Résidence

12.10.20 — 23.11.20

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus

Résidence de création de Louise Porte

« Ma pratique se situe entre les arts visuels et vivants. Mes recherches d’installations, axées autour de la narration, nourrissent mes travaux chorégraphiques, et inversement. Inspirée par ce qui est de l’ordre scénique, je joue ces codes, je crée des liens, des échanges. La sculpture devient image, l’image apparaît comme une (…)

« Ma pratique se situe entre les arts visuels et vivants. Mes recherches d’installations, axées autour de la narration, nourrissent mes travaux chorégraphiques, et inversement. Inspirée par ce qui est de l’ordre scénique, je joue ces codes, je crée des liens, des échanges. La sculpture devient image, l’image apparaît comme une installation, guidée par le geste, dans le quotidien. J’écris ces nouveaux langages par le corps et la mise en scène, explorant les champs du contexte actuel, créant ainsi une nouvelle fiction. Ma pratique est principalement axée sur la recherche d’une scène, hors scène. L’évoquer pour mieux en parler.

Il y a, dans mon travail, un rapport à la temporalité, au temps suspendu, une latence activée, des actions à la fois énergiques ou lasses. Je questionne ces équilibres, qui sont comme des opposés en cohabitation, en créant des formes d’échappatoires. Je me demande alors si c’est une fuite de la réalité ou une manière d’être encore plus ancrée dans celle-ci. »

Louise Porte

Louise Porte sera de retour à Bonus à la fin du printemps 2021 pour la préparation de son exposition de fin de résidence à l’Atelier 8.

https://louiseporte.wixsite.com/louiseporte

Exposition

06.08.21 — 27.08.21 de 14:00 à 19:00, du mercredi au samedi

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Capucine Bas Lorillot encadré par le Collectif Bonus

Exposition « Entre les lignes »

« Entre les lignes » est née d’une rencontre avec les artistes contemporains Olivier Garraud, Gianpaolo Pagni et la commissaire Capucine Bas Lorillot.  La démarche plastique des deux artistes contemporains se rejoint à travers le geste traditionnel du dessin où l’iconographie du motif et l’usage de la répétition est au cœur de leur processus (…)

« Entre les lignes » est née d’une rencontre avec les artistes contemporains Olivier Garraud, Gianpaolo Pagni et la commissaire Capucine Bas Lorillot. 

La démarche plastique des deux artistes contemporains se rejoint à travers le geste traditionnel du dessin où l’iconographie du motif et l’usage de la répétition est au cœur de leur processus de création. Chacun d’entre eux s’intéresse à la sérialité, à la collection des signes.

Que ce soit par la géométrie à travers le motif, la trame, le noir et le blanc et les différentes exploitations qu’ils en font (auto- production, fanzine, wall drawing, sculptures, design motion), les deux artistes se rapprochent d’une archéologie personnelle du dessin.

L’exposition « Entre les lignes » met en regard leur travail graphique au sein de l’espace d’exposition du collectif BONUS.

Vernissage jeudi 5 août de 18h30 à 21h.

Non classé

15.07.21 — 03.09.21

Ville de Nantes, Ville de Saint-Herblain

Professionnel.le.s des arts visuels domicilié.e.s sur la métropole nantaise organisé par Le Collectif Bonus, la Ville de Nantes, la Ville de Saint-Herblain, cdc habitat encadré par le Collectif Bonus

Appel à candidatures pour la mise à disposition d’ateliers d’artistes au cœur du Grand Bellevue

Dans le cadre du projet urbain, une refonte profonde de la place Mendès-France et de ses abords est prévue à horizon 2023. Les bâtiments actuels de la place seront détruits et la place sera reconfigurée dans son ensemble, afin d’être plus ouverte sur l’ensemble du quartier, plus qualitative dans ses (…)
Dans le cadre du projet urbain, une refonte profonde de la place Mendès-France et de ses abords est prévue à horizon 2023. Les bâtiments actuels de la place seront détruits et la place sera reconfigurée dans son ensemble, afin d’être plus ouverte sur l’ensemble du quartier, plus qualitative dans ses espaces. A ce titre, les cellules commerciales sont progressivement rendues vacantes. Le présent appel à candidatures vise à proposer certains de ces espaces comme lieux de travail et de production à des professionnel.le.s des arts visuels domicilié.e.s sur la métropole nantaise.
4 anciens commerces seront mis à disposition comme lieux de travail et de production partagés pour les professionnel.le.s des arts visuels, et ce gracieusement pour toute la durée précédant la démolition des espaces, prévue au second trimestre 2023.
Date limite de candidature : le 3 septembre 2021.
Retrouvez l’appel à candidatures complet ci-dessous.

Exposition

01.07.21 — 24.07.21 de 14:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par le Collectif Bonus

Exposition Last Night, sans dj qui save la life

Ce 1er juillet 2021, nous vernissons l’exposition « Last Night, sans dj qui save la life » de Louise Porte, artiste basée entre Lyon et Paris, qui achève sa résidence de 6 semaines au sein du collectif Bonus. – Là. Ici. Ça commence. Une performance active, l’exposition chorégraphiée, guidée par (…)
Ce 1er juillet 2021, nous vernissons l’exposition « Last Night, sans dj qui save la life » de Louise Porte, artiste basée entre Lyon et Paris, qui achève sa résidence de 6 semaines au sein du collectif Bonus.

Là. Ici. Ça commence. Une performance active, l’exposition chorégraphiée, guidée par des partitions, narratives ou dansées, réelles ou fictives. Nous sommes face à une plasticité de la scène à travers le geste, l’installation, l’image, à la lisière entre les arts visuels et vivants.

Regarder le passé pour recomposer le présent. Parler du temps qu’il fait, pour ne pas penser au temps qui passe.
Le corps devient le premier instrument. Différentes temporalités rythment la mise en scène, entre contemplation et activation, à travers les états de corps qui évoquent le contexte actuel. Le jogging devenait le meilleur laissez-passer. Le monde se mettait à courir, pour un semblant de liberté. Alors que les choses devaient ralentir d’un côté, elles s’accéléraient de l’autre. Sans masque, tenues fluos, lumière clignotante sur les chevilles, fronts suintants. Ils et elles sont les personnages de la fiction.

Vernissage le 1er juillet à partir de 18h. Performance à 19h.

Exposition

29.05.21 — 30.05.21 de 14:00 à 19:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles & la Salle Blanche, Félix Thomas Nantes

Tout public organisé par Le Collectif Bonus encadré par Le WAVE, Week-end des arts visuels

Expositions MICROWAVE

Les 29 et 30 mai 2021, les artistes de Bonus participent au WAVE, Week-en arts visuels regroupant une soixantaine de structures des arts visuels situées à Nantes et dans sa métropole. MICROWAVE est le titre des expositions collectives qui auront lieu sur chacun de nos sites : à l’Atelier 8 (…)
Les 29 et 30 mai 2021, les artistes de Bonus participent au WAVE, Week-en arts visuels regroupant une soixantaine de structures des arts visuels situées à Nantes et dans sa métropole.
MICROWAVE est le titre des expositions collectives qui auront lieu sur chacun de nos sites : à l’Atelier 8 sur le site de l’Îlot des Îles, dans la salle blanche sur le site de Félix Thomas.
Avec Xabi Ambroise, Johann Bertrand Dhy, Anthony Bodin, Caroline Bron, Laurence Broydé, Pauline Gompertz, Chloé Jarry, Laurence Landois, Ronan Lecrosnier, Olive Martin & Patrick Bernier, Wilfried Nail, Anna Picco, Céleste Richard Zimmermann, Cendrine Robelin, Lila Lou Séjourné, Delphine Soustelle Truchi, Benoît Travers, Anne-Sophie Yacono, Ariane Yadan, Charlie Youle & Bevis Martin, Justin Weiler.
Site de l’Îlot des îles : 36-42 mail des Chantiers, Nantes
Site de Félix Thomas : 39 rue Félix Thomas, Nantes
Pour plus d’informations sur l’ensemble du week end, rendez-vous sur le site web du WAVE https://weekendartsvisuels.fr/leslieux/

Non classé

01.07.21

Annonce des 23 futurs artistes usagers de Bonus !

C’est une étape importante dans la vie de Bonus ! Au terme des trois années passées sur nos deux sites, la première promotion d’artistes Bonus s’apprête à nous quitter à l’été 2021 pour voguer vers de nouveaux horizons. Mais ce n’est pas encore l’heure des au revoir… . Nous avons le (…)

C’est une étape importante dans la vie de Bonus ! Au terme des trois années passées sur nos deux sites, la première promotion d’artistes Bonus s’apprête à nous quitter à l’été 2021 pour voguer vers de nouveaux horizons. Mais ce n’est pas encore l’heure des au revoir…

.

Nous avons le plaisir de vous annoncer les noms des 23 lauréat.e.s sélectionné.e.s par un jury de professionnel.le.s, qui prendront leurs quartiers à Félix Thomas et l’Îlot des Îles cet été et cet automne :

.

 

Charlotte Barry, Clélia Berthier, Caroline Bron, Laurence Broyde, Florinda Daniel, Elsa Ferry, Cassandre Fournet, Makiko Furuichi, Simon Geneste, Julien Go, Louise Guerre, Matthieu Husser, Sophie Keraudren-Hartenberger, Anaïs Lapel, Elise Legal, Mykola Mudryk, Wilfried Nail, Igor Porte, Louise Porte, Michaela Sanson-Braun, Lila Lou Séjourné, Justin Weiler, Raphaël Zamora.

.

 

Félicitations à toutes et tous !

MédiationWorkshop/atelier

01.01.21

Collège la Reinetière / Collège la Durantiere Sainte Luce sur Loire / Nantes

Scolaires organisé par Le Collectif Bonus encadré par Julie Knaebel

Ouvrir le livre

L’artiste Julie Knaebel, en ce début d’année 2021, a proposé aux collèges de la Durantiere et de la Reinetière le projet d’éducation artistique et culturelle (EAC) : « Ouvrir le livre ». À travers des ateliers, les enfants étaient amenés à porter un nouveau regard sur le livre, à apprendre à en (…)

L’artiste Julie Knaebel, en ce début d’année 2021, a proposé aux collèges de la Durantiere et de la Reinetière le projet d’éducation artistique et culturelle (EAC) : « Ouvrir le livre ».

À travers des ateliers, les enfants étaient amenés à porter un nouveau regard sur le livre, à apprendre à en réaliser par eux-même, à expérimenter différents types de reliures, à créer des histoires par l’image, et par les mots. Ils ont découvert des livres d’artistes, et à chaque séance ont fabriqué des objets-livres différents, de manière collective ou individuelle, par le collage, le dessin, l’impression en risographie : livre-puzzle, livre infini, livre uni, livre-pli…

Retour en images…

__

Pour ce projet, Bonus a reçu l’aide du Département Loire-Atlantique

Résidence

11.02.21 — 15.03.21

organisé par Les Factotum

APPEL À CANDIDATURES / Résidence d’accompagnement à la production pour les artistes plasticien.nes

Cet appel à candidatures est proposé par les Factotum, un regroupement de professionnels travaillant pour les artistes, les créateurs et les structures publiques ou privées : le Collectif Bonus, Arcam Glass, Atelier H4, Cellule B, MilleFeuilles, Philippe Piron, Stations Services. L’objectif est de mettre à la disposition des artistes plasticien.nes une plateforme d’aide à la production (…)

Cet appel à candidatures est proposé par les Factotum, un regroupement de professionnels travaillant pour les artistes, les créateurs et les structures publiques ou privées : le Collectif Bonus, Arcam GlassAtelier H4Cellule BMilleFeuillesPhilippe PironStations Services. L’objectif est de mettre à la disposition des artistes plasticien.nes une plateforme d’aide à la production en réunissant des savoir-faire de la filière artistique.

Ce projet de résidence s’adresse aux artistes plasticien.nes résident.es du Département de Loire-Atlantique, et est ouvert à toute production d’œuvre d’art nécessitant l’accompagnement de l’une ou de plusieurs structures qui composent les Factotum.

5 à 10 artistes seront selectionné.es pour y participer.

Conditions de résidence :

• Bourse de production modulable de 250 € à 1 000 € / artiste.
• Honoraires de 250 € à 500 € / artiste.
• Mise à disposition des équipes techniques : de 1 à 4 jours.

Modalités de candidature :

Candidatures (CV, portfolio, note d’intention du projet, budget du projet — 10 Mo maximum) à adresser uniquement par email à : lesfactotum@gmail.com

• Date limite de réception des candidatures : lundi 15 mars 2021 – midi.
• Dates de production en atelier : de mai à septembre 2021.

Plus d’informations dans l’appel à projet ci-dessous.

Site Web des Factotum : http://www.lesfactotum.fr/

___

 

Pour ce projet les Factotum reçoivent le soutien du Département de Loire-Atlantique et de la Ville de Nantes dans le cadre des aides déployées en appui aux acteurs culturels pour la relance de l’activité artistique.

Non classé

09.01.21 — 24.01.21 Sur rendez-vous

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Georgia Nelson

Projet ONE EACH

Le projet « ONE EACH », réalisé par Georgia Nelson avec les habitants de l’Îlot des Îles se déploie dans l’espace de l’Atelier 8 à partir du 9 janvier et jusqu’à la fin du mois. En raison du contexte sanitaire, les visites n’ont lieu que sur rendez-vous avec l’artiste. N’hésitez pas à (…)

Le projet « ONE EACH », réalisé par Georgia Nelson avec les habitants de l’Îlot des Îles se déploie dans l’espace de l’Atelier 8 à partir du 9 janvier et jusqu’à la fin du mois.

En raison du contexte sanitaire, les visites n’ont lieu que sur rendez-vous avec l’artiste. N’hésitez pas à la contacter par mail : nelson_georgia@yahoo.fr

ONE EACH

« Merci de nous avoir rejoints ici à l’Atelier 8 en ce début 2021. Nous nous retrouvons pour une émission en direct à l’occasion du vernissage de ONE EACH, une exposition inédite de Georgia Nelson, pour laquelle elle peindra non moins de 85 tableaux, ce qui correspond au nombre d’habitants de l’Îlot des Îles de Nantes. »

« Mesdames et Messieurs, j’ai été informé que Mme Nelson s’est levée tous les jours à cinq heures du matin afin de préparer ONE EACH. Cela représente un véritable engagement. Nous nous attendons à trouver des couleurs, des compositions et des formes que nous allons découvrir dans cette exposition sans précédent. »

« Nous vous espérons confortablement installés dans vos sièges car les événements auxquels vous allez assister sont sans précédent : une peinture acrylique sur toile de 23x29cm sera créée pour chaque habitant. Nous allons nous régaler. »

« Elle se déplace, troublante et légère, sur le plancher de la galerie. » « L’audience retient son souffle. »

« Elle s’est apprêtée pour nous éblouir aujourd’hui. L’audience aperçoit ses cheveux sculptés en chignon surélevé, c’est glamour…et indiscipliné. C’est évident, elle se prépare à nous impressionner aujourd’hui. »

« Mme Nelson, quelle a été votre inspiration pour ONE EACH ? »

— « J’ai toujours pratiqué le dessin et le collage. Lorsque je peins, j’ai l’impression de danser en même temps. Ça a été ma progression naturelle dans la peinture. »

« Y a-t’il un lien entre ce nouveau projet et vos performances passées, ​Grand Ecart,​ ​Dance Crazy,​ ​Beauté Sélection​, et​ ​j’en passe… ? »

— « ​Alors, pour les danseurs de Dance Crazy, je les ai vus dans Baby, Come Dancing, un show télévisé au Royaume Uni. Je les ai invités à venir au FRAC et c’est comme ça qu’on a monté la performance. Pour ONE EACH, c’est un peu comme si je rencontrais les habitants et que je leur dédiais une peinture.​ »​

« Pour ceux qui nous rejoignent dans notre émission aujourd’hui, nous sommes ici avec l’artiste nantaise Georgia Nelson, en visite à ONE EACH. Chaque habitant de l’Îlot des Îles repartira à la fin de l’exposition avec son tableau sous le bras… un vrai effort collaboratif. »

« Pourrions-nous passer un extrait de ​Mummy, You Don’t Wear Make-Up, ​le dernier film de Mme Nelson, pour rafraîchir la mémoire du public ? »

« On la voit les bras levés, ses jambes s’écartent en glissant de plus en plus, elle descend… ET la voilà qui touche le sol dans un grand écart parfait. Tout en grâce et en souplesse dans ce mouvement fluide. »

« Nous voyons maintenant l’expression de sa mère – c’est vraiment touchant. On voit qu’elle est émue, au-delà des mots, malgré le fait qu’elle ne voit et n’entend pas – Georgia Nelson fait le grand écart devant une foule de supporters. »

« C’est ça, dans ​Mummy, You Don’t Wear Make-Up​, nous voyons la mère de Georgia Nelson, qui a réussi à mener une vie remarquable malgré ses limites physiques. »

« Et la voici dans ​Beauté Sélection,​ un salon des professionnels de beauté à Nantes. Elle avance, vêtue d’une robe rouge et fluide, transparente, tout en s’affichant comme ‘LA plus belle !’…les têtes tournent, c’est incroyable. La perfection en mouvement. Et la voilà qui déclare vouloir devenir une peintre célèbre. »

« Si je peux me permettre ici, ce n’est pas la première fois que Mme Nelson se lance dans la production d’un grand nombre de peintures sur une période déterminée. Rappelez-vous de ​Painting Marathon​, elle y a créé une centaine d’œuvres de moyen-format en un très court laps de temps. »

« …Epique. »

« J’imagine qu’il va être fort difficile pour les habitants de faire leur choix définitif pour ONE EACH. Comment choisir parmi une telle multitude de créations ? Les palettes de couleurs et les images sont saisissantes. J’y vois des rangs d’endroit et d’envers, des paysages de montagne, des parties de corps, le tout en technicolor. Chacune de ces peintures est un monde en soi. »

« Notre producteur me rappelle un dernier projet dont il nous faut vous parler avant de nous quitter, il s’agit d’URGENT. URGENT était en fait une boutique éphémère installée en centre-ville de Nantes où l’artiste vendait de tout, des champignons de Paris aux bouquets de journaux. Elle a été sur place tous les jours pendant 28 jours. »

« Avec ONE EACH, les habitants de l’Îlot des Îles auront l’artiste Georgia Nelson avec eux 365 jours par an. »

Texte de Cynthia Gonzalez-Bréart

Résidence

01.01.21

Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Annonce des Lauréats 2021 de la résidence de création Bonus

Suite à notre appel à candidature pour les résidences de création de Bonus, le jury s’est réuni en novembre dernier et a sélectionné parmi les nombreux dossiers nos deux lauréats pour l’année 2021. C’est François Dufeil et Camille Tsvetoukhine qui ont été sélectionnés pour venir nous rejoindre à Bonus le (…)

Suite à notre appel à candidature pour les résidences de création de Bonus, le jury s’est réuni en novembre dernier et a sélectionné parmi les nombreux dossiers nos deux lauréats pour l’année 2021.

C’est François Dufeil et Camille Tsvetoukhine qui ont été sélectionnés pour venir nous rejoindre à Bonus le temps d’une résidence et d’une exposition. Félicitations à eux !

« Ancien aspirant Compagnon du Devoir, membre du collectif Wonder, François Dufeil a placé le savoir-faire artisanal et son partage au cœur de sa démarche. Par le détournement d’objets industriels et le déplacement de gestes ouvriers (plomberie, soudure, couture…), il produit des pièces qui échappent à la logique productiviste au profit de modes d’activation alternatifs, propres aux situations d’urgence ou à une économie autogérée. Une Boudineuse qui devient ustensile de cuisine ou une bouteille de gaz qui sert de Fonderie somnolente dé-fonctionnalisent ces objets premiers pour les assigner à de nouveaux usages, le plus souvent collectifs : cuisiner, faire de la musique, recycler des déchets ou frapper une monnaie. La bonbonne, qui articule l’inoffensivité d’un objet domestique à la dangerosité de la bombe artisanale, est exemplaire d’une démarche qui investit des formes agressives pour les destiner à des utilisations pratiques plus généreuses. Conçue comme un « système d’émancipation », autonome et low tech, chaque œuvre tient ainsi davantage de l’outil, activable par le seul corps, que de la machine aliénante. »

Florian Gaité, Extrait du catalogue de la 13 ème Biennale de la jeune création, La Graineterie – centre d’art contemporain de Houilles.

 

Camille Tsvetoukhine est diplômée de la HEAD Genève (2013) et de l’ESBA, Angers, (2010). À travers la rencontre d’éléments préexistants elle crée des fictions en faisant un pont entre histoire individuelle et collective. L’écriture apparaît dans son travail comme axe principal, ce qui l’amène ensuite à interroger le potentiel narratif pour créer diverses formes plastiques. Elle aborde ainsi des questions politiques actuelles, afférents souvent à des enjeux écologiques et féministes.

Elle a récemment exposé à la galerie Edouard Escougnou (Paris), au Parc St Léger (Hors les murs, Nevers), au Bains Douches (Alençon), à la Zoo Galerie (Nantes) etc. Depuis 2018, elle gère la programmation de l’artist run space Idealfrühstück (Paris 13ème).

Pour en savoir plus sur leurs pratiques :

c’est par ici : http://francoisdufeil.fr/

et par là : http://www.draw-it.fr/

Exposition

15.12.20 — 23.12.20 de 14:00 à 20:00

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Le Collectif Bonus

Expo en vitrine / expo vente « Boxon salin poésie tondue »

Pour découvrir le teaser de l’exposition Boxon Salin Poésie Tondue : Par Matthieu Hague Vous trépignez de retrouver un contact à l’art au-delà du monde numérique ? Cela vous manque d’activer vos rétines pour apprécier formes et couleurs, espaces en profondeurs ? Vous êtes pressé.es d’agiter vos antennes de la (…)

Pour découvrir le teaser de l’exposition Boxon Salin Poésie Tondue :

Par Matthieu Hague

Vous trépignez de retrouver un contact à l’art au-delà du monde numérique ? Cela vous manque d’activer vos rétines pour apprécier formes et couleurs, espaces en profondeurs ? Vous êtes pressé.es d’agiter vos antennes de la curiosité au sein d’une ville libérée ?

Les artistes de Bonus vous ont concocté l’exposition/vente « Boxon salin poésie tondue » au sein de l’Atelier 8.

Ce projet est né du souhait profond des artistes de renouer avec les publics, avec la vie hors de l’atelier. Comme vous le savez les confinements successifs coupent les artistes des circuits de diffusion. Les expositions s’annulent ou se désincarnent, la vie des œuvres reste en suspens, ne pouvant se réaliser à travers vos regards, impressions émotions. Et la précarité omniprésente dans le milieu des arts visuels se renforce.

Les dernières annonces du gouvernement nous empêchent de vous ouvrir grand la porte de notre espace d’exposition. Les artistes s’adaptent et vous proposent une exposition vitrine /vente du 15 au 23 décembre. Chaque jour de 14h à 20h, levée de rideau sur une sélection d’œuvres réalisées par 22 artistes :

Xabi Ambroise // Anthony Bodin // Caroline Bron // Laurence Broydé // Pauline Dufour // Makiko Furuichi // Olivier Garraud // Pauline Gompertz // Chloé Jarry // Julie Knaebel // Laurence Landois // Julie Maquet // Bevis Martin & Charlie Youle // Cendrine Robelin // Michaela Sanson-Braun // Lila Lou Séjourné // Delphine Soustelle Truchi // Benoît Travers // Grégory Valton // Anne-Sophie Yacono // Ariane Yadan

Toutes les œuvres présentées sont à vendre. Si vous êtes intéressé.e par une pièce, les contacts des artistes sont à votre disposition à l’Atelier 8. Deux sessions de vente d’impressions RISO réalisées par les artistes en éditions limitées seront organisées pendant le temps de l’exposition : les 19 et 23 décembre de 17 à 19h. Découvrez ces oeuvres imprimées sur les réseaux sociaux de Bonus et venez faire votre sélection à l’Atelier 8 ! La totalité du montant des ventes sera reversée aux artistes participant.es.

Ci-dessous le communiqué des réseaux nationaux et territoriaux des arts visuels pour la réouverture des lieux de création et d’exposition :
poleartsvisuels-pdl.fr/actions/communique

Au plaisir de vous croiser aux abords de l’Atelier 8 !

Graphisme de l’affiche par Laurence Broydé

Exposition

08.10.20 — 25.10.20 de 15:00 à 19:00, du jeudi au dimanche

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Mykola Mudryk encadré par le Collectif Bonus

Side A Side B

« Intitulée SideA/SideB, l’exposition de Mykola Mudryk explore une mise en relation entre le châssis de la peinture et les différentes dimensions que peut prendre la musique, en terme d’univers comme de moment de méditation. Amateur de musique, au travers d’un spectre allant du jazz sixties au jazz fusion ou expérimental (…)

« Intitulée SideA/SideB, l’exposition de Mykola Mudryk explore une mise en relation entre le châssis de la peinture et les différentes dimensions que peut prendre la musique, en terme d’univers comme de moment de méditation.

Amateur de musique, au travers d’un spectre allant du jazz sixties au jazz fusion ou expérimental des années70, ainsi qu’au funk disco, l’artiste cultive le fétichisme de l’objet vinyle comme la notion de matérialité de l’élément sonore, qui peut devenir un motif à part entière que l’on retrouve ici et là, dans certaines de ses peintures. Façon de mettre en confrontation et concurrence deux pratiques présentes mais aussi distinctes dans le quotidien de l’artiste, SideA/SideB a pour enjeu de négocier cette connexion et coexistence, tant conceptuelle que sensitive, tout aussi spatiale que sensuelle.

Conjuguant spontanéité et spiritualité, si l’analogie entre les deux médiums s’active chez Mykola Mudryk, telles des pistes parallèles, c’est notamment par le fait que tous les deux s’opèrent par des superpositions de couches et de touches, et peuvent coïncider avec l’apparition possible d’une image ou d’une rêverie.

Grâce au traitement des couleurs et des incarnations, les peintures de l’artiste sont souvent l’endroit d’un jeu et d’une tension vers l’abstrait. A la fois corpus d’icônes fractales et journal lacunaire, les productions de l’artiste procèdent par focalisations, détails et une esthétique stylisée du fragment et des corps dénudés. Suggestives et charnelles, par la gamme chromatique déployée, les pièces de Mykola Mudryk balancent entre motifs abstraits et géométriques, sexualité et désir, prisme fantasmatique et érotisme ambigu.

Conçue comme le point de départ d’une recherche qui débute, SideA/SideB correspond à ce désir, pour l’artiste, de mixer l’installation sonore et le display pictural, les imageries et l’idée d’ambiance. Entre l’espace d’écoute et la synesthésie visuelle, l’intérieur des toiles se répercute sur fond de boucle et de nappe musicale diffusée par l’enceinte: les deux facettes d’une pratique autours desquelles Mykola Mudryk fait tourner et déambuler le spectateur. »

Frédéric Emprou, octobre 2020

Exposition

23.04.21 — 16.05.21 Ouverture des rideaux de 14:00 à 18:00, du lundi au dimanche

Atelier 8, l'Îlot des Îles 36 Mail des Chantiers (en face de la grue jaune) 44200 Nantes

organisé par Anne Sophie Yacono et Cornelia Eichhorn encadré par le Collectif Bonus

Stalagmitus Digitus Stalactica Purusa

« Derrière « Doigts Stalagmite, Pénis stalactite » se cache la rencontre de Cornelia Eichhorn et d’Anne-Sophie Yacono. Dans ce jeu, entrechoquant formules latines et soudaines apparitions effrontées de membres triviaux, on y lit, au-delà d’une certaine bouffonnerie Rabelaisienne, une volonté de rebattre les cartes. Ces artistes, traversées par le constat (…)

« Derrière « Doigts Stalagmite, Pénis stalactite » se cache la rencontre de Cornelia Eichhorn et d’Anne-Sophie Yacono. Dans ce jeu, entrechoquant formules latines et soudaines apparitions effrontées de membres triviaux, on y lit, au-delà d’une certaine bouffonnerie Rabelaisienne, une volonté de rebattre les cartes. Ces artistes, traversées par le constat de l’absurde répétition de systèmes de dominations, de classes et de genres, dévoilent leurs rouages en désignant le corps comme lieu de révélation et de résistance.[…] »

Lucie Camous

 

Exposition visible de la vitrine de l’Atelier 8 et sur rendez-vous. Des visites pour les professionnels et artistes sont possibles en contactant Anne-Sophie Yacono au 06 77 09 86 01 ou en lui écrivant à : annesophieyacono@yahoo.fr

PerformanceRencontre/conférence

03.09.20 — 09.09.20

L'Îlot des Îles 36-42 Mail des Chantiers (dans la cour intérieure) 44200 Nantes

organisé par Patrick Bernier et Olive Martin encadré par le Collectif Bonus

Le Déparleur, au motif du dédale des îles

Depuis 2011, nous n’avons cessé de poursuivre notre apprentissage du tissage, auprès de tisserand.e.s sénégalais, françaises et chinois et de faire évoluer notre technique et la configuration du Déparleur. Aujourd’hui, la technique  andjaque que nous avons apprise auprès d’Ousmane Kà, à Dakar, nécessite qu’on soit au moins deux sur le même ouvrage, (…)

Depuis 2011, nous n’avons cessé de poursuivre notre apprentissage du tissage, auprès de tisserand.e.s sénégalais, françaises et chinois et de faire évoluer notre technique et la configuration du Déparleur. Aujourd’hui, la technique  andjaque que nous avons apprise auprès d’Ousmane Kà, à Dakar, nécessite qu’on soit au moins deux sur le même ouvrage, l’un activant les lisses d’armure et passant la navette, l’autre levant les lacs permettant l’inscription d’un motif programmé dans le tissu. Ce métier à la tire, ancêtre des métiers Jacquart, nous incite à réfléchir à une évolution alternative du métier à tisser, outil emblématique de la révolution industrielle, qui ne privilégierait pas la réduction des coûts de production, mais l’intensification des relations humaines.

Le tissage est l’une des techniques les plus anciennes et les plus répandues de l’humanité. Dans nombre de cultures, cette activité est liée à des mythes de création de la communauté ; dans beaucoup, elle est un moment de convivialité. Elle est toujours un acte social. Nous cherchons donc à augmenter les intervenants autour du métier, démultipliant les tâches pour faire apparaître dans le tissu même l’histoire de sa co-élaboration. Nous avons trouvé dans cette installation ponctuelle de notre atelier dans l’espace public, une forme adéquate d’agentivité de notre travail artistique. Elle concentre en une unité de temps et de lieu, ce que dans d’autres  contextes on nommerait séparément la production, la performance, l’exposition et la médiation de l’oeuvre. Ces différentes tâches non seulement s’épaulent dans leur simultanéité mais s’y affranchissent de limites inhérentes. En un équilibre délicat, lié à au caractère à la fois étrange et familier de l’installation, à son inscription dans le rythme quotidien d’un quartier, à la discrétion, l’opiniâtreté et l’universalité de l’activité de tisser, nous cherchons à échapper à l’identification univoque, qu’elle soit d’une oeuvre d’art dans l’espace public, d’une animation de rue, d’un métier ambulant, d’un atelier pédagogique…

Exposition

01.09.20 — 26.09.20 de 14:00 à 19:00, du mardi au samedi

Atelier 8 36 Mail des Chantiers 44200 Nantes

organisé par Michaela Sanson-Braun encadré par le Collectif Bonus

55 jours de confinement

Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la pratique de Michaela Sanson-Braun, procède de l’attitude réflexive à la fois sur le médium, son cadre et ses possibilités. Si la peinture chez l’artiste peut être souvent le lieu d’ « une situation de peinture », ou d’un « défi pictural », (…)

Qu’il s’agisse de sculpture ou de peinture, la pratique de Michaela Sanson-Braun, procède de l’attitude réflexive à la fois sur le médium, son cadre et ses possibilités. Si la peinture chez l’artiste peut être souvent le lieu d’ « une situation de peinture », ou d’un « défi pictural », tel qu’elle le décrit, il est à entendre ici, presque dans un sens iconoclaste et volontiers ironique, qui tiendrait du pari selon le contexte. A partir d’emprunts à l’univers de la société de consommation et une imagerie standardisée contemporaine, la façon dont Michaela Sanson-Braun manipule les effigies domestiques, participe de détournements qui mettent en suspens ou en crise les valeurs d’usage du regard. Entre analyse socio-critique, interrogation sur les rapports utilitaires et la fonctionnalité d’objets du quotidien ou d’un sujet déterminé, les productions de l’artiste allemande conjuguent expérimentations visuelles et ornementales, jeux de renversements et humour à froid.

Manière de raconter et documenter cet événement hors norme à la fois intime et quasi planétaire que fut le confinement, l’exposition 55 jours de confinement présente une sélection des cinquante-cinq peintures numérotées et réalisées par Michaela Sanson-Braun pendant le printemps dernier. Témoignages de cette expérience d’isolement à domicile vécu par l’artiste, ces différentes vues quotidiennes de sa fenêtre de son salon proposent une déclinaison picturale du motif de la cabane relevant à la fois du dispositif et du protocole. Prétexte à la variation sur le même thème et l’exercice répétitif poussé jusqu’à l’épuisement et l’absurde, l’exposition 55 jours de confinement offre la mise en abyme entre une projection et ses représentations, les notions de fragment et de lieu figuré, de parallèles entre habitat précaire et état mental. Parce qu’elles sont confectionnées à partir de rebus de bois de différentes tailles et factures, supports de fortune hétérogènes, l’ensemble des peintures de Michaela Sanson-Braun dessine aux murs une toile composite grâce à la mise en écho des pièces entre et leur circulation gigogne. Tel qu’il s’agirait d’un storage amovible et fictif, déplacé dans un white cube, l’assemblage des textures et des épaisseurs entretient le trouble entre l’idée d’installation et d’éléments modulaires, d’art brut ou d’art naïf, de mobilier et de surfaces peintes. Comme elle questionne une certaine matérialité de la peinture, des dimensions de l’espace d’exposition et des conditions de son accrochage, Michaela Sanson-Braun, de même qu’elle investit le répertoire des codes et styles picturaux de façon railleuse, suggère l’infinité des combinaisons et des agencements possibles à travers cette sérialité.

55 jours de confinement tient à la fois du geste plastique, de la donnée performative, du dérisoire et d’une logique de la prouesse menée avec mauvais esprit.

Frédéric Emprou

Médiation

25.02.20 — 25.02.21

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et le centre de loisirs ACCOORD encadré par Caroline Molusson

Carrément invisible

Ce projet a pour origine certaines de mes oeuvres qui interrogent la notion d’invisibilité. Il s’agit de On n’y voit rien : lettres découpées dans du plexiglas fixées au mur et dont on ne voit que l’ombre. Ainsi que de l’oeuvre Cela reste à voir : une sculpture qui se (…)

Ce projet a pour origine certaines de mes oeuvres qui interrogent la notion d’invisibilité. Il s’agit de On n’y voit rien : lettres découpées dans du plexiglas fixées au mur et dont on ne voit que l’ombre. Ainsi que de l’oeuvre Cela reste à voir : une sculpture qui se met en mouvement de façon si brève que le spectateur n’est pas certain de l’avoir vue bouger. La peinture MIse en attente est une ligne d’aquarelle ayant coulé sur le mur, elle est très ténue et résiste aussi au premier regard. Ces oeuvres questionnent notre regard et aussi notre attente sur l’art.

Je souhaite attirer l’attention des enfants sur notre capacité à observer. En prenant pour point de départ les oeuvres pré-citées et le monochrome de Malévitch Carré blanc sur fond blanc, de 1918, je propose aux enfants de réaliser des oeuvres blanc sur blanc.

Les trois heures d’atelier se déroulent comme suit :

La première partie de la séance consiste à les faire réfléchir sur les matériaux et techniques à utiliser pour réaliser un carré blanc sur fond blanc. Cette étape doit permettre aux enfants d’aller chercher dans leur environnement quotidien des outils de création : farine, fil blanc, colle blanche ou transparente, scotch, craie, etc, tout ce qui est blanc ou transparent peut-être utilisé. Certains dessins peuvent être photographiés puis imprimés, car éphémères s’ils sont réalisés avec des glaçons, des oeufs montés en neige, de la mousse de savon, etc.

Le but est de leur montrer que le champ d’expérimentation est illimité et de les accompagner dans le choix de leur matériau, de les inciter à essayer leurs idées même les plus inattendues, c’est l’expérimentation et une grande ouverture à l’imaginaire qui est favorisée.

La dernière phase de l’atelier sera un temps de bilan et d’observation des oeuvres réalisées, elle permet de voir que malgré la tentative d’invisibilité on distingue beaucoup de détails, que des jeux subtils sur les nuances de gris se sont faits. On parvient ainsi à apprécier le vide, l’infime et à affiner son regard.

Les dessins et photographies seront accrochés avec les enfants en les incitant à faire des essais avant de prendre une décision afin de rythmer leur accrochage. Cet accrochage aura lieu après les trois heures d’ateliers et suite au temps de rangement et de nettoyage de la salle de travail.

http://www.carolinemolusson.com/

Médiation

25.02.20 — 25.02.21

Site Félix Thomas 39 rue Félix Thomas 44000 Nantes

organisé par Collectif Bonus et Centre de loisirs ACCOORD encadré par Blandine Brière

Atelier avec Blandine Brière

Enjeux Être à l’écoute, observer, je propose un atelier autour de la matière sonore.
Le son pour un temps livre sa matière, chaleureuse ou sèche, brute ou travaillée, enveloppante ou éloignée… Laisser résonner son langage, récupérer des matières de notre environnement direct et les provoquer, projetant leurs identités. Ce projet propose (…)

Enjeux

Être à l’écoute, observer, je propose un atelier autour de la matière sonore.
Le son pour un temps livre sa matière, chaleureuse ou sèche, brute ou travaillée, enveloppante ou éloignée…
Laisser résonner son langage, récupérer des matières de notre environnement direct et les provoquer, projetant leurs identités.
Ce projet propose de jouer avec la perception, de développer un imaginaire personnel, un langage propre, exprimer une émotion, émettre un point de vue. L’atelier s’adaptera selon l’âge des enfants.

Premier temps : rencontre

Matin : 1h30

Un premier temps de rencontre me permettra d’introduire l’univers sonore qui nous entoure au quotidien de façon ludique, pour ensuite présenter ma démarche artistique de l’appropriation de la matière sonore.
Qu’est ce qu’un son ?
Une sorte de laboratoire me permettra de leur expliquer le phénomène sonore par l’ondulation, nous pourrons par exemple voir l’impact d’un caillou sur l ‘eau.
Nous aborderons également les fréquences, la hauteur du son, pour distinguer l’aigu des médiums et des graves, cela peut se faire en jouant sous forme de blind test avec des fréquences pures et comprendre les notes de musique associée à une fréquence.

Ce temps d’échange me permettra d’aborder mon travail plastique, ainsi que celui d’autres artistes ayant une démarche voisine. Cette présentation se fera sous forme de questions, il s’agit d’enrichir le vocabulaire des enfants, pour traduire les émotions, à l’écoute de différentes pièces sonores sans connaître les installations auxquelles elles réfèrent.
J’aimerais que le travail d’écoute puisse stimuler l’imaginaire et les guider pour développer un champ lexical de l’intention. Puis nous pourrons réécouter les créations sonores en regardant les images des installations auquelles elles réfèrent.
Cette session d’écoute abordera également comment le son représente un personnage, un lieu, une époque.
Nous pourrons aussi analyser comment il souligne un mouvement ; courir, galoper, tournoyer, planer, caresser …

Deuxième temps : Pratique
Comment représente t-on un son ?

Après-midi : 1h30

Après cette première partie d’intervention qui brosse un portrait du son plusieurs ateliers de pratique pourront être menés, en résonance avec ces notions fraîchement acquises.
L’idée est simple, chaque enfant est invité à choisir une image de « son » paysage, puis de réaliser sa partition: un atelier dessin qui permettra de comprendre les sons de façon imagée.

Collecte d’image, présentation de son image.

Travailler en équipe, c’est un axe prioritaire de ces ateliers, mettre en commun les recherches de chacun pour une mise en valeur globale et individuelle de chacune des partitions.
Apprendre à réaliser un projet dans une démarche collective, en prenant en compte les potentialités du groupe et les objectifs fixés avec l’enjeu de l’exposition.

Nous prendrons le temps de découvrir le travail d’artistes qui jouent avec la représentation du son en image. Pour exemple, cela pourra donner lieu à la découverte de l’exposition de Bernie Krause à la fondation Cartier Le grand orchestre des animaux, ayant de nombreux documents collectés sur ce travail, je pourrais partager avec les enfants sa démarche de bio acousticien et son mode de représentation.

J’envisage également de montrer comment sur une partition dessiner des sons qui ne sont pas des notes. En m’appuyant sur la partition dessinée réalisée pour la chorale de l’installation sonore Dessous, nous pourrons créer la partition pour un paysage sonore.

Ces actions visent à permettre aux enfants de s’approprier des outils, des techniques et méthodes de travail qui viennent enrichir leurs capacités d’expression et leur sensibilité artistique, dans un contexte expérimental.

Chacun est libre de proposer sa vision de son environnement direct, d’interpréter le mot paysage.
Les « musiciens » racontent une histoire, toujours en rapport avec le paysage de départ, en notant les bruitages, leur ordre d’apparition, l’intensité sonore…
Les enfant garderont en trace de cet atelier cet objet « paysage sonore », son image.

http://blandinebriere.blogspot.com/