Médiation

25.02.20 — 25.02.21

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et Centre de loisirs ACCOORD encadré par Blandine Brière

Atelier avec Blandine Brière

Enjeux Être à l’écoute, observer, je propose un atelier autour de la matière sonore.
Le son pour un temps livre sa matière, chaleureuse ou sèche, brute ou travaillée, enveloppante ou éloignée… Laisser résonner son langage, récupérer des matières de notre environnement direct et les provoquer, projetant leurs identités. Ce projet propose (…)

Enjeux

Être à l’écoute, observer, je propose un atelier autour de la matière sonore.
Le son pour un temps livre sa matière, chaleureuse ou sèche, brute ou travaillée, enveloppante ou éloignée…
Laisser résonner son langage, récupérer des matières de notre environnement direct et les provoquer, projetant leurs identités.
Ce projet propose de jouer avec la perception, de développer un imaginaire personnel, un langage propre, exprimer une émotion, émettre un point de vue. L’atelier s’adaptera selon l’âge des enfants.

Premier temps : rencontre

Matin : 1h30

Un premier temps de rencontre me permettra d’introduire l’univers sonore qui nous entoure au quotidien de façon ludique, pour ensuite présenter ma démarche artistique de l’appropriation de la matière sonore.
Qu’est ce qu’un son ?
Une sorte de laboratoire me permettra de leur expliquer le phénomène sonore par l’ondulation, nous pourrons par exemple voir l’impact d’un caillou sur l ‘eau.
Nous aborderons également les fréquences, la hauteur du son, pour distinguer l’aigu des médiums et des graves, cela peut se faire en jouant sous forme de blind test avec des fréquences pures et comprendre les notes de musique associée à une fréquence.

Ce temps d’échange me permettra d’aborder mon travail plastique, ainsi que celui d’autres artistes ayant une démarche voisine. Cette présentation se fera sous forme de questions, il s’agit d’enrichir le vocabulaire des enfants, pour traduire les émotions, à l’écoute de différentes pièces sonores sans connaître les installations auxquelles elles réfèrent.
J’aimerais que le travail d’écoute puisse stimuler l’imaginaire et les guider pour développer un champ lexical de l’intention. Puis nous pourrons réécouter les créations sonores en regardant les images des installations auquelles elles réfèrent.
Cette session d’écoute abordera également comment le son représente un personnage, un lieu, une époque.
Nous pourrons aussi analyser comment il souligne un mouvement ; courir, galoper, tournoyer, planer, caresser …

Deuxième temps : Pratique
Comment représente t-on un son ?

Après-midi : 1h30

Après cette première partie d’intervention qui brosse un portrait du son plusieurs ateliers de pratique pourront être menés, en résonance avec ces notions fraîchement acquises.
L’idée est simple, chaque enfant est invité à choisir une image de « son » paysage, puis de réaliser sa partition: un atelier dessin qui permettra de comprendre les sons de façon imagée.

Collecte d’image, présentation de son image.

Travailler en équipe, c’est un axe prioritaire de ces ateliers, mettre en commun les recherches de chacun pour une mise en valeur globale et individuelle de chacune des partitions.
Apprendre à réaliser un projet dans une démarche collective, en prenant en compte les potentialités du groupe et les objectifs fixés avec l’enjeu de l’exposition.

Nous prendrons le temps de découvrir le travail d’artistes qui jouent avec la représentation du son en image. Pour exemple, cela pourra donner lieu à la découverte de l’exposition de Bernie Krause à la fondation Cartier Le grand orchestre des animaux, ayant de nombreux documents collectés sur ce travail, je pourrais partager avec les enfants sa démarche de bio acousticien et son mode de représentation.

J’envisage également de montrer comment sur une partition dessiner des sons qui ne sont pas des notes. En m’appuyant sur la partition dessinée réalisée pour la chorale de l’installation sonore Dessous, nous pourrons créer la partition pour un paysage sonore.

Ces actions visent à permettre aux enfants de s’approprier des outils, des techniques et méthodes de travail qui viennent enrichir leurs capacités d’expression et leur sensibilité artistique, dans un contexte expérimental.

Chacun est libre de proposer sa vision de son environnement direct, d’interpréter le mot paysage.
Les « musiciens » racontent une histoire, toujours en rapport avec le paysage de départ, en notant les bruitages, leur ordre d’apparition, l’intensité sonore…
Les enfant garderont en trace de cet atelier cet objet « paysage sonore », son image.

http://blandinebriere.blogspot.com/

Exposition

09.12.22 — 11.12.22

L'Atelier 8 36 Mail des Chantiers 44200 Nantes

Tout publics organisé par le Collectif Bonus

SAPIN SAPINE – Expo vente de Noël

Les artistes de Bonus vous invitent à leur événement « SAPIN SAPINE » qui se déroulera du 9 au 11 décembre à l’Atelier 8.   SAPIN SAPINE est une lumineuse expo/vente de noël, un grand banquet d’œuvres d’art aux goûts et aux tarifs chocolat, miel, caramel au beurre salé et sucre glacé. (…)

Les artistes de Bonus vous invitent à leur événement « SAPIN SAPINE » qui se déroulera du 9 au 11 décembre à l’Atelier 8.

 

SAPIN SAPINE est une lumineuse expo/vente de noël, un grand banquet d’œuvres d’art aux goûts et aux tarifs chocolat, miel, caramel au beurre salé et sucre glacé. Il y en aura pour tous les porte-monnaies !

 

Vous êtes chaleureusement convié.e.s au sein de l’Atelier 8, transformé, illuminé pour l’occasion !

 

Nous vous y attendrons avec des notes de musiques (pas de clochettes promis), du bon vin chaud et toujours toujours, de la bonne humeur !

 

Rendez-vous le vendredi 9 décembre pour l’ouverture des portes, à partir de 18H30.Puis les 10 et 11 décembre de 11h à 20h.

 

L’Atelier 8 se situe au 36 Mail des Chantiers, Nantes.

Rencontre/conférence

30.11.22 18:30

Ateliers de Bonus 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

Camille Orlandini, lauréate du projet In Situ de Bonus – Présentation publique

Début 2022, Bonus lançait un appel à candidatures auprès de ses usagers pour la réalisation d’un projet in situ, en lien avec l’un de ses sites, son contexte. C’est Camille Orlandini qui est lauréate de cet appel. Elle réalisera sa proposition début d’année 2023 avec la Laiterie Nantaise et vient (…)
Début 2022, Bonus lançait un appel à candidatures auprès de ses usagers pour la réalisation d’un projet in situ, en lien avec l’un de ses sites, son contexte. C’est Camille Orlandini qui est lauréate de cet appel. Elle réalisera sa proposition début d’année 2023 avec la Laiterie Nantaise et vient nous présenter son projet à venir dans les locaux de Félix Thomas.
« J’écris des histoires comestibles à partir des territoires que je rencontre. Ici, on fait de la mozzarella de vache à partir de lait de foin à la Laiterie Nantaise. C’est en partant de là que je souhaite imaginer une expérience autour du faire et du manger ensemble, un projet qui parle de lait, de foin et de fromages. De la transformation de la matière, de sa plasticité, de ses changements d’états, des histoires qu’elle raconte. Amener ces matières vivantes dans l’espace d’exposition et proposer une expérience à partager avec pour but de se faire rencontrer différents publics, petits, grands, initié.e.s à l’art, au design, à la gastronomie, ou pas. »
Camille Orlandini
Rendez-vous à 18h30 sur le site de Félix Thomas, mercredi 30 novembre.
A suivre, Fabrice Gallis, présentera son futur projet de résidence de création à la galerie Paradise : il travaille actuellement sur un réseau d’échanges de workshops entre artistes dans des lieux autogérés, en partenariat avec les écoles et sur un modèle d’économie solidaire, l’école hirsut.

Exposition

10.11.22 — 27.11.22 Du mercredi au dimanche, de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

Chubby Club, une exposition de Clélia Berthier

Une exposition de Clélia Berthier avec Pierre Boggio, Marine Brosseau, Clovis Deschamps-Prince, Alban Turquois ,Michaela Sanson Braun, Darta Sidere, Loona Sire et planète copains. Un texte de Adélie Le Guen. Nous vous attendons pour le vernissage de l’exposition  mercredi 9 novembre à 18h30
Une exposition de Clélia Berthier avec Pierre Boggio, Marine Brosseau, Clovis Deschamps-Prince, Alban Turquois ,Michaela Sanson Braun, Darta Sidere, Loona Sire et planète copains.
Un texte de Adélie Le Guen.
Nous vous attendons pour le vernissage de l’exposition  mercredi 9 novembre à 18h30

Rencontre/conférence

26.10.22 à partir de 18h00

Bonus, Saint-Félix 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Tout public organisé par Cendrine Robelin encadré par le Collectif Bonus

« Des maisons pour des chauves-souris », présentation du projet hors cadre de Cendrine Robelin

Cendrine Robelin est lauréate de l’appel à candidatures du projet Hors-Cadre proposé par Bonus. Des maisons pour des chauves-souris est un projet transversal entre l’art et l’écologie qui est développé en forêt de Brocéliande avec différentes personne dont le chiroptérologue Eric Petit. Cendrine et Eric viendront nous présenter ce projet (…)
Cendrine Robelin est lauréate de l’appel à candidatures du projet Hors-Cadre proposé par Bonus.
Des maisons pour des chauves-souris est un projet transversal entre l’art et l’écologie qui est développé en forêt de Brocéliande avec différentes personne dont le chiroptérologue Eric Petit.
Cendrine et Eric viendront nous présenter ce projet sur le site de Félix Thomas, mercredi 26 octobre, à partir de 18h.
Cette présentation sera suivie d’un temps convivial.

Exposition

15.10.22 de 11:00 à 18:00 + soirée

Site de l'Îlot des Îles, de Félix Thomas, de Bellevue Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

Les Cales Portes Ouvertes de Bonus

Nous vous invitons chaleureusement aux portes ouvertes des trois sites d’ateliers et de bureaux de Bonus. 47 artistes et 5 associations font l’identité et le quotidien du collectif Bonus. Le samedi 15 octobre, les portes des ateliers et bureaux de Bonus seront ouvertes à toutes et tous de 11h à (…)

Nous vous invitons chaleureusement aux portes ouvertes des trois sites d’ateliers et de bureaux de Bonus.

47 artistes et 5 associations font l’identité et le quotidien du collectif Bonus. Le samedi 15 octobre, les portes des ateliers et bureaux de Bonus seront ouvertes à toutes et tous de 11h à 18h. L’occasion de découvrir tous les recoins des espaces de travail de Félix Thomas, de l’Îlot des Îles, des Ateliers du Grand Bellevue, mais aussi de venir rencontrer les artistes, professionnel.le.s présent.e.s sur place.

La journée se poursuivra de façon festive à partir de 18h sur le site de Félix Thomas : projections, performances, musique et surtout, une vente aux enchères de sublimes oeuvres cales portes réalisées par les artistes de Bonus ! À en rendre jaloux Sotheby’s !

Si vous tenez à rencontrer une personne ou une association en particulier, n’hésitez pas à la contacter ou à contacter Bonus à l’adresse suivante : contact@collectifbonus.fr, pour vérifier ses disponibilités. Toutes et tous ne seront pas forcément présent.e.s tout au long de cette journée.

Rendez-vous le samedi 15 octobre, de 11h à 18h sur nos trois sites, puis à partir de 18h pour la soirée de clôture dans nos locaux de Félix Thomas.

Félix Thomas, 39 rue Félix Thomas, 44000 Nantes. Accès tram 2 arrêt Saint-Félix.

L’Îlot des Îles, 36-42 Mail des Chantiers, 44200 Nantes. Accès Tram 1 arrêt Chantiers navals, et bus 5 accès Quai des Antilles.

Les Ateliers du Grand Bellevue, l’ancienne Pharmacie, la Caisse d’Epargne, l’ancien Bazar et l’ancien Taxi-phone, Place Pierre Mendès-France, Nantes, Saint-Herblain. Accès Tram 1 arrêt Mendès-France Bellevue.

La journée du 14 octobre est dédiée aux professionnel.le.s des arts visuels.

Graphisme : Clémence Rivalier.

Exposition

04.10.22 — 23.10.22

L'ancienne Pharmacie Place Mendès-France 44100 Saint-Herblain

Tout public organisé par Collectif TOUx encadré par le Collectif Bonus

Rencontre

Rencontre est une exposition qui se tiendra du 4 au 23 octobre dans l’ancienne pharmacie place Mendès-France (Bellevue). Sur invitation du collectif TOUx, y sera présenté les ouvrages de deux artistes : Jules Ancion et Lucie Guérin. Jules Ancion y exposera les peintures rondes qu’il a réalisées pendant un tour de France. Lucie Guérin (…)

Rencontre est une exposition qui se tiendra du 4 au 23 octobre dans l’ancienne pharmacie place Mendès-France (Bellevue). Sur invitation du collectif TOUx, y sera présenté les ouvrages de deux artistes : Jules Ancion et Lucie Guérin. Jules Ancion y exposera les peintures rondes qu’il a réalisées pendant un tour de France. Lucie Guérin exposera une série de linogravures sensibles. Leurs créations ludiques et colorées engagent un dialogue avec le visiteur, en sollicitant son imagination et son appropriation sensible.

Cette exposition est adaptée à tous les publics, et accessible aussi bien aux adultes qu’aux enfants.

Le vernissage de cette exposition aura lieu le vendredi 7 octobre. Il prendra la forme d’une « crêpe party » en référence au travail de Jules et de Lucie.

Exposition

07.10.22 — 30.10.22 de 14:00 à 18:00, du jeudi au dimanche (et sur RDV)

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

+ du 18 ans encadré par le Collectif Bonus

Noui, une exposition d’Elsa Ferry

Noui est un dialogue érotique, compulsif, créatif inspirant une interprétation sonore et une transposition gestuelle -une réflexion sur le rythme et l’expression corporelle. La création sonore s’entend comme une joute verbale survoltée, inextricable, à la fois réjouissante et tourmentée. Elle  convoque des registres de langage cru, soutenu ou théâtralisé. Les (…)

Noui est un dialogue érotique, compulsif, créatif inspirant une interprétation sonore et une transposition gestuelle -une réflexion sur le rythme et l’expression corporelle. La création sonore s’entend comme une joute verbale survoltée, inextricable, à la fois réjouissante et tourmentée. Elle  convoque des registres de langage cru, soutenu ou théâtralisé. Les protagonistes évoluent sur le fil du rasoir, dans la friction de leurs stratégies d’existence.

La vidéo-danse propose une expérimentation commune où le/la chorégraphe est un être composite : le dialogue, l’interprétation sonore, la plasticienne et les deux danseurs. Le duo restitue les gestes, souffles et sons inspirés par le dialogue de la création sonore en y intégrant
l’expérience chorégraphique improvisée.

Le titre de l’exposition traduit la tension du dialogue, Noui, un non-oui, une neutralisation du choix, une coexistence des pulsions et de la réflexion.  La création sonore et la vidéo ne sont soutenues par aucun effet de transition (musique,
ponctuation sonore) au-delà des fondus et des intermèdes.
Leur traitement reste relativement brut, en résonance avec l’angle cru du dialogue. Les deux objets sont dissociés de la même source, le dialogue écrit Noui. Leur partition sollicite des ressources distinctes et permet une attention en deux temps : la vidéo convoque l’animalité, la folie et le geste enfantin, la création sonore est habitée par l’intellectualisation et la pulsion sculptée par le langage. Les deux sont porteuses de trouble, de lutte et de paradoxe.
L’exposition est complétée par un volume craquelé évocateur des motifs du dialogue Noui : tension, résistance, fissuration, sécheresse. L’écoute de la création sonore (1h) nécessite une bonne condition émotionnelle et une attention au-delà des 20 premières minutes pour une complète réception.

Noui
Dialogue / Pièce sonore : Elsa Ferry en collaboration avec Ley Holtzer

Interprétation : Lionel Parrini & Nolwenn Korbell

Son : Neniu

 

Avec le soutien de l’État – DRAC des Pays de la Loire, ministère de la Culture, du collectif Bonus et de l’Ecole des
Beaux-arts de Nantes

Vidéo-création chorégraphique
Elsa Ferry en collaboration avec Fernando Cabral, Enora Mirebeau & Astrid SerafiniCréation chorégraphique et composition en temps réel : Fernando Cabral et Enora Mirebeau
Regard chorégraphique : Elsa Ferry
Interprétation : Fernando Cabral et Enora Mirebeau
Réalisation image : Astrid Serafini assistée de Chloé Benoît
Montage : Elsa Ferry et Astrid Serafini
Prise de son et montage son : Astrid Serafini
Mixage bande son : Neniu
Co-production matériel : Jump and Stay

Avec le soutien de l’État – DRAC des Pays de la Loire, ministère de la Culture et de la Fabrique des Dervallières

Pas de vernissage pour cette exposition, mais nous vous invitons à son finissage le vendredi 28 octobre à 18h30.

Exposition

21.07.22 — 01.12.22

Place Mendès-France 44100 Saint-Herblain

Tout publics organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

En vue, l’été à Mendès-France

11 artistes des Ateliers du Grand Bellevue installent un ensemble d’oeuvres sur la Place-Mendès France, et ce jusqu’à la fin de l’année. Rendez-vous le 21 juillet à 18h30 pour l’inauguration du projet. Avec les oeuvres de Bettina Saroyan, Elise Drevet, Pauline Rouet, Axel Plantier, Gauthier Andrieux Cheradame, Miléna Massardier, Sun (…)

11 artistes des Ateliers du Grand Bellevue installent un ensemble d’oeuvres sur la Place-Mendès France, et ce jusqu’à la fin de l’année.

Rendez-vous le 21 juillet à 18h30 pour l’inauguration du projet.

Avec les oeuvres de Bettina Saroyan, Elise Drevet, Pauline Rouet, Axel Plantier, Gauthier Andrieux Cheradame, Miléna Massardier, Sun Aliver, Aline Brugel, Margaux Moellic, Benoît Travers, Aïda Lorrain.

Photographies de Madeleine Barbaroux

Ce projet est soutenu par la Ville de Nantes, la Ville de Saint-Herblain, Nantes Métropole, CDC Habitat, la Préfecture de Loire-Atlantique.

Merci à l’iconothèque CHT pour la mise à disposition de la photographie ayant servi de support visuel à cet événement.

 

 

Exposition

03.07.22 — 24.07.22 de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

« Si mer la lune », exposition de fin de résidence de François Dufeil

En fin d’année 2021, François Dufeil est venu passer 6 semaines au sein du collectif Bonus pour une résidence de création. L’exposition Si mer la Lune ainsi qu’une édition viennent clôturer ce temps de travail à Nantes. « Les chutes d’eau, le marnage des mers et des océans, le courant des (…)

En fin d’année 2021, François Dufeil est venu passer 6 semaines au sein du collectif Bonus pour une résidence de création. L’exposition Si mer la Lune ainsi qu’une édition viennent clôturer ce temps de travail à Nantes.

« Les chutes d’eau, le marnage des mers et des océans, le courant des rivières, les plans d’eau, les torrents, les écluses et la pluie. L’eau, sa gravité et son potentiel énergétique.

La pompe à eau inventée par Joseph-Michel Montgolfier en 1792, fonctionne sur le principe du bélier hydraulique. Elle s’anime sans électricité, en utilisant la pesanteur, une différence de niveau d’eau et une onde de choc.

Son principe originel est ici réinterprété en sculpture-outil. Des matrices en plâtre génèrent des pompes en cire d’abeille, en terre, en verre, en béton, en vase. »

François Dufeil

Avec la participation d’Arthur Chiron pour la modélisation et de Cédric Pierre pour la conception éditoriale.

.

Rendez-vous pour le vernissage de l’exposition le samedi 2 juillet à partir de 18h30 à l’Atelier 8, 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune), Nantes.
L’exposition sera visible du 3 au 24 juillet, du jeudi au dimanche et de 15h à 19h.

 

Médiation

18.12.21 — 15.01.22

Atelier 8, l'Îlot des Îles Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Texte critique de Frédéric Emprou sur l’exposition « Chapitre III ZOMBI » de Wilfried Nail

Si la pratique de Wilfried Nail se partage entre différents médiums tels que la sculpture, les installations vidéos, le dessin, la photographie ou la performance, ses œuvres ont pour habitude de questionner les notions de territoire et d’histoire, tout comme celles d’empreinte et de trace, de matière et de mémoriel. (…)

Si la pratique de Wilfried Nail se partage entre différents médiums tels que la sculpture, les installations vidéos, le dessin, la photographie ou la performance, ses œuvres ont pour habitude de
questionner les notions de territoire et d’histoire, tout comme celles d’empreinte et de trace, de matière et de mémoriel.
Lieux de transferts ou de déplacements entre des objets et un répertoire plastique, environnements géologiques, sites culturels et autres contextes socio-historiques, les pièces de Wilfried Nail amalgament souvent le paysager, les rites et l’idée de vestiges, les images de no man’s land urbains et de zones abandonnées et désertiques, le rebut et l’élément minéral. A la croisée entre art pauvre, formes brutes et minimales, réminiscences fossiles ou sédiments, noir et blanc de la pellicule ou du graphite, les productions de l’artiste mixent cendres et plâtre, béton et bois carbonisés, et participent d’une vaste mise en réseau aux dimensions organiques et impressionnistes.
A la manière de présences ou de fantômes, fruit de collectes ou de captations, de voyages et pérégrinations, le travail de l’artiste nantais tient tout autant d’une écriture du sensible et de l’atmosphérique comme d’une fabrique généralisée.

Après Soleil noir et Rituel et plaisir, présentés successivement à Madrid et Nantes, l’exposition de Wilfried Nail pour Bonus s’inscrit dans la continuité de son projet initié à la Casa Velasquez en 2018 mixant lecture et installations, intitulé Rester dans le trouble. Emprunté au titre du fameux écrit de Donna Haraway, Staying with trouble,1 ce cycle se développe à la façon du working in progress, prend sa source et s’orchestre à partir d’une fiction écrite par l’artiste qui réactualise le mythe de Don Quichotte, sur fond d’un monde dystopique. Re visitation et réappropriation du mythe de l’anti-héros, après Cervantès et Kathy Acker, double et figure de l’artiste plasticien et de ses conditions, le texte de Wilfried Nail propose un regard sur le monde contemporain à la façon de la fable déviante et déraillante.
Allégorie de la société économique du début du XXIème siècle, de son ère impériale et globalisée, et de ses féodalités, les aventures de ce nouveau picaresque constituent autant de variation sur les genres, satire et parodie punk, mêlant l’épique et l’onirisme, au travers de personnages chimériques. Comme écho au texte de la philosophe américaine, et à sa poétique et politique du vivant, Wilfried Nail prend le parti pris d’un récit composite et fragmenté, aux textures et temporalités hétérogènes, qui encapsule display de monstration et performance. Clin d’oeil, illustration et problématisation de la ramification d’histoires et de temps pluriels, d’une conscience hybride et tramée des éléments et de l’humain, de la biologie et de l’anthropocène, l’artiste s’inspire de ces références tel un fil rouge.

A Bonus, à la façon d’une troisième séquence, Chapitre 3 Zombi convie le visiteur dans un espace interlope et frontière, où les mondes invisibles, l’énigme et les signes prennent des naturalités et des états selon différents lieux du globe et du temps. Ecosystème aux sources et symboliques cosmopolites, l’exposition compile différentes matérialités, entre volumes, clichés et formes dessinées, et présenterait l’univers de la chamane Aïa, personnage directement issu du Don Quichotte de l’artiste.
Endroit de passage entre les vivants et les morts, de transformation ou de métamorphose à l’image du four chamanique présenté, Chapitre 3 Zombi s’envisage entre réel et mythologie, focale documentaire et artefact, le cabinet de curiosité et la muséographie.
Entre des sculptures totémiques, cailloux déchets d’anciennes sculptures, les captations de symboles et hiéroglyphes indiens du Nouveau-Mexique, des dessins de cendres humaines préhistoriques provenant de Tunisie appelés Ramadia et les silhouettes de tombes colorées et sans corps photographiées en Mauritanie, Wilfried Nail dresse un panorama hanté et immersif.

En regard d’une actualité théorique et des textes d’Isabelle Stengers ou de Vinciane Despret, et jouant sur la confusion des réalités et des fictions, Wilfried Nail interpelle les contextes de l’art par glissements, et interroge les rituels et une certaine pensée du corps, du sacré, des cosmogonies et du païen. A l’instar de la performance du collectif Machoire, duo formé avec Benoît Travers, et dans ce jeu entre un décor et des accessoires, la scénographie et le white cube d’une exposition, Rester dans le trouble et Chapitre 3 Zombi s’appréhendent comme les esquisse et les prémices d’un possible et futur opéra en devenir.

 

1« Ainsi staying with the trouble est pour moi une formule qui affirme cette évidence : nous héritons de tellement d’histoires que nous avons à apprendre à vivre avec, nous sommes façonnés par elles. » *

* Habiter le trouble avec Donna Haraway, éditions Dehors, 2019, (Le rire de Méduse. Entretien avec Donna Haraway, par Florence Caeymaex, Vinciane Despret et Julien Pieron)

 

Frédéric Emprou

Exposition

01.06.22 — 25.06.22 de 15:00 à 19:00 et sur rendez-vous

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

Le soleil se couche au nord-ouest, une exposition de Caroline Bron

« Quand le jour est sur le point de disparaître et que la nuit arrive, de quoi peut-on être sûr? Se glissant dans cette interstice, l’exposition ouvre un entre-deux. Entre rêve et réalité, entre histoires entendues et collages imaginés, une nouvelle narration prend forme. Nous sommes dans le domaine de (…)

« Quand le jour est sur le point de disparaître et que la nuit arrive, de quoi peut-on être sûr? Se glissant dans cette interstice, l’exposition ouvre un entre-deux. Entre rêve et réalité, entre histoires entendues et collages imaginés, une nouvelle narration prend forme. Nous sommes dans le domaine de la fiction, comme en témoigne la chaise de scénariste de la pièce Le Mot tire double. Un univers où les histoires ne demandent qu’à prendre la forme que nous voudrons leur donner. Le pistolet dissimulé parmi les pelotes est-il chargé? Parviendra-t-on à retrouver les idées des philosophes grecques censurées? Des jarres entrouvertes, on ne sait pas si les mots s’échappent ou s’ils vont bientôt se rétracter comme le génie de la lampe. Le corps lui-même est poétique, matériellement absent mais partout suggéré. »

PASCALINE VALLÉE Les mots existent, 2022 (extrait)

Exposition

13.05.22 — 21.05.22 de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

Préquelles – Exposition des lauréates du 20ème Prix de la Ville de Nantes

Depuis leur ouverture en 2018, les ateliers d’artistes de la Ville de Nantes gérés par le Collectif Bonus accueillent les lauréat·e·s du Prix des arts visuels. Pour fêter l’anniversaire de ce dispositif, Bonus propose aux lauréates 2021 de se présenter au public à travers une exposition. Cette proposition est aussi (…)

Depuis leur ouverture en 2018, les ateliers d’artistes de la Ville de Nantes gérés par le Collectif Bonus accueillent les lauréat·e·s du Prix des arts visuels. Pour fêter l’anniversaire de ce dispositif, Bonus propose aux lauréates 2021 de se présenter au public à travers une exposition. Cette proposition est aussi l’occasion d’interroger la place des rencontres, des échanges et de la coopération au sein d’une carrière artistique.

L’exposition se tiendra du 13 au 21 mai, et sera ouverte du mercredi au samedi, de 15h à 19h.

Vernissage le 12 mai à 18h30.

Le 12 mai, le Pôle Arts Visuels des Pays de la Loire, en partenariat avec la Ville de Nantes et le lieu unique propose une journée professionnelle afin d’amorcer une réflexion de fond sur le rôle que jouent les prix dans un parcours artistique.

Dans le cadre de cette journée, une rencontre est organisée avec les artistes lauréat.e.s du 19ème et du 20ème Prix de la Ville. Ronan Lecrosnier, Lucas Seguy, Céleste Richard Zimmermann, Laura Orlhiac, Léa Viretto, Marjorie Le Berre, Laura Bottereau & Marine Fiquet présenteront leurs pratiques dans leurs espaces de travail respectifs.

Programme de l’après-midi

→ 14h30 – 15h30 – Rencontre
Céleste Richard Zimmerman, Lucas Seguy, Ronan Lecrosnier  – Site de Félix Thomas
→ 15h30 – 16h15 – Transition/déplacement
De Bonus – Site de Félix Thomas vers l’atelier de Laura Orlhiac
→ 16h15 – 16h45 – Rencontre
Laura Orlhiac
→ 17h -18h30 – Rencontre
Laura Bottereau et Marine Fiquet, Marjorie Le Berre, Léa Viretto – Site de l’îlot des îles
→ 18h30 – Vernissage
Exposition « Lauréates 2021 du 20ème pris des arts visuels de la ville de Nantes » à Bonus – Site de l’îlot des îles

Pour vous inscrire à ces rencontres, rendez-vous sur le site du Pôle Arts Visuels des Pays de la Loire 

 

Non classé

19.03.22 — 20.03.22

le lieu unique Nantes

organisé par Mykola Mudryk encadré par le Collectif Bonus

Vente d’oeuvres en soutien à l’Ukraine

Un grand MERCI à toutes et tous pour votre participation à la vente d’œuvres en soutien à l’Ukraine ! Merci aux 126 artistes pour leurs dons, sans elle.eux, rien n’aurait été possible. Merci à toutes les personnes qui ont diffusé cet événement et qui ont permis de vous voir affluer (…)

Un grand MERCI à toutes et tous pour votre participation à la vente d’œuvres en soutien à l’Ukraine !

Merci aux 126 artistes pour leurs dons, sans elle.eux, rien n’aurait été possible.

Merci à toutes les personnes qui ont diffusé cet événement et qui ont permis de vous voir affluer nombreux et nombreuses.

Merci à toustes les bénévoles qui ont donné de leur temps.

Merci à tous les visiteurs ainsi qu’aux 78 acheteu.r.se.s. 88 œuvres ont été vendues, permettant de récolter près de
13 000 euros ! L’ensemble des dons est reversé directement
à la Croix-Rouge pour répondre aux besoins humanitaires sur place.

Merci bien évidement au lieu unique pour son accueil et son soutien ce week-end.

Merci à Salomé Jishkariani pour ses photographies.

Et enfin, merci et bravo à Mykola Mudryk, initiateur et porteur de cet événement !

Il vous est toujours possible de soutenir l’Ukraine en réalisant un don sur le site de la Croix-Rouge Française.

Exposition

08.04.22 — 01.05.22 de 15:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

Exposition Ainsi, c’est ainsi, même les feuilles meurent, ici et aussi.

Le collectif Bonus vous invite à découvrir : Ainsi, c’est ainsi, même les feuilles meurent, ici et aussi. Cette exposition personnelle de Camille Tsvetoukhine vient clôturer six semaines de résidence de création au sein des ateliers de Bonus. « L’artiste poursuit ses expérimentations sur l’espace pictural, où peut coexister « en (…)

Le collectif Bonus vous invite à découvrir : Ainsi, c’est ainsi, même les feuilles meurent, ici et aussi.

Cette exposition personnelle de Camille Tsvetoukhine vient clôturer six semaines de résidence de création au sein des ateliers de Bonus.

« L’artiste poursuit ses expérimentations sur l’espace pictural, où peut coexister « en un seul lieu réel plusieurs espaces qui sont en eux-mêmes incompatible». Dans cette série d’œuvres, c’est par l’utilisation de la technique du trompe-l’œil qu’elle parvient à entrelacer des récits de nature disparate. Si les sujets de ses toiles font partie du répertoire classique de la peinture – paysage et nature morte – c’est pour mieux déjouer les présupposés que nous accolons à ces deux genres. Chacun de ses tableaux nous enjoint à aller au-delà des apparences, au-delà de la familiarité et de la simplicité des objets représentés.

Si, dans un premier temps notre œil nous rassure (on reconnaît aisément les objets présents dans l’image), le simulacre se délite rapidement face aux espaces représentés. Soudainement, les proportions de cette alcôve ouverte sur un ciel orageux nous paraissent étranges au regard des immenses fleurs qui l’encadrent. Ce paysage champêtre, dans lequel un chien se promène, devient anxiogène tant l’espace paraît se refermer autour de lui. Et que dire de ces arbres alignés dans cette forêt aux contours chancelants et impalpables ?

Chacun de ses tableaux, nous rappelle le sens originel des Natures mortes, à savoir la mise en place d’un système de correspondance entre les images et les mots, entre les objets et leurs symboliques. Ce système d’analogie évoque « Les Mots et les Images » de René Magritte, qui préférait jouer sur le sens de ses images plutôt que sur l’inconscient, pour parvenir à créer des significations nouvelles. »

Clothilde Morette

 

Rendez-vous jeudi 7 avril à 18h pour le vernissage de l’exposition.

Exposition

31.03.22 — 03.04.22 de 14:00 à 19:00, du jeudi au dimanche

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Xavi Ambroise encadré par le Collectif Bonus

Exposition BORD À BORD

L’exposition Bord à bord proposée par Xavi Ambroise, fait suite à une mission auprès d’un organisme de protection de la faune marine. Elle est l’adaptation d’une expérience, un regard sur l’exploitation de l’océan, et la volonté de l’interpréter par un biais artistique. « Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition (…)

L’exposition Bord à bord proposée par Xavi Ambroise, fait suite à une mission auprès d’un organisme de protection de la faune marine. Elle est l’adaptation d’une expérience, un regard sur l’exploitation de l’océan, et la volonté de l’interpréter par un biais artistique.

« Sur le seuil de Bord à bord, l’exposition personnelle de Xavi Ambroise à l’Atelier 8, l’oeil est d’emblée attiré par la couleur rouge d’une petite photographie. Son pendant, quoique plus grand et d’un rouge légèrement différent (plus orange), se trouve de l’autre côté de la pièce (sur l’autre bord), et précise ce que nous voyons : des taches. Traces photographiques de manipulations au cours desquelles l’artiste plonge des morceaux de gélatine teintée dans des aquariums, ces masses colorées, sans « bords », troublent l’entendement dès lors que nous les observons avec minutie et parvenons à ce constat : tout est net mais c’est flou (et conjointement, tout est flou mais c’est net). Nets et flous à la fois, ces oxymores visuels, rendus possibles par l’utilisation d’une chambre photographique dont la technicité permet de régler rigoureusement le point de netteté, ébranlent la tendance éculée des « flous artistiques » (obtenus notamment grâce à l’ajout de filtres à base de gélatine). Photographier de la gélatine c’est aussi photographier la matière même de la photographie argentique, en tant qu’elle est issue d’un procédé gélatino-argentique selon lequel une suspension d’halogénures d’argent dans de la gélatine est appliquée sur un film, permettant ainsi d’y fixer une image lors de l’exposition.

Chacune des deux photographies semble figer une temporalité de la déliquescence de la matière, un passage d’un état à un autre qui se fait au sein de l’espace d’exposition en parcourant une installation sculpturale intitulée Dérive. Quatre barres d’acier arquées, évoquant des parenthèses, conduisent le regard d’une photographie à l’autre. De même que pour ces dernières, un temps d’observation est nécessaire avant d’apercevoir les fils de nylon couverts de gouttelettes de silicone qui y sont attachés, créant de fait une limite, ténue mais infranchissable (une bordure). Dans la pratique du texte, le propre des parenthèses est d’introduire dans le corps d’une phrase un élément grammatical autonome (mot, proposition, phrase) qui en précise le sens ou introduit une digression. Alors, si ces parenthèses humides viennent préciser le sens de cet ensemble, nous pouvons y lire le motif qui a guidé l’artiste dans la création de cette exposition : une dérive.

Affecté par la dérive industrielle vis à vis du bien-être animal et notamment des poissons, Xavi Ambroise a récemment effectué une mission auprès d’une ONG vouée à la protection des écosystèmes marins (l’opération « Dolphin Bycatch » ayant pour but de révéler les menaces de la pêche industrielle sur la survie des cétacés dans le Golfe de Gascogne), une expérience qui a par la suite infusé son travail artistique et les œuvres visibles dans cette exposition. Ces parenthèses nous placent donc au cœur d’un filet de pêche (communément nommés « filets de dérives ») et chaque élément de l’installation et des photographies acquiert une symbolique funèbre. La multitude de gouttelettes figure alors une pluie glaçante, et résonne avec le nombre colossal de victimes de la surpêche (mille milliards de poissons pêchés par an (1 000 000 000 000)). Parce qu’elles ouvrent sur une parole à peine audible, parce qu’elles dessinent une limite à peine perceptible, les parenthèses de Xavi Ambroise ont aussi pour effet, comme en littérature, d’attirer l’attention (sur un problème souvent invisibilisé) et de créer un lien entre le narrateur (l’artiste) et le lecteur (nous). Au figuré, une parenthèse désigne une tranche de vie qui est considérée comme accessoire, ou extérieure au déroulement normal de l’existence, et celle-ci pointe en l’occurence cette dérive qu’est la surpêche (une parenthèse qu’il serait temps de refermer).

À la lumière de ce récit, la matière rouge infusant les photographies évoque non seulement la gélatine de poisson utilisée dans l’industrie photographique, mais aussi celle employée par les maquilleurs pour réaliser des blessures réalistes, et leurs tons, jusqu’ici chauds et tendres, se diluent maintenant comme le sang des dauphins dans l’eau de La baie de la honte, au Japon et ailleurs. Le titre Ocelle choisi pour ces images désigne les tâches arrondies, anomalies génétiques progressivement devenues moyens d’intimidation ou de défense, sur la peau, les ailes ou les plumes de divers animaux, et notamment de certains poissons (par exemple, l’ocelle noir du « poisson-papillon à larme »). L’émotion aussi colore les corps, et s’il est parfois « rouge de colère » face aux dérives écocides et anthropocentrées du monde contemporain, Xavi Ambroise le confie sans agressivité, distillant avec subtilité les indices nous permettant de faire lien entre son récit et le réel à travers ses titres et ses choix plastiques.

Ainsi dénuées d’explications catégoriques, les œuvres sont ouvertes à la polysémie et n’interdisent pas les interprétations de tous bords. Certains verront un questionnement sur les ressources en eau, sous une pluie qui ne coule pas, cernés par deux soleils arides, et d’autres, prisonniers des fanons d’une baleine, dériveront dans un océan où s’étendent des bancs de krill rouge-oranges. Tous auront, d’un Ocelle à l’autre, pratiqué une gymnastique cérébrale dans cette quête de sens, constatant peut-être que le cerveau est ce qu’il est : une matière gélatineuse capable d’opérer une infinité de connections. C’est ce que démontrent brillamment ces vers d’Emily Dickinson ayant accompagné l’artiste durant son processus de création : « Le cerveau est plus profond que la mer – Car, tenez-les, bleu contre bleu – L’un absorbera l’autre – Comme les éponges, l’eau, des seaux ». Dans sa complexité stupéfiante, dans ses calculs combinatoires infinis et dans son aptitude illimitée à imaginer des mondes réels et des mondes fictifs, le cerveau est assurément plus profond que la mer. Ce poème en est la preuve, ne serait-ce que pour comprendre la comparaison qui figure dans chaque vers, le cerveau du lecteur doit absorber la mer et la voir sur la même échelle que le cerveau lui-même. Ainsi fonctionnent les œuvres de cette exposition, au travers d’une multitude d’hypothèses et de rapports, situant le travail de Xavi Ambroise à la lisière ou au bord d’un art narratif qui parle à la fois d’histoires et de formes. »

Mathilde Garcia-Sanz

Exposition

28.03.22 — 18.06.22

Vitrine de l'ancienne pharmacie Place Mendès-France 44100 Saint-Herblain

Toux publics organisé par L'association Toux encadré par le Collectif Bonus

Exposition « Veuillez patienter… » aux Ateliers du Grand Bellevue

Du 28 mars au 18 juin, Naïma Rass, Bettina Saroyan, Pauline Rouet, Elise Drevet exposent ensemble dans la vitrine de l’ancienne pharmacie de la place Mendès-France. Le vernissage se tiendra vendredi 5 avril 2022 à partir de 17h30. La patience serait une vertu qui consiste à endurer avec constance et (…)

Du 28 mars au 18 juin, Naïma Rass, Bettina Saroyan, Pauline Rouet, Elise Drevet exposent ensemble dans la vitrine de l’ancienne pharmacie de la place Mendès-France.

Le vernissage se tiendra vendredi 5 avril 2022 à partir de 17h30.

La patience serait une vertu qui consiste à endurer avec constance et résignation les vicissitudes et les malheurs. Face au jeu de hasard, l’habileté et l’adresse du joueur n’ont en principe aucun effet sur le résultat. À l’issue de quoi en tant que patient.e tu n’es ni sauvé.e ni perdant.e ni gagnant.e. Ici la souffrance n’est pas un terrain d’endurance. La patience devient une constance, une persévérance à poursuivre un dessein malgré la lenteur des progrès, des obstacles, des peines et des dégoûts.

L’association Toux vous invite à découvrir l’exposition “Veuillez patienter …”. Pour cette première, les quatre artistes femmes trament des images au sortir de l’expectative, cette attente fondées sur des promesses et des probabilités.

Les Ateliers du Grand Bellevue se situent sur la place Mendès-France, Nantes, Saint-Herblain.

Pour ce projet, le collectif Bonus reçoit le soutien de la Ville de Nantes et de la Ville de Saint-Herblain.

 

 

Photographies d’Elise Drevet

Exposition

04.03.22 — 26.03.22 de 15:00 à 19:00 et sur RDV

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public encadré par le Collectif Bonus

LÀ, une exposition de Laurence Landois

Du 4 au 26 mars, découvrez l’exposition monographique de Laurence Landois à l’Atelier 8 : LÀ. « La Macefied House à Seattle, propriété d’une vieille dame hostile à la destruction de sa petite maison, fut un point de départ. Cette lutte est devenue le symptôme d’une résistance de l’échelle d’une maison (…)

Du 4 au 26 mars, découvrez l’exposition monographique de Laurence Landois à l’Atelier 8 : LÀ.

« La Macefied House à Seattle, propriété d’une vieille dame hostile à la destruction de sa petite maison, fut un point de départ. Cette lutte est devenue le symptôme d’une résistance de l’échelle d’une maison contre le allover des surfaces d’immeubles. Les maisons abandonnées de Detroit servent à l’artiste de référent pour exhiber le dedans/dehors de leur ruine. Avec Landscale le paysage urbain confirme la perte d’échelle humaine au profit d’une grille dans laquelle seule la présence, désormais archéologique, de tickets de bus, rappelle l’échelle de la main. »

Jean-François Demeure

Rendez-vous jeudi 3 mars à 18h30 pour le vernissage de l’exposition.

Rencontre/conférenceRésidence

10.02.22 18:30

39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus

Rencontre avec Camille Tsvetoukhine

Actuellement en résidence au sein du Collectif Bonus, Camille Tsvetoukhine présentera son projet en cours jeudi 10 février sur le site de Félix Thomas. Le tapis volant, le cimetière, le jardin, qu’y a-t-il comme point commun entre ces lieux hétéroclites ? A première vue, pas grand chose…S’appuyant sur un texte (…)

Actuellement en résidence au sein du Collectif Bonus, Camille Tsvetoukhine présentera son projet en cours jeudi 10 février sur le site de Félix Thomas.

Le tapis volant, le cimetière, le jardin, qu’y a-t-il comme point commun entre ces lieux hétéroclites ?
A première vue, pas grand chose…S’appuyant sur un texte intitulé Utopies et hétérotopies de Foucault, Camille Tsvetoukhine a durant sa résidence établi des connexions autant conceptuelles qu’artistiques pour concevoir de nouvelles peintures.

Ce jeudi sera le moment pour discuter de ses recherches et de son cheminement de pensée pendant un moment convivial.

 

ExpositionRésidence

22.01.22 — 20.02.22 du jeudi au samedi, de 14:00 à 18:30

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus

29, The Polygon, une exposition de Julie Bonnaud & Fabien Leplae

Premiers lauréats de la résidence de création du collectif Bonus, Julie Bonnaud & Fabien Leplae présentent le résultat de ce temps de travail dans une exposition intitulée 29, The Polygon. Cette exposition sera également l’occasion de présenter leur nouvelle édition « Construire un feu // Arroser les plantes » imprimée en risographie (…)

Premiers lauréats de la résidence de création du collectif Bonus, Julie Bonnaud & Fabien Leplae présentent le résultat de ce temps de travail dans une exposition intitulée 29, The Polygon. Cette exposition sera également l’occasion de présenter leur nouvelle édition « Construire un feu // Arroser les plantes » imprimée en risographie avec pôle print de Bonus.

La relation nature-culture a toujours fait l’objet de nombreuses discussions pour dépasser la longue opposition qui a prévalu dans la philosophie occidentale.  C’est précisément à cet endroit que travaille le duo JBFL, revendiquant à chaque nouveau projet un travail de terrain et d’expérimentation. Le monde végétal, élément prépondérant de leur environnement quotidien, revient sans cesse dans les dessins et tient un rôle de protagoniste dans leur iconographie. Il s’hybride avec des éléments technologiques, le drawbot, que les artistes utilisent en tant qu’outil de travail, hybridé au dessin manuel, depuis 2013.

Ce continuum entre végétal, humain et technologie est synthétisé par le mobilier de dessin, conçu en collaboration avec un designer comme lieu de cohabitation entre les différentes pratiques. Dans leur atelier-observatoire, ils hybrident et explorent ce qui est entre-deux, les conversations, les glissements, les contaminations de pensées et de gestes. Mélangeant les matières et les manières, leurs œuvres ne sont pas figées, elles évoluent et prolifèrent. On pourrait être tentés d’identifier dans le lien entre la main de l’artiste et la machine à dessiner, une filiation avec la thématique de l’homme-machine.  Au contraire, il s’agit d’une approche du vivant que l’on pourrait définir de holistique, où l’artiste se place dans ce flux, sans velléités de domination, et son activité s’apparente à une forme de collaboration avec le réel. Prenant les végétaux comme idées et matériaux, se tournant autant vers le passé, le présent et le futur, ils s’inspirent de pensées philosophiques, de mythes et récits.

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« Julie Bonnaud et Fabien Leplae forment depuis 2015 un duo dont la pratique se décline entre dessin, peinture, édition et jardinage. Nourri·e·s de fictions spéculatives et de philosophie des sciences, les deux artistes mettent au point, dans leur atelier aux airs de laboratoire, des dispositifs techniques générateurs de formes. Suscitant une collaboration permanente entre l’univers technologique, notamment grâce aux drawbots (des traceurs muraux reproduisant, sur papier, les dessins réalisés sur ordinateur), et l’intervention humaine, leurs travaux postulent l’hybridation comme un régime nécessaire de persistance du vivant. », Franck Balland

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Finissage de l’exposition le dimanche 20 février. Nous vous accueillerons à partir de 13h à l’Atelier 8 pour partager une collation.

A 15h30, en partenariat avec le FRAC Pays de la Loire pour la clôture de l’exposition Étoiles distantes, Julie Bonnaud et Fabien Leplae présenteront leur projet de résidence à Bonus, ainsi que les oeuvres exposées au sein de l’exposition 29, The Polygon.

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Bonus remercie la Ville de Rennes pour son prêt de l’oeuvre « Beyond – String Figures ».

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Découvrez également : pendant les semis l’expo continue, une exposition de Julie Bonnaud et Fabien Leplae présentée dans le cadre d’Étoiles Distantes, parcours d’expositions conçu par le Frac des Pays de la Loire avec la complicité des partenaires en région. L’exposition sera visible du 21 février au 7 avril 2022 au lycée Notre-Dame et Prepa CPES CAAP d’art de Challans (85).

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Cette résidence de création ainsi que cette exposition ont été possibles grâce au soutien de la Ville de Nantes, la Région Pays de la Loire, du Département Loire Atlantique, du Fonds de Dotation Métropolitain pour la Culture

 

 

 

 

 

ExpositionPerformanceWorkshop/atelier

18.12.21 — 15.01.22 de 14:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Wilfried Nail encadré par le Collectif Bonus

Chapitre III ZOMBI – Exposition, Workshop, performances

Du 17 décembre au 15 janvier 2022, Wilfried Nail proposera une exposition, des performances et des temps de Workshop au sein de l’Atelier 8 de Bonus. L’exposition sera ouverte du jeudi au dimanche, de 14h à 19h. La performance PYR et la présentation du four chamanique auront lieu à l’Atelier (…)

Du 17 décembre au 15 janvier 2022, Wilfried Nail proposera une exposition, des performances et des temps de Workshop au sein de l’Atelier 8 de Bonus. L’exposition sera ouverte du jeudi au dimanche, de 14h à 19h. La performance PYR et la présentation du four chamanique auront lieu à l’Atelier 8 le 8 janvier à 18h. Le samedi 15 janvier à 19h aura lieu, toujours à l’Atelier 8, la performance m.a.c.h.o.i.r.e.

« Quand l’art et la politique avancent main dans la main, il arrive que toute la force fictionnelle de l’un culbute sur l’autre, qu’ils s’empièrgent ensemble à la surface d’une réalité plate. Là où nous avons cru que l’art était un Don Quichotte dont les visions et les gestes valent mieux que les faits et leurs conséquences, d’autres pensent que le monde des représentations n’est qu’une occultation de plus, que l’art ne peut être exutoire ni la poésie prolétaire. Wilfried Nail, lui, réinstruit à sa manière le procès de la fiction. Il présente le troisième volet de son projet Rester dans le trouble présentée à Bonus jusqu’au 15 janvier 2021. » Marilou Thiebault

Pour plus d’informations : wilfriednail@gmail.com

Nous appliquons les règles sanitaires en vigueur