FRAC Pays de la Loire pour la clôture de l’exposition Étoiles distantes, Julie Bonnaud et Fabien Leplae présenteront leur projet de résidence à Bonus, ainsi que les oeuvres exposées au sein de l’exposition 29, The Polygon.

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Bonus remercie la Ville de Rennes pour son prêt de l’oeuvre « Beyond – String Figures ».

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Découvrez également : pendant les semis l’expo continue, une exposition de Julie Bonnaud et Fabien Leplae présentée dans le cadre d’Étoiles Distantes, parcours d’expositions conçu par le Frac des Pays de la Loire avec la complicité des partenaires en région. L’exposition sera visible du 21 février au 7 avril 2022 au lycée Notre-Dame et Prepa CPES CAAP d’art de Challans (85).

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Cette résidence de création ainsi que cette exposition ont été possibles grâce au soutien de la Ville de Nantes, la Région Pays de la Loire, du Département Loire Atlantique, du Fonds de Dotation Métropolitain pour la Culture

 

 

 

 

 

ExpositionPerformanceWorkshop/atelier

18.12.21 — 15.01.22 de 14:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Wilfried Nail encadré par le Collectif Bonus

Chapitre III ZOMBI – Exposition, Workshop, performances

Du 17 décembre au 15 janvier 2022, Wilfried Nail proposera une exposition, des performances et des temps de Workshop au sein de l’Atelier 8 de Bonus. L’exposition sera ouverte du jeudi au dimanche, de 14h à 19h. La performance PYR et la présentation du four chamanique auront lieu à l’Atelier (…)

Du 17 décembre au 15 janvier 2022, Wilfried Nail proposera une exposition, des performances et des temps de Workshop au sein de l’Atelier 8 de Bonus. L’exposition sera ouverte du jeudi au dimanche, de 14h à 19h. La performance PYR et la présentation du four chamanique auront lieu à l’Atelier 8 le 8 janvier à 18h. Le samedi 15 janvier à 19h aura lieu, toujours à l’Atelier 8, la performance m.a.c.h.o.i.r.e.

« Quand l’art et la politique avancent main dans la main, il arrive que toute la force fictionnelle de l’un culbute sur l’autre, qu’ils s’empièrgent ensemble à la surface d’une réalité plate. Là où nous avons cru que l’art était un Don Quichotte dont les visions et les gestes valent mieux que les faits et leurs conséquences, d’autres pensent que le monde des représentations n’est qu’une occultation de plus, que l’art ne peut être exutoire ni la poésie prolétaire. Wilfried Nail, lui, réinstruit à sa manière le procès de la fiction. Il présente le troisième volet de son projet Rester dans le trouble présentée à Bonus jusqu’au 15 janvier 2021. » Marilou Thiebault

Pour plus d’informations : wilfriednail@gmail.com

Nous appliquons les règles sanitaires en vigueur

Médiation

08.12.21

Ecole élémentaire la Beaujoire 10 Av. de la Gare de Saint-Joseph

Enfants organisé par Le Collectif Bonus encadré par Ecole élémentaire la Beaujoire

Ateliers de pratique artistique avec Johann Bertrand Dhy

Retour en image sur l’atelier « mes pensées géométriques » réalisé en cette fin d’année par Johann Bertrand Dhy avec les élèves de l’école élémentaire de la Beaujoire. Ce temps de découverte artistique et cet atelier portaient sur la découverte d’un langage abstrait, l’élaboration d’un système de codification des idées, ce par (…)

Retour en image sur l’atelier « mes pensées géométriques » réalisé en cette fin d’année par Johann Bertrand Dhy avec les élèves de l’école élémentaire de la Beaujoire.

Ce temps de découverte artistique et cet atelier portaient sur la découverte d’un langage abstrait, l’élaboration d’un système de codification des idées, ce par des formes simples. Le projet continuera avec les élèves début 2022.

Ces ateliers pédagogiques sont réalisés dans le cadre des EAC Ville de Nantes.

PerformanceRencontre/conférence

18.11.21 19:00

Bonus Salle Blanche 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Tout public organisé par La Quinzaine Photographique Nantaise encadré par le Collectif Bonus

Performance « Nos châteaux en Ecosse » de Grégory Valton

« L’authenticité n’est pas historique mais visuelle. Tout semble vrai et donc tout est vrai. » Umberto Eco, La guerre du faux. « À partir d’un parchemin trouvé, mon grand-père a construit notre histoire familiale. Il a passé la moitié de sa vie à faire des recherches sur nos « illustres (…)

« L’authenticité n’est pas historique mais visuelle. Tout semble vrai et donc tout est vrai. »
Umberto Eco, La guerre du faux.

« À partir d’un parchemin trouvé, mon grand-père a construit notre histoire familiale. Il a passé la moitié de sa vie à faire des recherches sur nos « illustres ancêtres », les rois d’Écosse. Pour attester de l’authenticité de cette descendance et pouvoir la transmettre à ses enfants, mon aïeul a fabriqué des simulacres d’archives : il a dessiné des arbres généalogiques, réalisé des photos-montages, acheté un costume traditionnel, voyagé en Écosse, et rassemblé, dans un livre, tous ces documents qui fondent ce mythe.
Nos châteaux en Écosse aborde la question de la transmission, de l’identité, de l’empreinte familiale et mémorielle. Pour redonner vie à ces fragments du passé, je fabrique à mon tour des objets, détourne des images, questionne les archives. Me laissant guider par mes intuitions, j’imite, réinvestit et expérimente la démarche de mon grand-père. Dans un corps-à-corps avec le fantasme et l’authenticité, je fabrique à mon tour une fiction familiale, que je joue devant public lors d’une conférence-performée. »

Grégory Valton

Exposition

18.11.21 — 04.12.21 de 14:00 à 18:30

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Igor Porte encadré par le Collectif Bonus

Les Arbres Clepsydres, une exposition d’Igor Porte

Dans la volonté de cultiver une écoute et d’étendre son attention vers un Ailleurs, Igor Porte redonne vie aux restes de la nature et aux objets errants dans le but de prolonger leurs existences, de leur porter un regard nouveau, chargé d’un imaginaire et d’un potentiel créatif. Récolter des objets (…)

Dans la volonté de cultiver une écoute et d’étendre son attention vers un Ailleurs, Igor Porte redonne vie aux restes de la nature et aux objets errants dans le but de prolonger leurs existences, de leur porter un regard nouveau, chargé d’un imaginaire et d’un potentiel créatif. Récolter des objets de mémoire, des fragments, et transposer ses expériences avec l’environnement est une manière pour l’artiste de revaloriser le vivant, de se rattacher au réel et de conserver des liens avec le monde.

C’est pourquoi l’écoute est centrale dans ses créations. Sans cette approche sensorielle, le monde reste à l’écart, étranger et insaisissable. C’est en plongeant au cœur des Arbres Clepsydres que le visiteur pourra se laisser immerger par une pluie de sons, perdu dans ses pensées, en méditation, face à un paysage sonore qui se transforme jusqu’à s’évanouir dans la dernière goutte. Cette oasis de sons et de fragments constitue un refuge éphémère, mais aussi un terrain fertile qui ne cesse d’évoluer.

Vernissage mercredi 17 novembre à 18h30

 

 

Rencontre/conférence

19.10.21 à partir de 18h30

Bonus 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus

Rencontre avec François Dufeil

Actuellement en résidence au sein du Collectif Bonus, François Dufeil présentera son projet en cours mardi 19 octobre sur le site de Félix Thomas. L’occasion de découvrir son travail autour d’un verre. « Ancien aspirant Compagnon du Devoir, membre du collectif Wonder, François Dufeil a placé le savoir-faire artisanal et son (…)

Actuellement en résidence au sein du Collectif Bonus, François Dufeil présentera son projet en cours mardi 19 octobre sur le site de Félix Thomas. L’occasion de découvrir son travail autour d’un verre.

« Ancien aspirant Compagnon du Devoir, membre du collectif Wonder, François Dufeil a placé le savoir-faire artisanal et son partage au cœur de sa démarche. Par le détournement d’objets industriels et le déplacement de gestes ouvriers (plomberie, soudure, couture…), il produit des pièces qui échappent à la logique productiviste au profit de modes d’activation alternatifs, propres aux situations d’urgence ou à une économie autogérée. Une Boudineuse qui devient ustensile de cuisine ou une bouteille de gaz qui sert de Fonderie somnolente dé-fonctionnalisent ces objets premiers pour les assigner à de nouveaux usages, le plus souvent collectifs : cuisiner, faire de la musique, recycler des déchets ou frapper une monnaie. La bonbonne, qui articule l’inoffensivité d’un objet domestique à la dangerosité de la bombe artisanale, est exemplaire d’une démarche qui investit des formes agressives pour les destiner à des utilisations pratiques plus généreuses. Conçue comme un « système d’émancipation », autonome et low tech, chaque œuvre tient ainsi davantage de l’outil, activable par le seul corps, que de la machine aliénante. »

Florian Gaité, Extrait du catalogue de la 13 ème Biennale de la jeune création, La Graineterie – centre d’art contemporain de Houilles.

 

Exposition

06.08.21 — 27.08.21 de 14:00 à 19:00, du mercredi au samedi

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Capucine Bas Lorillot encadré par le Collectif Bonus

Exposition « Entre les lignes »

« Entre les lignes » est née d’une rencontre avec les artistes contemporains Olivier Garraud, Gianpaolo Pagni et la commissaire Capucine Bas Lorillot.  La démarche plastique des deux artistes contemporains se rejoint à travers le geste traditionnel du dessin où l’iconographie du motif et l’usage de la répétition est au cœur de leur processus (…)

« Entre les lignes » est née d’une rencontre avec les artistes contemporains Olivier Garraud, Gianpaolo Pagni et la commissaire Capucine Bas Lorillot. 

La démarche plastique des deux artistes contemporains se rejoint à travers le geste traditionnel du dessin où l’iconographie du motif et l’usage de la répétition est au cœur de leur processus de création. Chacun d’entre eux s’intéresse à la sérialité, à la collection des signes.

Que ce soit par la géométrie à travers le motif, la trame, le noir et le blanc et les différentes exploitations qu’ils en font (auto- production, fanzine, wall drawing, sculptures, design motion), les deux artistes se rapprochent d’une archéologie personnelle du dessin.

L’exposition « Entre les lignes » met en regard leur travail graphique au sein de l’espace d’exposition du collectif BONUS.

Vernissage jeudi 5 août de 18h30 à 21h.

Exposition

01.07.21 — 24.07.21 de 14:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

Exposition Last Night, sans dj qui save la life

Ce 1er juillet 2021, nous vernissons l’exposition « Last Night, sans dj qui save la life » de Louise Porte, artiste basée entre Lyon et Paris, qui achève sa résidence de 6 semaines au sein du collectif Bonus. – Là. Ici. Ça commence. Une performance active, l’exposition chorégraphiée, guidée par (…)
Ce 1er juillet 2021, nous vernissons l’exposition « Last Night, sans dj qui save la life » de Louise Porte, artiste basée entre Lyon et Paris, qui achève sa résidence de 6 semaines au sein du collectif Bonus.

Là. Ici. Ça commence. Une performance active, l’exposition chorégraphiée, guidée par des partitions, narratives ou dansées, réelles ou fictives. Nous sommes face à une plasticité de la scène à travers le geste, l’installation, l’image, à la lisière entre les arts visuels et vivants.

Regarder le passé pour recomposer le présent. Parler du temps qu’il fait, pour ne pas penser au temps qui passe.
Le corps devient le premier instrument. Différentes temporalités rythment la mise en scène, entre contemplation et activation, à travers les états de corps qui évoquent le contexte actuel. Le jogging devenait le meilleur laissez-passer. Le monde se mettait à courir, pour un semblant de liberté. Alors que les choses devaient ralentir d’un côté, elles s’accéléraient de l’autre. Sans masque, tenues fluos, lumière clignotante sur les chevilles, fronts suintants. Ils et elles sont les personnages de la fiction.

Vernissage le 1er juillet à partir de 18h. Performance à 19h.

Exposition

29.05.21 — 30.05.21 de 14:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles & la Salle Blanche, Félix Thomas Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par Le WAVE, Week-end des arts visuels

Expositions MICROWAVE

Les 29 et 30 mai 2021, les artistes de Bonus participent au WAVE, Week-en arts visuels regroupant une soixantaine de structures des arts visuels situées à Nantes et dans sa métropole. MICROWAVE est le titre des expositions collectives qui auront lieu sur chacun de nos sites : à l’Atelier 8 (…)
Les 29 et 30 mai 2021, les artistes de Bonus participent au WAVE, Week-en arts visuels regroupant une soixantaine de structures des arts visuels situées à Nantes et dans sa métropole.
MICROWAVE est le titre des expositions collectives qui auront lieu sur chacun de nos sites : à l’Atelier 8 sur le site de l’Îlot des Îles, dans la salle blanche sur le site de Félix Thomas.
Avec Xabi Ambroise, Johann Bertrand Dhy, Anthony Bodin, Caroline Bron, Laurence Broydé, Pauline Gompertz, Chloé Jarry, Laurence Landois, Ronan Lecrosnier, Olive Martin & Patrick Bernier, Wilfried Nail, Anna Picco, Céleste Richard Zimmermann, Cendrine Robelin, Lila Lou Séjourné, Delphine Soustelle Truchi, Benoît Travers, Anne-Sophie Yacono, Ariane Yadan, Charlie Youle & Bevis Martin, Justin Weiler.
Site de l’Îlot des îles : 36-42 mail des Chantiers, Nantes
Site de Félix Thomas : 39 rue Félix Thomas, Nantes
Pour plus d’informations sur l’ensemble du week end, rendez-vous sur le site web du WAVE https://weekendartsvisuels.fr/leslieux/

MédiationWorkshop/atelier

01.01.21

Collège la Reinetière / Collège la Durantiere Sainte Luce sur Loire / Nantes

Scolaires organisé par Le Collectif Bonus encadré par Julie Knaebel

Ouvrir le livre

L’artiste Julie Knaebel, en ce début d’année 2021, a proposé aux collèges de la Durantiere et de la Reinetière le projet d’éducation artistique et culturelle (EAC) : « Ouvrir le livre ». À travers des ateliers, les enfants étaient amenés à porter un nouveau regard sur le livre, à apprendre à en (…)

L’artiste Julie Knaebel, en ce début d’année 2021, a proposé aux collèges de la Durantiere et de la Reinetière le projet d’éducation artistique et culturelle (EAC) : « Ouvrir le livre ».

À travers des ateliers, les enfants étaient amenés à porter un nouveau regard sur le livre, à apprendre à en réaliser par eux-même, à expérimenter différents types de reliures, à créer des histoires par l’image, et par les mots. Ils ont découvert des livres d’artistes, et à chaque séance ont fabriqué des objets-livres différents, de manière collective ou individuelle, par le collage, le dessin, l’impression en risographie : livre-puzzle, livre infini, livre uni, livre-pli…

Retour en images…

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Pour ce projet, Bonus a reçu l’aide du Département Loire-Atlantique

Résidence

11.02.21 — 15.03.21

organisé par Les Factotum

APPEL À CANDIDATURES / Résidence d’accompagnement à la production pour les artistes plasticien.nes

Cet appel à candidatures est proposé par les Factotum, un regroupement de professionnels travaillant pour les artistes, les créateurs et les structures publiques ou privées : le Collectif Bonus, Arcam Glass, Atelier H4, Cellule B, MilleFeuilles, Philippe Piron, Stations Services. L’objectif est de mettre à la disposition des artistes plasticien.nes une plateforme d’aide à la production (…)

Cet appel à candidatures est proposé par les Factotum, un regroupement de professionnels travaillant pour les artistes, les créateurs et les structures publiques ou privées : le Collectif Bonus, Arcam GlassAtelier H4Cellule BMilleFeuillesPhilippe PironStations Services. L’objectif est de mettre à la disposition des artistes plasticien.nes une plateforme d’aide à la production en réunissant des savoir-faire de la filière artistique.

Ce projet de résidence s’adresse aux artistes plasticien.nes résident.es du Département de Loire-Atlantique, et est ouvert à toute production d’œuvre d’art nécessitant l’accompagnement de l’une ou de plusieurs structures qui composent les Factotum.

5 à 10 artistes seront selectionné.es pour y participer.

Conditions de résidence :

• Bourse de production modulable de 250 € à 1 000 € / artiste.
• Honoraires de 250 € à 500 € / artiste.
• Mise à disposition des équipes techniques : de 1 à 4 jours.

Modalités de candidature :

Candidatures (CV, portfolio, note d’intention du projet, budget du projet — 10 Mo maximum) à adresser uniquement par email à : lesfactotum@gmail.com

• Date limite de réception des candidatures : lundi 15 mars 2021 – midi.
• Dates de production en atelier : de mai à septembre 2021.

Plus d’informations dans l’appel à projet ci-dessous.

Site Web des Factotum : http://www.lesfactotum.fr/

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Pour ce projet les Factotum reçoivent le soutien du Département de Loire-Atlantique et de la Ville de Nantes dans le cadre des aides déployées en appui aux acteurs culturels pour la relance de l’activité artistique.

Résidence

01.01.21

Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Annonce des Lauréats 2021 de la résidence de création Bonus

Suite à notre appel à candidature pour les résidences de création de Bonus, le jury s’est réuni en novembre dernier et a sélectionné parmi les nombreux dossiers nos deux lauréats pour l’année 2021. C’est François Dufeil et Camille Tsvetoukhine qui ont été sélectionnés pour venir nous rejoindre à Bonus le (…)

Suite à notre appel à candidature pour les résidences de création de Bonus, le jury s’est réuni en novembre dernier et a sélectionné parmi les nombreux dossiers nos deux lauréats pour l’année 2021.

C’est François Dufeil et Camille Tsvetoukhine qui ont été sélectionnés pour venir nous rejoindre à Bonus le temps d’une résidence et d’une exposition. Félicitations à eux !

« Ancien aspirant Compagnon du Devoir, membre du collectif Wonder, François Dufeil a placé le savoir-faire artisanal et son partage au cœur de sa démarche. Par le détournement d’objets industriels et le déplacement de gestes ouvriers (plomberie, soudure, couture…), il produit des pièces qui échappent à la logique productiviste au profit de modes d’activation alternatifs, propres aux situations d’urgence ou à une économie autogérée. Une Boudineuse qui devient ustensile de cuisine ou une bouteille de gaz qui sert de Fonderie somnolente dé-fonctionnalisent ces objets premiers pour les assigner à de nouveaux usages, le plus souvent collectifs : cuisiner, faire de la musique, recycler des déchets ou frapper une monnaie. La bonbonne, qui articule l’inoffensivité d’un objet domestique à la dangerosité de la bombe artisanale, est exemplaire d’une démarche qui investit des formes agressives pour les destiner à des utilisations pratiques plus généreuses. Conçue comme un « système d’émancipation », autonome et low tech, chaque œuvre tient ainsi davantage de l’outil, activable par le seul corps, que de la machine aliénante. »

Florian Gaité, Extrait du catalogue de la 13 ème Biennale de la jeune création, La Graineterie – centre d’art contemporain de Houilles.

 

Camille Tsvetoukhine est diplômée de la HEAD Genève (2013) et de l’ESBA, Angers, (2010). À travers la rencontre d’éléments préexistants elle crée des fictions en faisant un pont entre histoire individuelle et collective. L’écriture apparaît dans son travail comme axe principal, ce qui l’amène ensuite à interroger le potentiel narratif pour créer diverses formes plastiques. Elle aborde ainsi des questions politiques actuelles, afférents souvent à des enjeux écologiques et féministes.

Elle a récemment exposé à la galerie Edouard Escougnou (Paris), au Parc St Léger (Hors les murs, Nevers), au Bains Douches (Alençon), à la Zoo Galerie (Nantes) etc. Depuis 2018, elle gère la programmation de l’artist run space Idealfrühstück (Paris 13ème).

Pour en savoir plus sur leurs pratiques :

c’est par ici : http://francoisdufeil.fr/

et par là : http://www.draw-it.fr/

Exposition

15.12.20 — 23.12.20 de 14:00 à 20:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Expo en vitrine / expo vente « Boxon salin poésie tondue »

Pour découvrir le teaser de l’exposition Boxon Salin Poésie Tondue : Par Matthieu Hague Vous trépignez de retrouver un contact à l’art au-delà du monde numérique ? Cela vous manque d’activer vos rétines pour apprécier formes et couleurs, espaces en profondeurs ? Vous êtes pressé.es d’agiter vos antennes de la (…)

Pour découvrir le teaser de l’exposition Boxon Salin Poésie Tondue :

Par Matthieu Hague

Vous trépignez de retrouver un contact à l’art au-delà du monde numérique ? Cela vous manque d’activer vos rétines pour apprécier formes et couleurs, espaces en profondeurs ? Vous êtes pressé.es d’agiter vos antennes de la curiosité au sein d’une ville libérée ?

Les artistes de Bonus vous ont concocté l’exposition/vente « Boxon salin poésie tondue » au sein de l’Atelier 8.

Ce projet est né du souhait profond des artistes de renouer avec les publics, avec la vie hors de l’atelier. Comme vous le savez les confinements successifs coupent les artistes des circuits de diffusion. Les expositions s’annulent ou se désincarnent, la vie des œuvres reste en suspens, ne pouvant se réaliser à travers vos regards, impressions émotions. Et la précarité omniprésente dans le milieu des arts visuels se renforce.

Les dernières annonces du gouvernement nous empêchent de vous ouvrir grand la porte de notre espace d’exposition. Les artistes s’adaptent et vous proposent une exposition vitrine /vente du 15 au 23 décembre. Chaque jour de 14h à 20h, levée de rideau sur une sélection d’œuvres réalisées par 22 artistes :

Xabi Ambroise // Anthony Bodin // Caroline Bron // Laurence Broydé // Pauline Dufour // Makiko Furuichi // Olivier Garraud // Pauline Gompertz // Chloé Jarry // Julie Knaebel // Laurence Landois // Julie Maquet // Bevis Martin & Charlie Youle // Cendrine Robelin // Michaela Sanson-Braun // Lila Lou Séjourné // Delphine Soustelle Truchi // Benoît Travers // Grégory Valton // Anne-Sophie Yacono // Ariane Yadan

Toutes les œuvres présentées sont à vendre. Si vous êtes intéressé.e par une pièce, les contacts des artistes sont à votre disposition à l’Atelier 8. Deux sessions de vente d’impressions RISO réalisées par les artistes en éditions limitées seront organisées pendant le temps de l’exposition : les 19 et 23 décembre de 17 à 19h. Découvrez ces oeuvres imprimées sur les réseaux sociaux de Bonus et venez faire votre sélection à l’Atelier 8 ! La totalité du montant des ventes sera reversée aux artistes participant.es.

Ci-dessous le communiqué des réseaux nationaux et territoriaux des arts visuels pour la réouverture des lieux de création et d’exposition :
poleartsvisuels-pdl.fr/actions/communique

Au plaisir de vous croiser aux abords de l’Atelier 8 !

Graphisme de l’affiche par Laurence Broydé

Résidence

12.10.20 — 23.11.20

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus

Résidence de création de Louise Porte

« Ma pratique se situe entre les arts visuels et vivants. Mes recherches d’installations, axées autour de la narration, nourrissent mes travaux chorégraphiques, et inversement. Inspirée par ce qui est de l’ordre scénique, je joue ces codes, je crée des liens, des échanges. La sculpture devient image, l’image apparaît comme une (…)

« Ma pratique se situe entre les arts visuels et vivants. Mes recherches d’installations, axées autour de la narration, nourrissent mes travaux chorégraphiques, et inversement. Inspirée par ce qui est de l’ordre scénique, je joue ces codes, je crée des liens, des échanges. La sculpture devient image, l’image apparaît comme une installation, guidée par le geste, dans le quotidien. J’écris ces nouveaux langages par le corps et la mise en scène, explorant les champs du contexte actuel, créant ainsi une nouvelle fiction. Ma pratique est principalement axée sur la recherche d’une scène, hors scène. L’évoquer pour mieux en parler.

Il y a, dans mon travail, un rapport à la temporalité, au temps suspendu, une latence activée, des actions à la fois énergiques ou lasses. Je questionne ces équilibres, qui sont comme des opposés en cohabitation, en créant des formes d’échappatoires. Je me demande alors si c’est une fuite de la réalité ou une manière d’être encore plus ancrée dans celle-ci. »

Louise Porte

Louise Porte sera de retour à Bonus à la fin du printemps 2021 pour la préparation de son exposition de fin de résidence à l’Atelier 8.

https://louiseporte.wixsite.com/louiseporte

Exposition

08.10.20 — 25.10.20 de 15:00 à 19:00, du jeudi au dimanche

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Mykola Mudryk encadré par le Collectif Bonus

Side A Side B

« Intitulée SideA/SideB, l’exposition de Mykola Mudryk explore une mise en relation entre le châssis de la peinture et les différentes dimensions que peut prendre la musique, en terme d’univers comme de moment de méditation. Amateur de musique, au travers d’un spectre allant du jazz sixties au jazz fusion ou expérimental (…)

« Intitulée SideA/SideB, l’exposition de Mykola Mudryk explore une mise en relation entre le châssis de la peinture et les différentes dimensions que peut prendre la musique, en terme d’univers comme de moment de méditation.

Amateur de musique, au travers d’un spectre allant du jazz sixties au jazz fusion ou expérimental des années70, ainsi qu’au funk disco, l’artiste cultive le fétichisme de l’objet vinyle comme la notion de matérialité de l’élément sonore, qui peut devenir un motif à part entière que l’on retrouve ici et là, dans certaines de ses peintures. Façon de mettre en confrontation et concurrence deux pratiques présentes mais aussi distinctes dans le quotidien de l’artiste, SideA/SideB a pour enjeu de négocier cette connexion et coexistence, tant conceptuelle que sensitive, tout aussi spatiale que sensuelle.

Conjuguant spontanéité et spiritualité, si l’analogie entre les deux médiums s’active chez Mykola Mudryk, telles des pistes parallèles, c’est notamment par le fait que tous les deux s’opèrent par des superpositions de couches et de touches, et peuvent coïncider avec l’apparition possible d’une image ou d’une rêverie.

Grâce au traitement des couleurs et des incarnations, les peintures de l’artiste sont souvent l’endroit d’un jeu et d’une tension vers l’abstrait. A la fois corpus d’icônes fractales et journal lacunaire, les productions de l’artiste procèdent par focalisations, détails et une esthétique stylisée du fragment et des corps dénudés. Suggestives et charnelles, par la gamme chromatique déployée, les pièces de Mykola Mudryk balancent entre motifs abstraits et géométriques, sexualité et désir, prisme fantasmatique et érotisme ambigu.

Conçue comme le point de départ d’une recherche qui débute, SideA/SideB correspond à ce désir, pour l’artiste, de mixer l’installation sonore et le display pictural, les imageries et l’idée d’ambiance. Entre l’espace d’écoute et la synesthésie visuelle, l’intérieur des toiles se répercute sur fond de boucle et de nappe musicale diffusée par l’enceinte: les deux facettes d’une pratique autours desquelles Mykola Mudryk fait tourner et déambuler le spectateur. »

Frédéric Emprou, octobre 2020

Exposition

23.04.21 — 16.05.21 Ouverture des rideaux de 14:00 à 18:00, du lundi au dimanche

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Anne Sophie Yacono et Cornelia Eichhorn encadré par le Collectif Bonus

Stalagmitus Digitus Stalactica Purusa

« Derrière « Doigts Stalagmite, Pénis stalactite » se cache la rencontre de Cornelia Eichhorn et d’Anne-Sophie Yacono. Dans ce jeu, entrechoquant formules latines et soudaines apparitions effrontées de membres triviaux, on y lit, au-delà d’une certaine bouffonnerie Rabelaisienne, une volonté de rebattre les cartes. Ces artistes, traversées par le constat (…)

« Derrière « Doigts Stalagmite, Pénis stalactite » se cache la rencontre de Cornelia Eichhorn et d’Anne-Sophie Yacono. Dans ce jeu, entrechoquant formules latines et soudaines apparitions effrontées de membres triviaux, on y lit, au-delà d’une certaine bouffonnerie Rabelaisienne, une volonté de rebattre les cartes. Ces artistes, traversées par le constat de l’absurde répétition de systèmes de dominations, de classes et de genres, dévoilent leurs rouages en désignant le corps comme lieu de révélation et de résistance.[…] »

Lucie Camous

 

Exposition visible de la vitrine de l’Atelier 8 et sur rendez-vous. Des visites pour les professionnels et artistes sont possibles en contactant Anne-Sophie Yacono au 06 77 09 86 01 ou en lui écrivant à : annesophieyacono@yahoo.fr

PerformanceRencontre/conférence

03.09.20 — 09.09.20

L'Îlot des Îles 36-42 Mail des Chantiers (dans la cour intérieure) 44200 Nantes

organisé par Patrick Bernier et Olive Martin encadré par le Collectif Bonus

Le Déparleur, au motif du dédale des îles

Depuis 2011, nous n’avons cessé de poursuivre notre apprentissage du tissage, auprès de tisserand.e.s sénégalais, françaises et chinois et de faire évoluer notre technique et la configuration du Déparleur. Aujourd’hui, la technique  andjaque que nous avons apprise auprès d’Ousmane Kà, à Dakar, nécessite qu’on soit au moins deux sur le même ouvrage, (…)

Depuis 2011, nous n’avons cessé de poursuivre notre apprentissage du tissage, auprès de tisserand.e.s sénégalais, françaises et chinois et de faire évoluer notre technique et la configuration du Déparleur. Aujourd’hui, la technique  andjaque que nous avons apprise auprès d’Ousmane Kà, à Dakar, nécessite qu’on soit au moins deux sur le même ouvrage, l’un activant les lisses d’armure et passant la navette, l’autre levant les lacs permettant l’inscription d’un motif programmé dans le tissu. Ce métier à la tire, ancêtre des métiers Jacquart, nous incite à réfléchir à une évolution alternative du métier à tisser, outil emblématique de la révolution industrielle, qui ne privilégierait pas la réduction des coûts de production, mais l’intensification des relations humaines.

Le tissage est l’une des techniques les plus anciennes et les plus répandues de l’humanité. Dans nombre de cultures, cette activité est liée à des mythes de création de la communauté ; dans beaucoup, elle est un moment de convivialité. Elle est toujours un acte social. Nous cherchons donc à augmenter les intervenants autour du métier, démultipliant les tâches pour faire apparaître dans le tissu même l’histoire de sa co-élaboration. Nous avons trouvé dans cette installation ponctuelle de notre atelier dans l’espace public, une forme adéquate d’agentivité de notre travail artistique. Elle concentre en une unité de temps et de lieu, ce que dans d’autres  contextes on nommerait séparément la production, la performance, l’exposition et la médiation de l’oeuvre. Ces différentes tâches non seulement s’épaulent dans leur simultanéité mais s’y affranchissent de limites inhérentes. En un équilibre délicat, lié à au caractère à la fois étrange et familier de l’installation, à son inscription dans le rythme quotidien d’un quartier, à la discrétion, l’opiniâtreté et l’universalité de l’activité de tisser, nous cherchons à échapper à l’identification univoque, qu’elle soit d’une oeuvre d’art dans l’espace public, d’une animation de rue, d’un métier ambulant, d’un atelier pédagogique…

Exposition

01.09.20 — 26.09.20 de 14:00 à 19:00, du mardi au samedi

Atelier 8 36 Mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Michaela Sanson-Braun encadré par le Collectif Bonus

55 jours de confinement

Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la pratique de Michaela Sanson-Braun, procède de l’attitude réflexive à la fois sur le médium, son cadre et ses possibilités. Si la peinture chez l’artiste peut être souvent le lieu d’ « une situation de peinture », ou d’un « défi pictural », (…)

Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la pratique de Michaela Sanson-Braun, procède de l’attitude réflexive à la fois sur le médium, son cadre et ses possibilités. Si la peinture chez l’artiste peut être souvent le lieu d’ « une situation de peinture », ou d’un « défi pictural », tel qu’elle le décrit, il est à entendre ici, presque dans un sens iconoclaste et volontiers ironique, qui tiendrait du pari selon le contexte. A partir d’emprunts à l’univers de la société de consommation et une imagerie standardisée contemporaine, la façon dont Michaela Sanson-Braun manipule les effigies domestiques, participe de détournements qui mettent en suspens ou en crise les valeurs d’usage du regard. Entre analyse socio-critique, interrogation sur les rapports utilitaires et la fonctionnalité d’objets du quotidien ou d’un sujet déterminé, les productions de l’artiste allemande conjuguent expérimentations visuelles et ornementales, jeux de renversements et humour à froid.

Manière de raconter et documenter cet événement hors norme à la fois intime et quasi planétaire que fut le confinement, l’exposition 55 jours de confinement présente une sélection des cinquante-cinq peintures numérotées et réalisées par Michaela Sanson-Braun pendant le printemps dernier. Témoignages de cette expérience d’isolement à domicile vécu par l’artiste, ces différentes vues quotidiennes de sa fenêtre de son salon proposent une déclinaison picturale du motif de la cabane relevant à la fois du dispositif et du protocole. Prétexte à la variation sur le même thème et l’exercice répétitif poussé jusqu’à l’épuisement et l’absurde, l’exposition 55 jours de confinement offre la mise en abyme entre une projection et ses représentations, les notions de fragment et de lieu figuré, de parallèles entre habitat précaire et état mental. Parce qu’elles sont confectionnées à partir de rebus de bois de différentes tailles et factures, supports de fortune hétérogènes, l’ensemble des peintures de Michaela Sanson-Braun dessine aux murs une toile composite grâce à la mise en écho des pièces entre et leur circulation gigogne. Tel qu’il s’agirait d’un storage amovible et fictif, déplacé dans un white cube, l’assemblage des textures et des épaisseurs entretient le trouble entre l’idée d’installation et d’éléments modulaires, d’art brut ou d’art naïf, de mobilier et de surfaces peintes. Comme elle questionne une certaine matérialité de la peinture, des dimensions de l’espace d’exposition et des conditions de son accrochage, Michaela Sanson-Braun, de même qu’elle investit le répertoire des codes et styles picturaux de façon railleuse, suggère l’infinité des combinaisons et des agencements possibles à travers cette sérialité.

55 jours de confinement tient à la fois du geste plastique, de la donnée performative, du dérisoire et d’une logique de la prouesse menée avec mauvais esprit.

Frédéric Emprou

Médiation

27.02.20

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et Centre de loisirs ACCOORD encadré par Charlie Youle

Robots

Il s’agit d’un atelier d’assemblage pour fabriquer des machines et des robots en volume à partir d’éléments géométriques en carton et blocs de mousse, peinture et des vrais composants électroniques (résistences, leds, condensateurs etc). Charlie youle Le matin : On aborde le sujet de l’électronique par une courte démonstration de (…)

Il s’agit d’un atelier d’assemblage pour fabriquer des machines et des robots en volume à partir d’éléments géométriques en carton et blocs de mousse, peinture et des vrais composants électroniques (résistences, leds, condensateurs etc). Charlie youle

Le matin :

On aborde le sujet de l’électronique par une courte démonstration de mini projets électroniques avec piles, leds et moteurs. On pourra faire des « brushbots » des petits robots fabriqués avec une brosse a dent qui peut se déplacer à l’aide d’un moteur vibratoire.

Ensuite les enfants vont assembler des éléments avec de la colle et scotch masquage pour faire leur machines ou robots. Les assemblages seront peint avant la fin de la matinée.

L’après-midi :

Sera consacrée à la décoration des machines : les enfants pourront attacher des boutons et des vrais composants, des étiquettes avec les numéros de séries, des tableaux de bords etc. Il sera aussi possible de mettre des leds pour ajouter des petites lumières.

https://martinandyoule.squarespace.com/

 

Médiation

25.02.20 — 25.02.21

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et le centre de loisirs ACCOORD encadré par Caroline Molusson

Carrément invisible

Ce projet a pour origine certaines de mes oeuvres qui interrogent la notion d’invisibilité. Il s’agit de On n’y voit rien : lettres découpées dans du plexiglas fixées au mur et dont on ne voit que l’ombre. Ainsi que de l’oeuvre Cela reste à voir : une sculpture qui se (…)

Ce projet a pour origine certaines de mes oeuvres qui interrogent la notion d’invisibilité. Il s’agit de On n’y voit rien : lettres découpées dans du plexiglas fixées au mur et dont on ne voit que l’ombre. Ainsi que de l’oeuvre Cela reste à voir : une sculpture qui se met en mouvement de façon si brève que le spectateur n’est pas certain de l’avoir vue bouger. La peinture MIse en attente est une ligne d’aquarelle ayant coulé sur le mur, elle est très ténue et résiste aussi au premier regard. Ces oeuvres questionnent notre regard et aussi notre attente sur l’art.

Je souhaite attirer l’attention des enfants sur notre capacité à observer. En prenant pour point de départ les oeuvres pré-citées et le monochrome de Malévitch Carré blanc sur fond blanc, de 1918, je propose aux enfants de réaliser des oeuvres blanc sur blanc.

Les trois heures d’atelier se déroulent comme suit :

La première partie de la séance consiste à les faire réfléchir sur les matériaux et techniques à utiliser pour réaliser un carré blanc sur fond blanc. Cette étape doit permettre aux enfants d’aller chercher dans leur environnement quotidien des outils de création : farine, fil blanc, colle blanche ou transparente, scotch, craie, etc, tout ce qui est blanc ou transparent peut-être utilisé. Certains dessins peuvent être photographiés puis imprimés, car éphémères s’ils sont réalisés avec des glaçons, des oeufs montés en neige, de la mousse de savon, etc.

Le but est de leur montrer que le champ d’expérimentation est illimité et de les accompagner dans le choix de leur matériau, de les inciter à essayer leurs idées même les plus inattendues, c’est l’expérimentation et une grande ouverture à l’imaginaire qui est favorisée.

La dernière phase de l’atelier sera un temps de bilan et d’observation des oeuvres réalisées, elle permet de voir que malgré la tentative d’invisibilité on distingue beaucoup de détails, que des jeux subtils sur les nuances de gris se sont faits. On parvient ainsi à apprécier le vide, l’infime et à affiner son regard.

Les dessins et photographies seront accrochés avec les enfants en les incitant à faire des essais avant de prendre une décision afin de rythmer leur accrochage. Cet accrochage aura lieu après les trois heures d’ateliers et suite au temps de rangement et de nettoyage de la salle de travail.

http://www.carolinemolusson.com/

Médiation

25.02.20 — 25.02.21

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et Centre de loisirs ACCOORD encadré par Blandine Brière

Atelier avec Blandine Brière

Enjeux Être à l’écoute, observer, je propose un atelier autour de la matière sonore.
Le son pour un temps livre sa matière, chaleureuse ou sèche, brute ou travaillée, enveloppante ou éloignée… Laisser résonner son langage, récupérer des matières de notre environnement direct et les provoquer, projetant leurs identités. Ce projet propose (…)

Enjeux

Être à l’écoute, observer, je propose un atelier autour de la matière sonore.
Le son pour un temps livre sa matière, chaleureuse ou sèche, brute ou travaillée, enveloppante ou éloignée…
Laisser résonner son langage, récupérer des matières de notre environnement direct et les provoquer, projetant leurs identités.
Ce projet propose de jouer avec la perception, de développer un imaginaire personnel, un langage propre, exprimer une émotion, émettre un point de vue. L’atelier s’adaptera selon l’âge des enfants.

Premier temps : rencontre

Matin : 1h30

Un premier temps de rencontre me permettra d’introduire l’univers sonore qui nous entoure au quotidien de façon ludique, pour ensuite présenter ma démarche artistique de l’appropriation de la matière sonore.
Qu’est ce qu’un son ?
Une sorte de laboratoire me permettra de leur expliquer le phénomène sonore par l’ondulation, nous pourrons par exemple voir l’impact d’un caillou sur l ‘eau.
Nous aborderons également les fréquences, la hauteur du son, pour distinguer l’aigu des médiums et des graves, cela peut se faire en jouant sous forme de blind test avec des fréquences pures et comprendre les notes de musique associée à une fréquence.

Ce temps d’échange me permettra d’aborder mon travail plastique, ainsi que celui d’autres artistes ayant une démarche voisine. Cette présentation se fera sous forme de questions, il s’agit d’enrichir le vocabulaire des enfants, pour traduire les émotions, à l’écoute de différentes pièces sonores sans connaître les installations auxquelles elles réfèrent.
J’aimerais que le travail d’écoute puisse stimuler l’imaginaire et les guider pour développer un champ lexical de l’intention. Puis nous pourrons réécouter les créations sonores en regardant les images des installations auquelles elles réfèrent.
Cette session d’écoute abordera également comment le son représente un personnage, un lieu, une époque.
Nous pourrons aussi analyser comment il souligne un mouvement ; courir, galoper, tournoyer, planer, caresser …

Deuxième temps : Pratique
Comment représente t-on un son ?

Après-midi : 1h30

Après cette première partie d’intervention qui brosse un portrait du son plusieurs ateliers de pratique pourront être menés, en résonance avec ces notions fraîchement acquises.
L’idée est simple, chaque enfant est invité à choisir une image de « son » paysage, puis de réaliser sa partition: un atelier dessin qui permettra de comprendre les sons de façon imagée.

Collecte d’image, présentation de son image.

Travailler en équipe, c’est un axe prioritaire de ces ateliers, mettre en commun les recherches de chacun pour une mise en valeur globale et individuelle de chacune des partitions.
Apprendre à réaliser un projet dans une démarche collective, en prenant en compte les potentialités du groupe et les objectifs fixés avec l’enjeu de l’exposition.

Nous prendrons le temps de découvrir le travail d’artistes qui jouent avec la représentation du son en image. Pour exemple, cela pourra donner lieu à la découverte de l’exposition de Bernie Krause à la fondation Cartier Le grand orchestre des animaux, ayant de nombreux documents collectés sur ce travail, je pourrais partager avec les enfants sa démarche de bio acousticien et son mode de représentation.

J’envisage également de montrer comment sur une partition dessiner des sons qui ne sont pas des notes. En m’appuyant sur la partition dessinée réalisée pour la chorale de l’installation sonore Dessous, nous pourrons créer la partition pour un paysage sonore.

Ces actions visent à permettre aux enfants de s’approprier des outils, des techniques et méthodes de travail qui viennent enrichir leurs capacités d’expression et leur sensibilité artistique, dans un contexte expérimental.

Chacun est libre de proposer sa vision de son environnement direct, d’interpréter le mot paysage.
Les « musiciens » racontent une histoire, toujours en rapport avec le paysage de départ, en notant les bruitages, leur ordre d’apparition, l’intensité sonore…
Les enfant garderont en trace de cet atelier cet objet « paysage sonore », son image.

http://blandinebriere.blogspot.com/

Médiation

27.02.20

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et Centre de loisirs ACCOORD encadré par Bevis Martin

Comics !

Atelier de pratique artistique avec Bevis Martin L’univers de ‘comics’, petit BDs hebdomadaire britanniques débordant de gags et de personnages farfelus, est très peu connu en France. Ces BDs, extrêmement populaire il y a 40 ans, un peu moins aujourd’hui, ont des styles de dessin très variés et souvent intéressant. (…)

Atelier de pratique artistique avec Bevis Martin

L’univers de ‘comics’, petit BDs hebdomadaire britanniques débordant de gags et de personnages farfelus, est très peu connu en France. Ces BDs, extrêmement populaire il y a 40 ans, un peu moins aujourd’hui, ont des styles de dessin très variés et souvent intéressant. En plus ils ont plein d’éléments qui donnent des idées sur la culture Britannique et de aspects de la vie quotidienne comme la nourriture et les passetemps (et comme les archétypes de ces BD ont émergé dans les années 40, souvent plutôt ‘historique’), et de l’humour bien particulier (les jeux de mots craignos, des rébus…). On y trouve des personnages doué des super pouvoirs absurdes ou des super-héros improbable comme Bananaman (un façon de se moquer des BD américains), des objets magiques, aussi que un aperçu de l’école britannique et ces professeurs, et bien sûr des farces et des bêtises.

Enfant j’étais passionné de ces BDs – ils m’ont beaucoup marqué dans ma pratique artistique où l’humour, le spontanéité, le détournement des codes, et l’inventivité dans le dessin sont souvent important.

Je propose donc d’aborder des activités de dessin, de création des personnages et histoires avec ces BDs comme point de départ et par ceci de arriver aussi à un approche ludique au langue anglais.

J’ai déjà mené un atelier avec la même principe avec un groupe d’enfants d’une école primaire avec des résultats très intéressants et beaucoup d’enthousiasme de la part des enfants.

Bevis Martin

Déroulement: 9:30 -11:00

Présentation des BD anglais (Beano, Nutty), leur histoire, leur particularités (les thématiques – école, farces, tyrans…), les jeux des mots, les blagues et les ‘punchlines’, les styles de dessin, etc et des différences entre les BD en France et le Royaume-Uni.

Croquis préliminaires et notes pour idées des personnages, d’un titre, d’histoires.

14:30 – 16:00

Dessins des cases ou utilisation des cas deja dessiné; dessiner un histoire d’une page sur papier A3, d’abord en crayon et puis (si il reste du temps) retracé en encre et coloré.

Matériel: crayons bois, feutres fins et feutres ‘pinceau’, feutres couleur, papier A3

Médiation

30.01.20

39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus encadré par Sylvie Gabet Lebrec (proffesseure d'arts visuels au Lycée Saint Stanilas)

Visite d’ateliers à Félix Thomas

Visites des ateliers de Julie Knaebel et Charlie Youle & Bevis Martin à Félix Thomas par des élèves de terminal du lycée Saint Stanislas (Nantes).

Visites des ateliers de Julie Knaebel et Charlie Youle & Bevis Martin à Félix Thomas par des élèves de terminal du lycée Saint Stanislas (Nantes).

Exposition

29.01.20 — 02.02.20

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par MPVite

éditer‿exposer • exposer‿éditer

Ruedi Baur, Alex Chevalier, Arthur Debert, Frédéric Dumond, Peter Downsbrough, Julien Duporté, Nicolas Geiser, Marianne Mispelaëre, Sara Mackillop, Camila Oliveira Fairclough, Yann Sérandour, Hélène Thiennot, Bernard Villers et des éditions collectives. Pour la deuxième année consécutive MPVite organise un évènement autour du livre d’artiste. Après une édition autour de la (…)

Ruedi Baur, Alex Chevalier, Arthur Debert, Frédéric Dumond, Peter Downsbrough, Julien Duporté, Nicolas Geiser, Marianne Mispelaëre, Sara Mackillop, Camila Oliveira Fairclough, Yann Sérandour, Hélène Thiennot, Bernard Villers et des éditions collectives.

Pour la deuxième année consécutive MPVite organise un évènement autour du livre d’artiste.

Après une édition autour de la REVUE d’artiste, nous axons cette année sur la question du livre d’artiste et son rapport à l’exposition.

L’évènement se déroule en deux parties avec la présentation d’une conférence menée par Jérôme Dupeyrat (samedi 25 janvier, site Bonus de Félix Thomas) et d’une exposition de livres d’artiste (Bonus, Atelier 8, site de l’Ilot des Iles) .

Si le livre peut être à lui même un espace d’exposition, il devient aussi plus qu’un support dans la pratique de certains artistes. Les éditions présentées dans l’exposition « Éditer Exposer Exposer Éditer » questionnent chacune à leur manière le statut de l’objet éditorial.

L’édition porte en elle un potentiel imaginatif qui permet une projection mentale dans la pratique artistique. Elle perd le statut unique de traces écrites ou visuelles pour devenir l’extension d’une démarche et un médium d’expression plastique à part entière.

MPVite remercie ses partenaires : BONUS pour la mise à disposition des locaux, le Cabinet du Livre d’Artistes (Rennes) pour le prêt des éditions d’artistes et tous les artistes participants.

Résidence

17.01.20 — 28.02.20

Atelier 6 Ateliers des résidences sur le site de l'Ilot des Iles 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Collectif Bonus

Julie Bonnaud et Fabien Leplae « Construire un feu // Arroser les plantes »

Notre projet de résidence consiste au lancement du dispositif itinérant de Construire un feu // Arroser les plantes. De forme installative et performative, CF//AP triangule les parts manuelle, infographique et robotique d’une pratique expérimentale de dessin à quatre mains, avec du design d’objet, incarné par un mobilier d’atelier qui intègre (…)

Notre projet de résidence consiste au lancement du dispositif itinérant de Construire un feu // Arroser les plantes. De forme installative et performative, CF//AP triangule les parts manuelle, infographique et robotique d’une pratique expérimentale de dessin à quatre mains, avec du design d’objet, incarné par un mobilier d’atelier qui intègre un système de culture artificielle, convoquant des phénomènes biologiques.

Le noyau de ce dispositif est un mobilier-outil au statut intermédiaire agençant la mise en présence de mondes parallèles afin de faire émerger des situations où des entités communiquent ou non. Conçu en deux exemplaires, il vise à conjuguer l’observation (captation d’images, collecte de données…) d’organismes vivants (culture d’adventices hors-sol), à notre pratique du dessin assistée par Drawbot*.

Nous avons mis à profit les six semaines de résidence à Bonus afin de rendre opérant l’ensemble du dispositif Construire un feu // Arroser les plantes. Pour cela nous y avons conçu, en collaboration avec un le designer Jérémy Astrié, les systèmes d’accroche des supports de dessin : deux types de cimaises différents nous permettant d’exploiter les deux faces de chaque mobilier.

Nous avons également conçu et assemblé les éléments qui constituent les jardins artificiels hors-sol : des lampes horticoles côtoient un circuit de deux bacs en eau profonde reliés par des tables à marées constituées de pompes à eau et de gouttières horticoles. Nous avons disposé deux bacs en eau profonde dans le second mobilier. La fin du chantier s’est concentrée sur la réalisation des circuits d’alimentation électrique, nous permettant d’exposer le projet en toute sécurité. La résidence aux Ateliers Bonus nous a également permis d’accrocher tout autour de ce dispositif certains dessins sur lesquels nous avons travaillé ces trois dernières années, dont la réalisation a accompagné l’écriture de Construire un feu // Arroser les plantes.

* Drawbot : (littéral, Robot qui dessine)Traceur mural vertical, composé de deux moteurs pas à pas et d’un servomoteur pilotés par un Arduino, il permet de mouvoir un outil de dessin sur n’importe quelle surface verticale. Modèles assemblés lors d’un workshop à La Fabrique d’Objets Libres, à Lyon en 2013, à partir du Polargraph développé en opensource par Sandy Noble. www.polargraph.co.uk

Exposition

11.01.20 — 12.01.20

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

Desert Inn

Le voyage d’un groupe de 5 personnes ainsi que d’un fantôme sous forme d’affiches placardées sur les lieux de passage du groupe. Un road-trip au Texas entre les airbnb de Houston, les motels du désert du chiwawa et une fourrière au bord de l’autoroute à 12 voies et la petite (…)

Le voyage d’un groupe de 5 personnes ainsi que d’un fantôme sous forme d’affiches placardées sur les lieux de passage du groupe.

Un road-trip au Texas entre les airbnb de Houston, les motels du désert du chiwawa et une fourrière au bord de l’autoroute à 12 voies et la petite ville de Marfa à la frontière mexicaine.

Une histoire d’amour poignante avec une ma- chine à sandwichs, une Cadillac rouge flambant neuve, Fémilix, une radio pirate et des bières dans une piscine gonflable pour enfants remplie de glaçons.

Trois femmes mangeant des pommes du lever au coucher du soleil, des peaux cybernétiques en voyage touristique, des molécules aliènes sur un terrain aride, une personne manquante à cause d’un État autoritaire, la mémoire de la mer et la poésie d’une télécommande.

Avec les artistes : Chuxun Ran, Alison Beaudouin, Félix Vayssade, Midori Yabu, Chayarat, Liz Laplassotte

Performance

16.12.19

Cité des congrès 44000 Nantes

organisé par KPMG et Bonus

Créations artistiques de Georgia Nelson et d’Eugénie Zélie pour le congrès national de l’entreprise KPMG

Créations artistiques organisées autour de 4 temps fort : Stand-up : le stand up de G. Nelson et E. Zély est un duo comique. Elles tentent de répondre, en racontant des anecdotes issues de l’histoire de l’art, de l’histoire du stand up en Angleterre et en France, de leurs expériences (…)

Créations artistiques organisées autour de 4 temps fort :

Stand-up : le stand up de G. Nelson et E. Zély est un duo comique. Elles tentent de répondre, en racontant des anecdotes issues de l’histoire de l’art, de l’histoire du stand up en Angleterre et en France, de leurs expériences d’artistes et de femmes en 2019 à ces questions : qui sommes nous ? Que sommes nous en train de faire ? Qui êtes vous ? Que faisons nous ensemble ? Comment se sortir des impasses dans lesquelles le langage nous plonge ? Questions qui seront spécifiquement appliquées à la situation de rencontre entre ces deux artistes et les collaborateurs de KPMG. Elles s’attachent donc à tisser des liens entre deux univers qui ne se connaissent pas bien et qui semblent parfois s’opposer, celui de l’expertise-comptable et de l’audit d’un côté, celui de la création et de l’art contemporain de l’autre ; à travers le partage d’un moment collectif grâce à ce stand-up.

Des ateliers : un cadavre exquis géant proposé par Eugénie Zély : 
chaque participant.e pourra récupérer un morceau de phrase (issus du monde l’expertise comptable ou du monde de la création littéraire). Les participant.e.s en formant des groupes de 2 à 10 personnes auront ainsi créé un poème original reliant les mondes de l’art et de la comptabilité. Cette expérience nourrira une réflexion sur la cohabitation de différents mode de langage et de l’émergence du poétique par ces réunions.

L’alphabet de Lorm proposé par Georgia Nelson : 
chaque participant.e pourra apprendre une nouvelle langue en 5 min. Cette langue ne se prononce pas. C’est un ensemble de geste qui permet de communiquer en silence.

Projection de 2 films :  Quelqu’un d’autre que moi va payer pour cette journée d’Eugénie Zély et Mummy You Don’t Wear Make-Up de Georgia Nelson.

Exposition

21.11.19 — 21.12.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

Je suis dans le tableau

Le lancement du #4 de la publication accompagne l’exposition « Je suis dans le tableau » dans laquelle Makiko Furuichi présentent un ensemble de dessins (les siens et ceux de son grand-père Minokichi Yasui) « J’ai grandi entourée des tableaux de mon grand père Minokichi Yasui que je n’ai jamais connu. C’est un peintre (…)

Le lancement du #4 de la publication accompagne l’exposition « Je suis dans le tableau » dans laquelle Makiko Furuichi présentent un ensemble de dessins (les siens et ceux de son grand-père Minokichi Yasui)

« J’ai grandi entourée des tableaux de mon grand père Minokichi Yasui que je n’ai jamais connu. C’est un peintre que l’histoire n’a pas retenu. Il a été le premier disciple de Ryusei Kishida (1891-1929), peintre important, très connu au Japon.
Ma famille a retrouvé le journal intime de mon grand père. En le lisant, j’ai découvert sa personnalité et sa passion pour l’art. Cela m’a donné envie de l’inviter dans le projet de publication A2 et de raconter sa vie et sa pensée. L’édition se présente comme un manga, on la lit de droite à gauche. J’ai essayé de la penser et de la réaliser à quatre mains, en mêlant, mixant des œuvres dessinées de mon grand-père avec les miennes. Ses dessins à l’encre de chine et Nihonga (technique de peinture japonaise à la colle de peau) sur papier et mes aquarelles fusionnent aujourd’hui, effaçant les longues années qui les séparent… »

ExpositionRencontre/conférence

01.11.19 — 17.11.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par P.U.I (Pratiques et Usages de l'Image)

L’ESPACE DU LIVRE, Territoires – Éditions – Photographies

Exposition à Vu Photo à Québec du 4 au 11 octobre 2019 puis à l’Atelier 8 à Bonus à Nantes du 25 octobre au 17 novembre 2019. PUI (Pratiques et Usages de l’Image) s’associe aux Rencontres Internationales de Photographie en Gaspésie (RIPG – Québec), pour présenter « L’espace du livre » : (…)

Exposition à Vu Photo à Québec du 4 au 11 octobre 2019
puis à l’Atelier 8 à Bonus à Nantes du 25 octobre au 17 novembre 2019.

PUI (Pratiques et Usages de l’Image) s’associe aux Rencontres Internationales de Photographie en Gaspésie (RIPG – Québec), pour présenter « L’espace du livre » : une exposition de livres de photographies, des rencontres et un atelier Fanzine.

L’exposition construite autour de 50 ouvrages de photographies français et québécois, met en lumière une production de nos territoires respectifs. Nous menons à la fois un inventaire des réalisations existantes, anciennes et contemporaines, et encourageons l’émergence de nouvelles productions. Ce projet d’exposition est conçu pour une mise en dialogue entre les livres. La scénographie permet à la fois de créer une approche visuelle globale et une proximité avec l’objet par sa manipulation. Cette sélection de livres de photographies a été pensée pour mettre en commun des visions sociologiques, écologiques, politiques et esthétiques de nos territoires.

Nous souhaitons valoriser, par ces échanges, une proximité de pensée autour de la place et de la pratique de la photographie, entre PUI et les RIPG. Chacune de nos structures œuvre à la diffusion et à la médiation de ce médium qui favorise la création de liens forts et singuliers entre les espaces et les personnes, entre les artistes et le public.

Lien vers notre site : www.lespui.eu

Médiation

03.10.19

Public adulte organisé par Collectif Bonus & Fonds métropolitain pour la culture encadré par Laurent Moriceau, Agathe Bergel

Médiations et mécénat

Grâce au Fonds métropolitain pour la culture, plusieurs entreprises sont devenues mécènes des projets Bonus depuis 2019. Ils contribuent au développement de nos projets de création : projets de résidences d’artistes, d’expositions, projets de grands évènements tel que le Wave (Week-end arts visuels). Ces entreprises participent aussi aux projets de (…)

Grâce au Fonds métropolitain pour la culture, plusieurs entreprises sont devenues mécènes des projets Bonus depuis 2019. Ils contribuent au développement de nos projets de création : projets de résidences d’artistes, d’expositions, projets de grands évènements tel que le Wave (Week-end arts visuels). Ces entreprises participent aussi aux projets de médiation auprès des jeunes publics via des visites d’ateliers ou des ateliers de pratiques artistiques…

Plusieurs dispositifs de contreparties sont proposés aux mécènes notamment la présentation du travail d’artistes en entreprise sous la forme de conférences et de prêts d’oeuvres mais aussi sous la forme de création artistique pour des événements : stand-up, ateliers participatifs, projections de films, expositions, remise d’oeuvres imprimées …

Remerciements à nos mécènes 2019 : le Groupe Launay, GSF Celtus, Propreté et Services et à KPMG.

Exposition

02.10.19 — 22.10.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Collectif Bonus et l'association 24 + 1

Epson of a Bitch, une exposition de Gwenael Bodet, Elliot Eugénie, Ronan Lecrosnier et Lea Viretto

Présentée dans le cadre de Video Project 2019, biennale d’art vidéo initiée par l’association 24+1, la Galerie 5 et l’Artothèque d’Angers. Pour cette édition 2019 de Video Project, quatre jeunes plasticiens ont décidé de mixer leurs pratiques dans l’exercice d’un cadavre exquis en binôme réalisateur/scénographe. L’issue de cet exercice sera (…)

Présentée dans le cadre de Video Project 2019, biennale d’art vidéo initiée par l’association 24+1, la Galerie 5 et l’Artothèque d’Angers.

Pour cette édition 2019 de Video Project, quatre jeunes plasticiens ont décidé de mixer leurs pratiques dans l’exercice d’un cadavre exquis en binôme réalisateur/scénographe. L’issue de cet exercice sera la production de quatre oeuvres video portées par une scénographie distincte à chaque fois et présentées successivement sur 4 soirées réparties le temps du festival.

Leurs pratiques artistiques respectives se rejoignent sur une approche de l’environnement numérique par ses marges, ses côtés obscurs ou ses absurdités. Qu’il s’agisse de films tournés dans des zones urbaines abandonnées à l’allure post-apocalyptique (Elliot Eugénie), de dispositifs où câbles et haut-parleurs présentant leur matérialité autant que le son qu’ils transportent (Gwenael Bodet), de détournement de produits liés à la culture numérique ou de leur reproduction via impression 3D (Ronan Lecrosnier) et d’installations donnant à voir les gestes des humains face à leurs interfaces digitales (Lea Viretto). En somme le titre de ce projet alliant une célèbre marque de vidéoprojecteur à une injure pourrait résumer leur vision du numérique, entre fascination et irrévérence.

Epson of a Bitch est une production du collectif Bonus et de l’association 24+1

Exposition

04.07.19 — 27.07.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

Je marche, tout court, une exposition de Blandine Brière

Blandine Brière est une artiste qui fait appel à notre mémoire. Elle réitère la pensée vernaculaire toujours au profit d’un processus qui valorise le fait du vivre ensemble… Blandine ne se revendique pas spécialement chercheur mais suit cette éthique dans ces réalisations plastiques. Elle met en avant un questionnement qui (…)

Blandine Brière est une artiste qui fait appel à notre mémoire. Elle réitère la pensée vernaculaire toujours au profit d’un processus qui valorise le fait du vivre ensemble…

Blandine ne se revendique pas spécialement chercheur mais suit cette éthique dans ces réalisations plastiques. Elle met en avant un questionnement qui se réalise au contact de chacun, dans une forme d’intimité propre ; basé sur la recherche sonore. Elle élargie les seuil de tolérance de la musique à l’évocation du temps sonore. Proche de la pensée de Cioran « la musique est du temps sonore », elle prend le temps d’une histoire qui se raconte, (qui se rend- compte), qui fait signe sans se borner à la narration.

Il n’est pas rare de retrouver dans ses travaux précédents des échos à la parole, au fil narratif, à la peau, à l’alchimie des molécules. Des réalisations qui ne présentent pas forcement une icône mais évoquent le souffle d’un oracle, des pavillons, des antennes qui transmettent une image mentale vibratile avant tout. Au bord de la membrane vibre donc un message à en-visager, un territoire via le corps et le texte ; à entendre comme le [cortexte] d’un territoire.

Loin de l’identité d’une galerie, les œuvres de Blandine Brière s’appuient sur la recherche et l’institution. Rien de kitch ou de trop élitiste, il n’y aura point d’anecdotes croustillantes mais une pure sincérité du savoir-être de l’artiste engagé par sa recherche, le syncrétisme d’une valeur qui ne se mesure pas par des chiffres, où «rien n’est établi», mais comme le dit l’anagramme d’Albert Einstein où « tout est relatif », où la science et l’art font œuvre de philosophie, d’écosophie artistique.

Baptiste Vanweydeveldt, extrait du catalogue «Dessous», Mai 2017

Les oeuvres présentées à cette exposition :

1 – La hauteur des trottoirs, installation sonore, 19’45’’, 2019
Quadriphonie, carottes de roche datant de la période Hercynienne ( granite, pegmatite, gneiss, méta-brèche)

En savoir plus

2 – Camp de base, 2angles, 2018 cyanotype, gélatine et acier

3 – Collagène, installation sonore, 4’, 2angles, 2018 Diffusion en cube, ambisonic, couverture de protection. Avec le soutien de la région Pays de la Loire

En savoir plus

4 – Coffret vynile ULM, en collaboration avec Marine Class, 2019 Disque en gélatine, pochettes sérigraphiées, vinyle. Graphisme, verso pochette : Amélie Juillard

Le site de Blandine Brière

 

Rencontre/conférence

29.06.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Les ateliers Millefeuilles

Soirée rencontre entre Laurent Tixador, le collectif Saga et le Bureau d’Études Spatiales

MilleFeuilles invite l’artiste Laurent Tixador, les architectes du Collectif Saga et les scénographes du Bureau d’Études spatiales pour une réflexion libre et partagée sur leurs pratiques. Prenant la forme d’une conférence expérimentale, ce temps d’échange croisera leurs terrains de recherche et d’action. Laurent Tixador http://laurenttixador.com/ Le collectif Saga http://www.collectifsaga.com/ Le (…)

MilleFeuilles invite l’artiste Laurent Tixador, les architectes du Collectif Saga et les scénographes du Bureau d’Études spatiales pour une réflexion libre et partagée sur leurs pratiques. Prenant la forme d’une conférence expérimentale, ce temps d’échange croisera leurs terrains de recherche et d’action.

Laurent Tixador http://laurenttixador.com/
Le collectif Saga http://www.collectifsaga.com/
Le Bureau d’études spatiales https://www.spationautes.fr/

 

Exposition

19.06.19

Bonus Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus

Inauguration de l’atelier de production de Bonus

Avec le soutien de notre partenaire Riso, nous avons inauguré notre atelier de production en présence de nombreux visiteurs et artistes. Le public était invité à découvrir l’atelier, ses machines et son fonctionnement. À cette occasion, nous avions aussi proposé aux artistes de Bonus de travailler sur une édition riso. (…)

Avec le soutien de notre partenaire Riso, nous avons inauguré notre atelier de production en présence de nombreux visiteurs et artistes. Le public était invité à découvrir l’atelier, ses machines et son fonctionnement.

À cette occasion, nous avions aussi proposé aux artistes de Bonus de travailler sur une édition riso. Plus d’une vingtaine de tirages étaient exposés lors de cette soirée portes-ouvertes.

Artistes ayant participé au projet de tirages riso Bonus : Charlie Youle et Bevis Martin, Grégory Valton, Camile Hervouet, Chloé Jarry, Adrien Guigon, François Petit, Olivier Renevret, Olive Martin et Patrick Bernier, Johann Bertrand d’Hy, Laura Bottereau & Marine Fiquet, Cat Fenwick, Blandine Brière, Makiko Furuichi, Julie Knaebel, Guillaume Mazauric, Céleste Richard Zimmermann, Benoît Travers, Anne-Sophie Yacono, Caroline Molusson, Marie-Johanna Cornut.

Exposition

07.06.19 — 15.06.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

Le champ du signe, une exposition de Johann Bertrand D’Hy et de Gaëlle Le Guillou

« Le champ du signe », une exposition de Gaëlle Le Guillou et Johann Bertrand d’Hy. Mêlant une sélection de leurs oeuvres, les deux artistes offrent une vue transversale de leur travail sous l’angle de la réécriture du symbolique. Dans un dialogue entre images et objets, peintures et céramiques brouillent les pistes et (…)

« Le champ du signe », une exposition de Gaëlle Le Guillou et Johann Bertrand d’Hy.

Mêlant une sélection de leurs oeuvres, les deux artistes offrent une vue transversale de leur travail sous l’angle de la réécriture du symbolique. Dans un dialogue entre images et objets, peintures et céramiques brouillent les pistes et échangent dans un langage qui nous échappe. L’espace résonne comme une invocation polyphonique de puissances familières et inconnues.

www.gaelleleguillou.net
johannbertranddhy.com

Médiation

12.03.19

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Jeune public organisé par Collectif Bonus et le centre de loisirs ACCOORD

Visite des ateliers par le club des petits curieux à Félix Thomas

« Nous avons visité les ateliers d’artistes, qui se situent au pôle associatif 39 rue Félix Thomas. Ils accueillent des artistes de toutes génération. Une partie du bâtiment est consacré aux arts visuels (peinture, sculpture, photographie etc). Le premier atelier, que nous avons visité était consacré à la sculpture sur le (…)

« Nous avons visité les ateliers d’artistes, qui se situent au pôle associatif 39 rue Félix Thomas. Ils accueillent des artistes de toutes génération. Une partie du bâtiment est consacré aux arts visuels (peinture, sculpture, photographie etc).

Le premier atelier, que nous avons visité était consacré à la sculpture sur le monde des enfants. Ils travaillaient sur le modelage et faisaient des dessins.

Dans la deuxième salle, il y avait une association qui s’appelle « Manifestement Peint Vite » elle va organiser des expositions gratuites pour que les gens puissent découvrir de nouvelles choses.

Dans le deuxième atelier de production, ils travaillent avec plusieurs machines. Une d’elle vient du Japon elle s’appelle Riso (c’est une grande imprimante qui imprime couleur après couleur). Nous avons aussi vu un traceur photographique (la grandeur est de 1m 20).

Dans le troisième atelier, une dame (Camille Hervouet) nous a montré plusieurs types d’appareils photo. Elle travaille quelque fois dans les écoles.

Quatrième atelier : la peinture. Johann Bertrand d’Hy a nous montré son matériel (il a au moins une centaine de pinceaux ), son œuvre qu’il a fait sur deux feuilles représente deux magasins, Hermès et Louis Vuiton. Il fait des finitions minuscules (il fait la moitié du tableau et après il décalque sur une autre feuille et il dessine en perspective).

Cinquième salle : atelier sculpture. Charlie Youle et Bevis Martin utilisent de l’argile, du plâtre (et du bois ?) et ils ont beaucoup de moules différent. Ils font principalement des sculptures (en céramique, en argile et en plâtre). Une de ces œuvres sera au musée d’art de Nantes ».

Extrait du journal des petits curieux

MédiationPerformance

16.03.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Caroline Molusson

Le magasin de ballons, Caroline Molusson

Des traces d’impact de ballon sur les fenêtres de l’atelier laissent imaginer un moment de jeu, le geste d’une action. Quelque chose s’est passé quand je n’étais pas là. Cette action passée, ces traces sont le point de départ d’une performance participative dans laquelle les enfants ont lancer des ballons (…)

Des traces d’impact de ballon sur les fenêtres de l’atelier laissent imaginer un moment de jeu, le geste d’une action. Quelque chose s’est passé quand je n’étais pas là.
Cette action passée, ces traces sont le point de départ d’une performance participative dans laquelle les enfants ont lancer des ballons pleins de peinture sur les murs et les vitres de l’espace d’exposition afin de créer une frise colorée.

Crédit photo Olivier Rousseau, 2019.

Rencontre/conférence

08.03.19

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Pôle arts visuels des Pays de la Loire

La comptabilité en toute simplicité #2

Une initiative et une organisation du Pôle des arts visuels Pays de la Loire. A destination des artistes-auteurs (professionnels ou en cours d’inscription sociale et fiscale), ce rendez-vous permettait de connaître les obligations sociales, fiscales et comptables des artistes-auteurs, d’aborder les règles de la comptabilité BNC (comptabilité de trésorerie, dates (…)

Une initiative et une organisation du Pôle des arts visuels Pays de la Loire.

A destination des artistes-auteurs (professionnels ou en cours d’inscription sociale et fiscale), ce rendez-vous permettait de connaître les obligations sociales, fiscales et comptables des artistes-auteurs, d’aborder les règles de la comptabilité BNC (comptabilité de trésorerie, dates de comptabilisation, plan comptable), d’identifier les recettes imposables et non imposables (les différents revenus artistiques et accessoires, les pièces comptables), de déterminer les dépenses déductibles et non déductibles des impôts (les différentes charges directes, forfaitaires, mixtes et les pièces comptables et justificatives) et de savoir organiser et classer ses pièces comptables.

Intervenant : Olivier Germain, expert-comptable, Cabinet Atlantex, Nantes

En savoir plus

Exposition

08.02.19 — 15.02.19

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

Ébrèchement / échafaudage, exposition personnelle de Benoît Travers

ébrèchement échafaudage, Benoît Travers être là faire acte être là d’un événement maintenir une action maintenant répétitive maintenant pour la durée main tenant un outil seul de relation au réel l’objet se soustrait par son propre ébrèchement désoeuvrement maintenant en creux un déploiement possible L’ ébrèchement est le geste fondateur (…)

ébrèchement échafaudage, Benoît Travers

être là
faire acte
être là d’un événement maintenir une action maintenant
répétitive
maintenant pour la durée main tenant
un outil seul de relation au réel
l’objet se soustrait
par son propre ébrèchement désoeuvrement maintenant
en creux
un déploiement
possible

L’ ébrèchement est le geste fondateur d’actions et d’une pensée plastique aux contours flous, aux bordures dérapantes, sous forme de destructions/fabrications. C’est un dispositif performatif et sculptural de transformation, de changement de statut par un geste unique, celui de marteler/frapper avec comme seuls outils des marteaux/haches sur différents objets utilisés dans le quotidien professionnel par l’ouvrier de chantier : boîtes à outils, brouettes, échelle, échafaudages, cabane de chantier. Ce détournement de la fonction usuelle malmène l’outil de production notamment celui de la sculpture elle même par une sorte d’esthétique poétique du désoeuvrement. Ces protocoles donnent à voir des sculptures associés à des vidéos et/ou des performances en public. Benoît Travers, 2018

L’exposition présente un choix d’oeuvres produites en amont et au cours du développement du projet Ebrèchement échafaudage:

Elles ont été pour la plupart réalisées avec la complicité de Stéphan Riegel, auteur et performer, artiste invité sur le projet.

– Ebrèchement texte de Clara Muller, 2019, impression sur papier A4
– Ebrèchement échafaudage, 2018, aluminium, plastique*
– Ebrèchement stabilisateurs, 2018, aluminium, plastique*
– Ebrèchement panneau de déviation, 2018, acier galavanisé

– Ebrèchement cuve aspirateur industriel, 2018, acier, pédale de grosse caisse
– Ebrèchement boites à outils, 2017, 2 boites à outils en acier *
– Ebrèchement échelle, 2017, aluminium*
– Dispositif vidéo, plate-forme échafaudage

– Variations Wittgenstein, 2017 Vidéo 4’33“
– Diligence, 2015, dispositif de captation vidéo

Crédits photos : © Sylvain Bonniol, Philippe Piron, Benoît Travers

Les quatres phases du projet ÉBRÈCHEMENTS Nomadisme/sculpture/performance/création sonore, bénéficient du soutien de :

Ministère de la culture, DRAC des Pays de la Loire, Région Pays de la Loire, Ville de Nantes.
Coopération Itinéraire d’artiste(s) Nantes – Rennes – Brest : Les Fabriques, Au bout du plongeoir, Chapelle Dérézo Pad, Angers
Fonds de dotation Katapult

Benoît Travers
Né à Rennes, en 1974 Vit et travaille à Nantes
Parallèlement à sa pratique plastique, il est musicien percussionniste pour la danse contemporaine et collabore avec différents projets. Benoit Travers intervient également dans les écoles d’art avec des workshop performance.

Article de Clara Muller sur Pointcontemporain :

http://pointcontemporain.com/benoit-travers-ebrechement-echafaudage-ateliers-bonus-nantes/

http://www.reseaux-artistes.fr/dossiers/benoit-travers

Exposition

07.12.18 — 15.12.18

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Association Dock Ouest encadré par Anne-Laure Ducauchuis

Genèse d’une oeuvre

Bonus accueille l’association West Doc pour la projection et l’exposition des œuvres filmées du documentaire Genèse d’une oeuvre – en coproduction avec TéléNantes. Durant une année, Anne-Laure Ducauchuis a filmé la fabrication d’une des œuvres de Jeanne Briand, Marine Class, Cat Fenwick, Chloé Jarry, Romain Rambaud et Simon Thiou afin (…)

Bonus accueille l’association West Doc pour la projection et l’exposition des œuvres filmées du documentaire Genèse d’une oeuvre – en coproduction avec TéléNantes.

Durant une année, Anne-Laure Ducauchuis a filmé la fabrication d’une des œuvres de Jeanne Briand, Marine Class, Cat Fenwick, Chloé Jarry, Romain Rambaud et Simon Thiou afin de faire découvrir le chemin complexe du processus de création.

Diplômée de l’École des Beaux Arts de Nantes, Anne-Laure Ducauchuis réalise son premier film, « Burn Bitch Burn » en 2014. Le concept jaillit alors de la matière. Filmé au plus près de l’artiste, ce premier essai incandescent propose une expérience en immersion dans l’atelier de l’artiste, ce lieu sacré où naissent les œuvres d’art. Fait de feu et de fer, il ouvre la voie à une série de documentaires intitulée Genèse d’une œuvre.

Nantes, Paris, Beauvais, Bruxelles… la réalisatrice nous propose un voyage initiatique, à la rencontre de l’inspiration et de la matière dont sont faites les pièces d’art contemporain.

Cat Fenwick, Romain Rambaud, Chloé Jarry, Jeanne Briand, Simon Thiou et Marine Class nous laissent entrer dans leur intimité et découvrir les coulisses de la création.

Le travail est minutieux, précis et acharné, de chaque côté de la caméra. Les images suggèrent un contact direct avec le matériau, les sons rendent l’expérience palpable. Tout entier tendu vers son but, l’artiste s’efface au profit de sa pièce qui se façonne sous nos yeux captivés. Le temps est suspendu, la gestuelle observée, analysée, presque disséquée pour être mieux restituée. L’œuvre prend forme, pas à pas, puis se révèle, unique et parfois déconcertante.

Grâce à son cycle Genèse d’une œuvre, Anne-Laure nous propose de poser un autre regard sur l’art contemporain et nous donne des clés pour appréhender un univers si souvent décrié.

Texte de Carine Ouahrirou

 

Rencontre/conférence

27.11.18

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par P.U.I (Pratiques et Usages de l'Image)

PUI #33 – Groupe RADO

PUI #33 – Groupe RADO En conclusion du cycle thématique Situations, les PUI reçoivent deux membres du Groupe RADO, Adrien Malcor et Maxence Rifflet pour aborder avec eux comment cette notion traverse leurs pratiques de l’art, qu’elles soient collectives ou individuelles. Adrien Malcor situe sa pratique et sa recherche au (…)

PUI #33 – Groupe RADO

En conclusion du cycle thématique Situations, les PUI reçoivent deux membres du Groupe RADO, Adrien Malcor et Maxence Rifflet pour aborder avec eux comment cette notion traverse leurs pratiques de l’art, qu’elles soient collectives ou individuelles.

Adrien Malcor situe sa pratique et sa recherche au croisement de l’histoire de l’art, de la littérature et de la philosophie. Il nous présentera Enfantillages outillés, dont il est coauteur avec l’artiste Fanny Béguery. Cet ouvrage est issu d’un atelier mené avec plusieurs classes de la vallée de la Dordogne, lors d’une résidence de RADO avec Peuple et Culture Corrèze. Cette rencontre sera également l’occasion pour lui d’aborder, d’un point de vue théorique, ce que recouvre l’idée de situation, notamment dans la différence qu’elle opère avec celle de projet.

Maxence Rifflet développe un travail photographique explorant tout autant la rigueur d’une pratique documentaire et la recherche formelle. L’image apparaît dans ses travaux comme un support, voire un prétexte à la rencontre, et donc aux échanges, aux évènements, aux idées et aux formes qui en résultent. Il évoquera avec nous Nos prisons, une recherche en cours qui questionne à la fois l’architecture carcérale et le fait de la photographier, tout en mettant en jeu la place des prisonniers dans cet espace et dans le processus artistique.

Que ce soit au sein du groupe RADO ou dans leurs approches respectives, Adrien Malcor et Maxence Rifflet travaillent en situation. Nous verrons avec eux comment leurs recherches s’inscrivent en continuité ou contiguïté des espaces où elles prennent corps, et comment les interactions sociales en sont le fondement.

En savoir plus : Groupe RADO

Rencontre/conférence

06.11.18

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par P.U.I (Pratiques et Usages de l'Image)

PUI # 32

PUI # 32 – Natacha Clitandre Depuis 2002, Natacha Clitandre développe un travail en action et en réaction à des espaces vécus. S’attachant à questionner les déplacements quotidiens, elle investit l’espace urbain par des gestes simples. Elle cherche à révéler les expériences des passants d’un quartier, des occupants des lieux (…)

PUI # 32 – Natacha Clitandre

Depuis 2002, Natacha Clitandre développe un travail en action et en réaction à des espaces vécus. S’attachant à questionner les déplacements quotidiens, elle investit l’espace urbain par des gestes simples. Elle cherche à révéler les expériences des passants d’un quartier, des occupants des lieux de vie par des actes ou installations in situ. Elle utilise l’image comme des notes sur des lieux de passage, et s’empare des outils numériques pour créer des parcours, des cartographies mentales qui traduisent un point de vue sensible sur les milieux traversés. L’image, que Natacha Clitandre développe par la photographie fixe ou en mouvement, le texte, le geste, provoque un déplacement du regard sur notre environnement proche.

Le choix des titres (spectrographie, coups d’œil, cartes postales, notes, capsules, podcasts, hétérotopies, etc.) laisse transparaître un regard, un examen et une adresse. Les outils numériques qu’elle utilise (QRcode,Tumblr ou applications web et smartphone), participent à la création d’un lien avec le regardeur, lui octroyant une possible expérience décalée du milieu investi.

PUI # 32 – Natacha Clitandre

Natacha Clitandre questionne-t-elle ce qui fait image : est-ce son déplacement, le nôtre, la cartographie qu’elle dessine, celle qu’on arpente, les gestes qu’elle pose dans l’espace urbain, l’installation de textes imprimés, le déplacement des doigts sur l’écran d’un ipad, les photographies prises lors de ses déambulations, la mise en abîme des interfaces d’impressions… ?

Serait-ce autant de pistes d’étude de la pratique de l’image situationniste ? Ainsi convoquerait-elle chez nous « le touriste qui se ramène fondamentalement au loisir d’aller voir ce qui est devenu banal »(Guy Debord), en mobilisant notre capacité à être observateur des mutations de notre environnement urbain, tout autant que de l’apparition de l’image ?

Plus d’infos sur www.natachaclitandre.net
Les PUI

MédiationWorkshop/atelier

27.08.18 — 31.08.18

Collectif Bonus 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Association Tripode

Mondographie, Yoan Sorin

Mondographie, atelier d’expression plastique mené par Yoan Sorin dans les locaux de l’association Bonus, nait d’une envie conjointe de l’artiste et Tripode2 d’offrir à leur manière l’hospitalité à de jeunes exilés. L’artiste a souhaité créer un dialogue, un échange simple dans une langue commune : le dessin. L’atelier s’est déroulé (…)

Mondographie, atelier d’expression plastique mené par Yoan Sorin dans les locaux de l’association Bonus, nait d’une envie conjointe de l’artiste et Tripode2 d’offrir à leur manière l’hospitalité à de jeunes exilés. L’artiste a souhaité créer un dialogue, un échange simple dans une langue commune : le dessin.

L’atelier s’est déroulé pendant une période de 5 jours, du 27 au 31 août 2018, dans les locaux du collectif Bonus. Dans une dynamique de circulation des idées et de transmission, cet atelier fut l’occasion d’appréhender différentes techniques graphiques jusqu’à leur reproduction quasi immédiate. C’est la raison pour laquelle, plusieurs versions d’un même dessin sont ici exposées. L’enjeu était bel et bien pour les participants de s’approprier librement les outils à leur disposition. La question de l’œuvre originale ou de sa copie est volontairement évacuée.

Le projet artistique de Yoan Sorin insiste sur l’idée de partage multiculturel, favorisé par un moment intime et pédagogique.

Tripode et Yoan Sorin remercient très chaleureusement Abacar, Charles, Cissé, Hassane, Issiaga, Malik, Mohamed, Youssouf et Youssouf Marthe pour leur présence et leur énergie ; ainsi que l’école « Hors les murs » qui agit en faveur de la scolarisation pour tou.te.s les mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s, Constance et Liza ; le collectif Hébergeurs solidaires de mineur.e.s isolé.e.s, Caty et Laurence ; et la Drac des Pays de la Loire.

http://www.tripode.fr
http://ddab.org/fr/oeuvres/Sorin
https://www.facebook.com/Ecole-Hors-les-Murs
http://hebergeurs-solidaires-nantes.strikingly.com

Exposition

30.08.18 — 02.09.18

Atelier 8 espace d'exposition du collectif Bonus 36 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Apo33

Festival Electropixel #8

Electropixel #8 : les machines fantômes, artefact de l’origine Festival des cultures numériques émergentes et pratiques électroniques libres, Electropixel s’inscrit dans un réseau international de festivals d’arts électroniques. Il ouvre un espace singulier permettant de faire croiser artistes (audiovisuels, musiciens, plasticiens, intermédias, performeurs, etc.), théoriciens, programmeurs, bidouilleurs et inventeurs de (…)

Electropixel #8 : les machines fantômes, artefact de l’origine

Festival des cultures numériques émergentes et pratiques électroniques libres, Electropixel s’inscrit dans un réseau international de festivals d’arts électroniques. Il ouvre un espace singulier permettant de faire croiser artistes (audiovisuels, musiciens, plasticiens, intermédias, performeurs, etc.), théoriciens, programmeurs, bidouilleurs et inventeurs de tous bords et des fabriques du quotidien.

Les lieux : Plateforme Intermédia, Atelier 8 / Bonus, les Nefs des Machines.

Avec les artistes : Mary Sherman, Souad Mani, SLIDERS LAB (Jean-Marie Dallet & Frédéric Curien), The Electromagnetic Collective,  Bordelou, Alexis Judic , Le Camion Acousmatique, Solene Michaud, Clémence Fontaine.

 

 

Exposition

28.06.18

36 et 42 mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Nantes Métropole Habitat

Inauguration des ateliers d’artistes du site de l’Ilot des Iles

Inauguration par Johanna Rolland des ateliers d’artistes du site de l’Ilot des Iles le jeudi 28 juin 2018 à 18h30. Crédit photo : Fanny Trichet

Inauguration par Johanna Rolland des ateliers d’artistes du site de l’Ilot des Iles le jeudi 28 juin 2018 à 18h30.

Crédit photo : Fanny Trichet